
« Préhistoire et racisme » avec Nathalie Rouquerol
La notion moderne de race apparaît au XVIIIème siècle, moment où l’objectif est d’ordonner les connaissances sur le monde vivant. Plantes, animaux, humains sont distingués et répertoriés.
Cette approche entraîne l’émergence d’un concept dont les conséquences seront dramatiques : l’existence d’espèces inférieures et supérieures, celle de l’Homme étant évidemment supérieure à toutes.
Mais ces classements visent aussi à hiérarchiser peuples et cultures. Le XIXème savant s’y emploie activement, préparant ainsi les drames du XXème siècle.
Au XXe siècle, la notion de « races » humaines a notamment servi à justifier la perpétration de la Shoah par les nazis, l'apartheid en Afrique du Sud et la ségrégation aux États-Unis.
Or, nous savons aujourd’hui que cette notion n’est pertinente que pour des espèces animales domestiquées mais ne peut s’appliquer aux humains, sauf par idéologie et non par démonstration scientifique. Et pourtant, les comportements racistes persistent, les préjugés résistent.
Il est donc nécessaire d’explorer pourquoi et comment ont pu se mettre en place de tels phénomènes, à un certain moment de l’histoire de la société, pour mieux lutter contre ce qu’il en reste aujourd’hui.
Avec Nathalie Rouquerol, diplômée de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Nathalie Rouquerol, a mené la rénovation du Musée de l'Aurignacien, où elle travaille encore. Experte associée CNRS à l'Unité mixte de recherches TRACES à Toulouse entre 2000 et 2016, elle est spécialisée en histoire de la préhistoire.
Son livre, plébiscité par ses pairs et le public : La Vénus de Lespugue révélée, coauteur Fañch Moal, chez Locus Solus, 2018. Également parut le 4 mars 2021 : Nathalie Rouquerol & Jacques Lajoux, L'origine de l'Homme, Édouard Lartet(1801-1871) de la révolution du singe à Cromagnon, Édition Loubatières.
La notion moderne de race apparaît au XVIIIème siècle, moment où l’objectif est d’ordonner les connaissances sur le monde vivant. Plantes, animaux, humains sont distingués et répertoriés.
Cette approche entraîne l’émergence d’un concept dont les conséquences seront dramatiques : l’existence d’espèces inférieures et supérieures, celle de l’Homme étant évidemment supérieure à toutes.
Mais ces classements visent aussi à hiérarchiser peuples et cultures. Le XIXème savant s’y emploie activement, préparant ainsi les drames du XXème siècle.
Au XXe siècle, la notion de « races » humaines a notamment servi à justifier la perpétration de la Shoah par les nazis, l'apartheid en Afrique du Sud et la ségrégation aux États-Unis.
Or, nous savons aujourd’hui que cette notion n’est pertinente que pour des espèces animales domestiquées mais ne peut s’appliquer aux humains, sauf par idéologie et non par démonstration scientifique. Et pourtant, les comportements racistes persistent, les préjugés résistent.
Il est donc nécessaire d’explorer pourquoi et comment ont pu se mettre en place de tels phénomènes, à un certain moment de l’histoire de la société, pour mieux lutter contre ce qu’il en reste aujourd’hui.
Avec Nathalie Rouquerol, diplômée de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Nathalie Rouquerol, a mené la rénovation du Musée de l'Aurignacien, où elle travaille encore. Experte associée CNRS à l'Unité mixte de recherches TRACES à Toulouse entre 2000 et 2016, elle est spécialisée en histoire de la préhistoire.
Son livre, plébiscité par ses pairs et le public : La Vénus de Lespugue révélée, coauteur Fañch Moal, chez Locus Solus, 2018. Également parut le 4 mars 2021 : Nathalie Rouquerol & Jacques Lajoux, L'origine de l'Homme, Édouard Lartet(1801-1871) de la révolution du singe à Cromagnon, Édition Loubatières.
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