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Stéphane Butticé

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  1. Entretien exclusif avec Norbert Benaim, de la boutique de costumes napolitains Willman à Paris Aujourd’hui, l’invité du Podcast Gentleman Chemistry, est un tonton flingueur de la boutique pour Monsieur institution à Paris. J’entends par institution – une boutique établie à Paris depuis plus de 30 ans ! Il s’agit de la boutique de vêtements pour homme Willman située au 21, rue Jean-Mermoz dans le très chic huitième arrondissement de Paris (oui, vous avez deviné ! A deux pas de la boutique de notre cher ami chemisier sur-mesure Daniel Lèvy que nous avons aussi interviewé dans ce podcast). Selon le maitre des lieux, ses clients recherchent un produit avant une marque ! Et vous savez quoi ? Ca tombe bien car c’est ce qu’on y trouve dans la boutique de notre invité, Norbert Benaim : des vêtements de prêt-à-porter réalisés à Naples ! Je suis très heureux d’avoir pu réaliser cette interview exclusive avec Norbert Benaim. Je suis maintenant ravi de vous inviter à rejoindre ma conversation avec Norbert Bénaim ! J’ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n’hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur l'application Apple Podcast de votre smartphone ou sur Itunes depuis votre ordinateur. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Deezer I Stitcher I TuneIn I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N’oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c’est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant à m’améliorer en faisant de nouveaux épisodes ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  2. Entretien exclusif avec Daniel Lévy, chemisier sur-mesure à Paris Aujourd’hui, l’invité du Podcast Gentleman Chemistry, est un chemisier sur mesure pour homme que je fréquente depuis plusieurs années maintenant. Il me reçoit dans sa boutique-boudoir nichée au 3, rue du Cirque, à deux pas des palaces La Réserve, le Bristol et du Palais de l’Elysée, dans le très chic huitième arrondissement de Paris. Selon Daniel Lévy, un beau vêtement c’est une somme de détail qui nécessitent du temps ; c’est pour cela qu’il s’adresse à une clientèle exigeante qui sait faire la différence, en appréciant les bonnes et belles choses. De Bergerac à Paris Daniel Lévy naît à Bergerac en 1966 d’un père agent immobilier/agent de voyage et d’une mère libraire. Daniel Lévy a grandi bercé par la musique New Wave, jazz et classique en bande. Son blouson Mac Douglas sur les épaules, avec sa tignasse, il vécut une enfance paisible à Bergerac, jusqu’à la terminale, pour ensuite se rendre à Paris, en 1987, pour fréquenter la Sorbonne pour un DEUG d’histoire de l’art en caressant l’envie de devenir commissaire-priseur qu’il a dû freiner pour de nombreuses raisons. Brummell, grand magasin de vêtements pour homme Durant cette expérience universitaire, il fut engagé pour des extras en tant que démonstrateur dans la section vêtements pour hommes du grand magasin Printemps Haussmann à Paris, appelé le Brummell, pour des marques telles que : · Yves Saint-Laurent · Dormeuil · Dior · Zins… Durfor, chemises sur mesure Très tôt, la nécessité d’indépendance se fait ressentir ; du coup Daniel Lévy se fait embaucher au Brummell mais, cette fois, à temps plein. En 1990, un ancien collègue qui travaillait pour un chemisier appelé Durfor laissait sa place devenue vacante en proposant l’opportunité à Daniel Lévy qui ne se fit pas attendre pour accepter le poste dans la très chic Place Vendôme, en face d’un autre chemisier pour homme emblématique à Paris : Charvet. Durfor produisait des chemises sur mesure réalisées par des couturières dans un petit atelier en Normandie, à Flers. C’est avec cette expérience que débute l’attrait pour la chemise sur mesure et le souci du détail de Daniel Lévy. Durfor concevait des chemises de fabrication assez rustique se traduisant par de choix de tissus en popelines d’alsace (des tissus construits avec une chaine simple et un fil assez grossier à la différence d’un fil en double retors, deux fils tordus entre eux garantissant solidité et élasticité à la chemise – plus le fil est fin, plus le toucher est soyeux et la définition des dessins précise) mais qui restait cependant de belles chemises qualitatives, correspondant à une époque révolue (où la tendance n’était plus aux tissus épais mais aux tissus fins). Liste Rouge, Marcel Bur et Elysées Soieries L’histoire de Durfor dura jusqu’en 1995 date à laquelle la Maison fut rachetée par Michelle Monier qui la rebaptisa par la suite Liste Rouge (rachetée précédemment, alors spécialisée dans les chaussures anglaises en demi-mesure). En 1998, Liste Rouge Chemise s’installe au 138, rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le huitième arrondissement de Paris, en englobant les ateliers de Marcel Bur, ancien tailleur ayant eu ses heures de gloire et Elysées Soieries, une marque proposant de très belles chemises en prêt-à-porter. Liste Rouge chez qui Daniel Lévy a perfectionné son œil attentif aux étoffes de vestes, aux tissus de chemises, à la belle facture, aux détails des chemises et à leurs coupes mais, surtout, au service rendu aux clients jusqu’en 2014 - est encore aujourd’hui un agrégat de ces 3 entités. Daniel Lévy, le coq chemisier prend son envol Daniel Lévy décide de tourner la page avec son expérience auprès de la Maison Liste Rouge sentant sa courbe de croissance stagner. Il décide alors, comme il me le raconte, de se prendre par la peau du dos pour faire ce qu’il avait envie de faire : faire des chemises telles qu’il les aime, faire des vêtements tels qu’il les aime. L’Homme sur Mesure SAS En décembre 2014,, il crée alors sa société l’Homme sur Mesure en trouvant au même moment un local au 3, rue du Cirque. Il tombe tout de suite amoureux du lieu, y fait quelques travaux d’aménagement et ouvre enfin la boutique de chemises sur mesure Daniel Lévy en février 2015 avec un capital social de 30 000€. Avec l’expérience emmagasinée, Daniel Lévy était bien armé : · Il avait l’expérience professionnelle nécessaire. · Il connaissait ses futurs fournisseurs et confectionneurs. · Il jouissait d’un vivier de clients qui l’avaient suivi par affinité et par la sympathie qu’il entretenait dans sa relation clientèle dans sa dernière expérience. La boutique de chemises sur mesure de la rue du Cirque La rue du Cirque est une perpendiculaire de la rue du Faubourg Saint-Honoré située au coin du Palace la Réserve et à quelques pas seulement d’un autre Palace, le Bristol, et du Palais de l’Elysée. Elle n’est pas, à proprement parler, une rue passante pour faire du shopping, mais elle jouit d’un passage extrêmement qualitatif : · Milliardaires · Galeristes · Célébrités · Politiques · et autres hommes d’affaires y habitent ou transitent constituant ainsi les premiers leads de Daniel Lévy. L’empathie Daniel Lévy nous explique faire de belles chemises comme d’autres de ses confrères mais avec sa valeur rajouté : l’empathie et aimer au sens large du terme ses clients avec un service personnalisé dont bénéficient les clients reçus entre ses murs. En faisant preuve de ce que lui appelle l’élégance du cœur et le savoir être jamais hors contexte dans le milieu dans lequel il évolue. Levier marketing : pub dans Dandy Magazine & Monsieur Magazine Dès les premières ventes, Daniel Lévy mise sur une stratégie Marketing ciblant la presse masculine spécialisée, notamment avec les deux supports dont il est fidèle lecteur Dandy Magazine et Monsieur Magazine. Ensuite, le bouche à oreille fait briller le nom au travers de la capitale et ailleurs et, plus récemment, l’activité est en présence constante sur les réseaux sociaux (instagram, facebook…). Le client de la chemise sur mesure Daniel Lévy Daniel Lévy nous explique qu’il travaille avec deux types de clients au quotidien : 1. Le client qui sait quelle chemise il veut. 2. Le client qui ne sait pas ce qu’il veut, ressentant le besoin de se faire guider avec pédagogie pour choisir son : · tissu · coupe · col · poignets · et finitions L’expérience Daniel Lévy Chemisier Le début de la relation instaurée avec un nouveau client commence par une écoute active en essayant de répondre à ses désirs. Daniel Lévy propose alors dans son offre de chemises sur mesure : · Plus de 2000 tissus en coton, coton et soie, cashmere, velours en provenance des tisserands du groupe Albini principalement (Albini, Thomas Mason, David & John Anderson et Albiate) ; Alumo ; Carlo Riva ; Sictess ; Söktas… · Plus d’une vingtaine de cols et poignets de chemise déclinables à l’infini (par exemple si le client souhaite un col semi italien avec des longueurs de pointes à 8,5cm, un pied de col à 3,5cm, un revers à 4cm). · Il n’y a pas de limites, ce qui fait l’atout du sur mesure Il nous explique que, pour lui, le sur mesure c’est plus l’amplitude des possibilités de choix que les mesures en elles-mêmes. La faculté d’avoir un col énorme, d’avoir chaque détail qui va être pensé, réfléchi, par le client et par l’intervention de Daniel Lévy au besoin. Prototypage de la chemise sur mesure Daniel Lévy Lors de la conception d’une chemise pour un nouveau client, Daniel Lévy réalise alors un prototypage sur toile aux mesures du client. La toile sera par la suite validée en y apportant au besoin des modifications nécessaires pour enfin envoyer l’intégralité de la fabrication de la chemise. Essayage de la chemise Après une quinzaine de jours d’attente, Daniel Lévy rappelle son client pour lui proposer l’essayage avant de le livrer (s’il ne faut pas apporter de modifications supplémentaires à la chemise sur mesure réalisée). Le temps de réalisation d’une chemise de la commande à la livraison est d’un bon mois. Fabrication des chemises sur mesure made in France Daniel Lévy fait fabriquer dans deux ateliers basés là où le savoir faire des métiers de la chemise est, depuis toujours, dans le centre de la France : · Touraine · Indre · Deux-Sèvres · Creuse… Il décrit la chemise française à mi-chemin entre la chemise anglaise et la chemise italienne (napolitaine comme pourraient l’être : Siniscalchi, Avino Laboratorio Napoletano ou un Salvatore Piccolo). Montage de la chemise sur-mesure française La chemise sur mesure française se caractérise par une fabrication essentiellement mécanisée hormis les boutonnières cousues à la main, les boutons à 4 trous en nacre australienne de la qualité la plus blanche avec ses très caractéristiques reflets colorés (plats avec une légère cuvette) cousus à la main et les broderies des initiales réalisées, elles aussi, à la main. Le bouton de chemise plat permet un boutonnage et déboutonnage plus facile des broderies réalisées à la main (la dernière boutonnière est cousue de façon horizontale pour éviter que le dernier bouton soumis à une tension ne s’ouvre : un détail de plus). La coupe des chemises Daniel Lévy Les chemises sur mesure Daniel Lévy bénéficient d’une coupe relativement ample qui est à mi chemin entre la coupe très confortable anglaise et une coupe ajustée italienne, toujours en respectant les envies de sa clientèle exigeante. Des cols de chemises rigides et avec baleines en écaille de tortue Les cols des chemises Daniel Lévy sont plutôt rigides avec une triplure et entoilage plus épais par rapport aux chemises napolitaines donnant de la fermeté au col et maintenus par des baleines amovibles. Daniel Lévy propose également des baleines en écaille de tortue réalisées sur mesure par l’écailliste Daniel Bernard. Le sur mesure vs le prêt-à-porter Daniel Lévy différencie l’activité du sur mesure avec celle du prêt-à-porter en expliquant que pour avoir une activité saine et pérenne on ne peut pas faire du one shot avec un client en essayant de lui vendre n’importe quoi. Il faut le fidéliser avec de la constance dans le temps, ne gagnant pas d’argent à la première commande mais à la suite, après avoir fait une chemise d’essai, en faisant le pari que le client lui reste fidèle. Les demandes les plus fréquentes Le gros des ventes de chemises sur mesure Daniel Lévy se focalise sur des tissus blancs et bleus en : · popelines · twills · oxfords · ou autres West Sea Island · denims · des mélanges en coton et cashmere pour le froid · pour l’été le coton et lin · le lin · le giro inglese (ou à nid d’abeille) très frais · quelques velours, imprimés et autres micro dessins… Tissus de chemises d’exception Daniel Lévy propose des tissus d’exception, techniquement remarquable, à titrage élevé, très agréables à porter (du fil le plus fin, plus luxueux, au fil le plus épais) : · 300/2 · 200/2 · 100/2 · 70/2 Le coton de tissus de chemises L’origine de la matière première constituant une chemise, est très importante : le coton. La longueur de la fibre du coton varie de la plus courte à la plus longue (les plus coûteuses). Avec les plus longues fibres de coton, on peut filer des fils plus fins et plus longs (jusqu’à 5cm de long) tels le West Sea Island qui pousse sur les îles des caraïbes (principalement sur l’île Barbade). Puis viennent les cotons égyptiens avec le Giza 45 et le Giza 87 également avec des diamètres de fil (titrages) extrêmement fins. À partir de ce coton, on pourra filer des fils extrêmement fins pour tisser les tissus les plus fins et luxueux du monde, en obtenant également une définition de dessin sans égale et une construction en chaîne et en trame des plus solides comportant un nombre de fils plus élevé que sur un tissu bas de gamme. Un autre détail qui fera la différence sur le produit fini. Porter une belle chemise, bien faite : un acte militant D’après Daniel Lévy, il faudrait plus de pédagogie pour expliquer pourquoi il faudrait porter une belle chemise bien faite : 1. Car cela procure du plaisir et une satisfaction personnelle décuplée, donnant plus belle allure qu’une chemise commune 2. Une coupe et une personnalisation unique 3. Ça préserve des emplois locaux 4. Un vêtement bien fait dans des tissus qu’on ne trouve pas en grande consommation dure plus longtemps (100 lavages moyenne de durée de vie d’une bonne chemise), en pouvant changer les cols et poignets 5. S’offrir une chemise de qualité n’est pas un investissement plus coûteux par rapport au nombre de ports vs plusieurs chemises bas de gamme qui se terniront et dont vous vous lasserez plus rapidement L’offre total look sur mesure de vêtements masculins par Daniel Lévy Le premier métier de Daniel Lévy est de proposer bien entendu des chemises sur mesure avec une proposition allant de 280€ à 380€ pour une première fabrication mécanisée et 500€ et 600€ pour un deuxième type de fabrication encore plus artisanal. Daniel Lévy dans son plan de collection propose également : · Des costumes sur mesure. · La veste iconique Monsieur Daniel : une veste en flanelle de laine ou cashmere (l’été en toile de lin ou toile de coton) à mi-chemin entre des surchemises et des vestes classiques à porter avec ou sans cravate, moins classique qu’un costume traditionnel non entoilé, sans padding ni d’épaule qui rappellerait une veste d’architecte ou forestière Arnys. · Des pulls en cashmere sur mesure fabriqués en Italie de 600€ à 2000€ (pour un 8 fils). · Petits accessoires comme les baleines en écaille de tortue · Des boutons de manchettes dessinées avec une styliste de bijou, pensés pour qu’ils ne soient pas trop contraignants à mettre ou à enlever. · Des gants sur mesure réalisés à Millau comportant des coutures main sur de somptueuses peaux en pécary ou carpincho · De la petite maroquinerie avec des ceintures sur mesure · Des cravates, écharpes, pochettes et chaussettes viennent compléter l’offre que propose Daniel Lévy J’ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n’hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur l'application Apple Podcast de votre smartphone ou sur Itunes depuis votre ordinateur. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Deezer I Stitcher I TuneIn I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N’oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c’est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant à m’améliorer en faisant de nouveaux épisodes ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  3. Entretien exclusif avec Franz Arthur Mac Elhone, quatrième génération du fondateur du Harry's Bar Je reçois Franz-Arthur Mac Elhone quelques semaines seulement avant le deuxième confinement, je le rencontre un vendredi 4 septembre 2020 au Harry’s New York Bar (Harry’s Bar pour les intimes) à la réouverture du lieu-dit après le premier déconfinement. Vous suivez ? Franz-Arthur MacElhone Franz-Arthur Mac Elhone est un jeune (32 ans 1988) entrepreneur Franco-Américain ayant fait ses études en Angleterre (sciences d’économie politique), pour ensuite travailler dans le recrutement à Paris puis avec le Maire de Cannes pendant 3 années. Enfin, plus récemment, il prend les rênes du bar de son père : le Harry’s New York Bar au ‘‘sank roo doe noo’’ (5, rue Daounou 75002 Paris). Un bar traditionnellement inventif ! New York Bar ou un voyage dans le temps L’histoire du Harry’s Bar commence avec un certain Clancy, propriétaire d’un bar sur la Septième Avenue (7th Avenue) de New-York, dans l’Upper West Side, dont on ignore le nom. Sentant le vent tourner avec l’arrivée de l’amendement américain lié à la prohibition (interdisant, entre 1920 à 1933, la fabrication, le transport, la vente, l’importation et l’exportation de boissons contenant de l’alcool) il décide de le mettre en vente. Tod Sloan, Jockey ‘‘bar fly’’ En 1911, le jockey américain Tod Sloan (fêtard invétéré des années folles à Paris) décide alors racheter le Bar à Clancy pour le démonter entièrement : boiseries en acajou, plafond étamé, banquettes molletonnées, serveurs en blouse blanches mais aussi l’impressionnante collection de fanions universitaires de l’Ivy League pour le faire remonter à Paris (car il était jockey en France) pour en faire l’un des premiers bars à cocktail en Europe et de France où l’on retrouve cette ambiance du pays toute made in U.S.A. tant recherchée par la clientèle de l’époque, mais surtout où pouvoir siroter un cocktail convenable à Paris. Le New York Bar est né le jour de Thanksgiving, un 26 novembre 1911 ? Le lieu est juste un amusement pour Tod Sloan qui menait un train de vie totalement décomplexé : ‘‘Lui même devait être sans doute le premier client du bar, une sorte de pilier de comptoir’’ (le ‘‘bar fly’’ est devenu par la suite l’emblème du Harry’s New York Bar avec ses deux mouches gantées et coiffées d’un haut de forme ndlr). Harry Mac Elhone, barman aventurier Un Écossais de Dundee, Harry Mac Elhone, barman aventurier, ayant fait ses armes au Ciro’s à Londres – pousse la porte du New York Bar pour y devenir barman en se disant qu’un jour il le rachèterait. Suite à des difficultés financières dues à son train de vie très dépensier, Tod Sloan dut mettre en vente le New York Bar. Après sa démobilisation militaire, Harry Mac Elhone rachète le bar en le renommant Harry’s New York Bar, en 1923. À la mort de Harry Mac Elhone, en 1958, son fils Andy puis après lui Duncan son petit-fils, reprennent les rênes du bar. Aujourd’hui, le fils de Duncan, Franz-Arthur Mac Elhone est aux commandes de l’entreprise restée familiale. Un lieu à l’ambiance américaine à Paris Harry Mac Elhone fonde le Harry’s New York Bar avec la volonté de satisfaire une frustration ressentie par ses compatriotes en mal du pays. En effet, entre deux guerres de nombreux américains vivaient à Paris et il n’y avait pas de lieu pour ces nostalgiques du pays de l’oncle Sam où pouvoir : 1. Avoir un lieu de rendez-vous. 2. Un lieu où pouvoir siroter un bon coktail en écoutant du Jazz live. 3. Un lieu où pouvoir voter (nous y reviendrons). Harry Mac Elhone avait la solution : le Harry’s Bar ! Lieu mythique fréquenté par le gratin de l’époque Le Harry’s Bar a été le lieu mythique où se bousculaient de célèbres expatriés, mais pas seulement, dans le désordre : · la créatrice de mode Coco Chanel · l’écrivain aventurier Ernest Hemingway · l’aristocratique Duc de Windsor · le boxeur Jack Dempsey (le Tigre de Manassa avec sa carte dans la catégorie des poids lourds de 83 combats – 66 victoires dont 55 par KO– 6 défaites -11 match nuls) · l’écrivain Francis Scott Key Fitzgerald · l’homme de lettres Paul Gordeaux · l’acteur Humphrey Bogart · l’actrice et danseuse Rita Hayworth · l’écrivain Antoine Blondin · l’écrivain Jean-Paul Sartre etc… La carte du Harry’s Bar ou la bible du cocktail moderne À l’ère où le champagne coule à flots pendant les années folles, en 1919 le Harry’s Bar fut le premier établissement en France à proposer du Coca-Cola mais plus connu pour avoir inventé, entre ses murs, dans ce lieu mythique ‘‘l’art du mix & drink’’, l’art d’aller rechercher les saveurs pour créer des cocktails emblématiques (plus de 400) tels que le : · French 75 (gin, jus de citron, sirop de sucre, champagne) · White Lady (gin, triple sec, jus de citron) · Bloody Mary (Vodka, jus de tomate, sauce Worcestershire, Tabasco, sel et poivre) · Harry Pick Me Up (cognac, jus de citron, grenadine, champagne, citron) · Side Car (Cognac, Cointreau, jus de citron) · Coronation · Blue Lagon (variante du White Lady où le triple sec est remplacé par le curaçao et le gin par la vodka) · James Bond (vodka, champagne, angostura, zeste d’agrumes) · Le Pétrifiant (gin, whisky, vermouth blanc, vermouth rouge) · Black Mischief · Christina (gin, tonic, jus d’ananas, cherry) · Liberty Cocktail (angostura, triple sec, cognac) · Açaï Caipiroska (Vodka Absolut Açaï, citron vert et sucre) · Tea Time (Maker’s Mark, Lillet, Angostura, zeste d’orange) Le prix des coktails vacille entre 14€ et 25€. La mixologie est morte, vive le bartending Laurent Laporte dans le Magazine Where is the cool avait édité un article qui différenciait ce qu’est la mixologie du bartending. Ce qui différencie le Harry’s Bar d’un autre bar où prend libre court la mixologie, c’est l’écoute du client, l’histoire et la tradition du lieu. Au Harry’s Bar, si vous n’aimez pas le gin on ne vous proposera pas un Negroni. Aujourd’hui, les gens sont dans une quête de véracité dans les choses, d’authenticité qu’il faut aller chercher dans les choses anciennes sans s’approprier des symboles dont on ignore tout de leurs sens et origines. Au Harry’s Bar, on trouve dans cette recherche, dans ce partage, dans cette découverte : · un endroit sympa où se réconforter · un bon cocktail · de bons spiritueux · de bons ingrédients · un service compétent, connaisseur et aux petits soins Quelle est la différence entre un bon et un mauvais cocktail ? Ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais cocktail, c’est ce qu’il y a autour du verre : · la verrerie · le service · l’ambiance · le ‘‘garnish’’ · l’aspect confident du bar tender… · mais, surtout, la saveur ! Un bon cocktail, on a envie d’en reprendre ; le mauvais s’oublie vite ! Le bon cocktail s’inscrit de façon pérenne dans le temps ! 150 variétés de Whiskies d’exception La clientèle avertie de connaisseurs pourra se faire plaisir en dégustant l’un des 150 whiskies (de 14€ à 200€ le verre) sélectionnés par l’équipe du Harry’s Bar. Le ‘‘chien chaud’’ Pour les petites faims le Harry’s Bar sert à toute heure son fameux hot dog américain et le midi ses fabuleux club sandwiches, chili con carne ainsi que ses brownies (homemade). Le Piano Bar Au sous sol du Harry’s Bar, on peut s’encanailler la semaine jusqu’à deux heures du matin au piano bar de ce lieu mythique où, dit-on, George Gershwin aurait composé l’air d’Un Américain à Paris. Mais aussi, plus récemment, le lancement du Magazine Where is the Cool de Laurent Laporte et de la marque Rowing Blazers de Jack Carlson. Collaboration Jack Carlson Rowing Blazers Tous les projets et les collaborations du fournisseur de spiritueux à l’embauche d’un barman au Harry’s Bar se font au feeling, à l’ancienne école sinon elle ne se fait pas ! L’exemple type en est cette dernière collaboration qui a fait un peu de bruit dans le monde du menswear avec Jack Carlson, le fondateur de la marque américaine Rowing Blazers. Un jour Franz-Arthur Mac Elhone reçoit un mail de Jack Carlson, lui proposant de réaliser des polos aux couleurs du Harry’s Bar. Il accepte car l’atelier qui fabriquait sa précédente série avait fermé. Il se renseigne sur ledit Jack Carlon et il se rend compte qu’il a fait Oxford, qu’il est champion des États-Unis d’aviron et qu’il a publié un livre sur les blazers d’aviron qui s’est très bien vendu à travers le monde, lui permettant de préparer son projet de création de marque tournant autour d’une esthétique très collégienne américaine et de l’univers Ivy League des régates estudiantines. Franz-Arthur s’exclame : ‘‘ On se ressemble tellement, que c’est normal que de ça découle une collaboration ! Il faut qu’on ait envie de le faire, il ne faut pas faire des spéculations commerciales sur la collaboration ! ’’. La soirée de lancement qui a eu lieu au piano bar du sous-sol du Harry’s Bar a permis à la marque Rowing Blazer’s et au lieu lui-même de toucher une nouvelle vague de fidèles. Straw Votes ou le vote de paille Harry MacElhone au vu des têtes malheureuses de soldats démobilisés monte une urne de vote (pour rire) 1 mois avant les élections au USA permettant aux expatriés et touristes américains, sur présentation de leur passeport de voter (car il n’y avait pas de procuration possible pour les expatriés). Cela donne, de façon assez précise, une tendance que viennent rechercher les médias et aussi la Maison Blanche (depuis 84 ans sur 25 élections : il n’y a eu que 2 erreurs, ça donne la tendance). Cette année avec la crise sanitaire, il n’y a pas eu de ‘‘straw vote’’. Anecdote sur James Bond Ian Flemming dans For your eyes only … fait perdre deux choses à James Bond au Harry’s Bar : son portefeuille et sa virginité. La marque déposée Harry’s Bar (pour remettre les pendules à l’heure) Franz-Arthur Mac Elhone nous explique qu’il a la propriété du nom de marque déposé Harry’s Bar depuis 1923 (avec, par le passé, des franchises en Suisse et en Allemagne). Le Harry’s Bar de Venise est un bel établissement fondé à Venise en 1931 soit 20 ans après le Harry’s New York Bar par l’Italien Giuseppe Cipriani. Le lieu porte le nom d’Harry Pickering, à qui Giuseppe Cipriani (alors barman à l’hôtel Europe) avait donné une somme de 10 000 Lires de l’époque pour aider ce jeune alcoolique à rentrer dans son pays. Quelques années après, Harry Pickering revint restituer les 10 000 Lires à Giuseppe Cipriani en y rajoutant 30 000 lires supplémentaires pour le remercier et pour lui permettre de s’installer dans son propre établissement. Giuseppe Cipriani pour le remercier nomma le lieu le Harry’s Bar. C’est au Harry’s Bar de Venise que furent inventés le cocktail Bellini (champagne ou prosecco et purée de pêches blanches) et le Carpaccio (viande de bœuf crue en fines tranches, huile d’olive, jus de citron, parmiggiano reggiano ou pecorino). Harry's Bar Cannes Franz-Arthur Mac Helone ne veut pas galvauder la marque mais apporter un socle à l’édifice sans que la marque ne devienne une chaîne. Il souhaite qu’elle reste dans l’état d’esprit avec laquelle elle est et a été créée. Il n’y a pas de terrasse au Harry’s Bar à Paris, avec un bar qui s’inscrit dans la plus pure tradition du baretending New Yorkais. De même, il y a tout un pan du cocktail qui n’est pas travaillé au Harry’s Bar à Paris : le cocktail ensoleillé, le cocktail cubain. Prochainement, verra le jour un Harry’s Bar avec 150m2 de terrasse sur le port Pierre-Canto à Cannes, en face de la mer, pour pouvoir travailler avec l’esprit du Harry’s Bar : · Mint Julep (bourbon, menthe, sucre, eau) · Daikiri (rhum, jus de citron, sirop de sucre de canne) · Frozen (tequila, jus de citron, demi sec) · Margarita (tequila, cointreau, sucre, citron) IBF (International Bar Flys) L’IBF est la communauté, le réseau social, pensée par le grand-père de Franz-Arthur Mac Elhone qui permet de tisser des liens au travers des rencontres faites au Harry’s Bar (mais pas seulement). Les membres du club des piliers de bar de l’IBF reconnaissables à leur pins distinctif portés sur le revers de leur veste (aux couleurs du Harry’s New York Bar avec les mouches gantées et coiffées de leur haut de forme dont nous vous parlions plus haut) peuvent s’identifier dans un aéroport à Chicago pour partager un verre ensemble. Pour devenir membre, il faut passer le rituel initiatique consistant à se faire parrainer puis ensuite réciter 5 des 12 règles de l’IBF. Le dernier à avoir été intronisé, c’est Jack Carlson fondateur de la marque de vêtements pour homme Rowing Blazers (inspiré des uniformes d’avionneurs des universités américaine). Une fois les 5 règles récitées par cœur, on ouvre une bouteille de whisky éventée. Quelques règles de l’IBF (traduites de l'anglais) 1. L'IBF est une organisation fraternelle secrète et sacrée qui se consacre à l'ascension et à la chute des buveurs sérieux. 2. Les membres de la règle 2 doivent acheter, sinon en ce moment, ce qu'est une décennie entre amis ? 3. Tout membre de l'IBF Court découpant des Paper Dolls après une nuit de sommeil doit remettre sa démission. 4. Ceux qui viennent au Trap à 5 heures du matin et qui sont capables de jouer du ukulélé sans répétition peuvent devenir membres à vie. 5. Les membres qui se tapent des vierges sur le rail de la BA dans l'art de la chute ou suspendus pour des journées libres. 6. Les membres qui ont la carte d'identité bacon wallop Dempsey sont informés qu'il y a un chirurgien esthétique jour et nuit à proximité des pièges. 7. rien d'autre que le toit de la maison. Ce n’est pas un endroit branché, c’est pour ça qu’il ne sera jamais démodé Au Harry’s Bar, rien ne sert de courir à travers les modes : le lieu est resté dans son jus après plus de 100 ans d’existence. Ses serveurs toujours vêtus de leurs blouses blanches élégantes aux armes du bar avec les fameux ‘‘bar flies’’ brodés sur leur poche poitrine accompagnant leur nom et cravate. La volonté du Harry’s Bar n’est pas de décliner le concept comme le ferait une chaîne, mais de recréer une ambiance différente comme Franz-Arthur Mac Elhone nous explique pour l’ouverture du Harry’s Bar de Cannes avec une ambiance feutrée, plus moderne, mais toujours avec le même souci et constance dans le détail et dans la qualité des cocktails. Rester traditionnellement inventif ! J’ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n’hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Deezer I Stitcher I TuneIn I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N’oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c’est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant et en me poussant à m’améliorer en travaillant sur de nouveaux épisodes ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  4. Entretien exclusif avec Paul Mouginot, co-fondateur de DACO Paul Mouginot est le co-fondateur de DACO. Pour ceux d’entres vous qui n’auraient pas écouté l’épisode précédent, je recommande vivement de revenir un épisode en arrière. Paul va nous expliquer les passions qu’il nourrit pour : son chat Kotek, l’art et le travail créatif et sa collection personnelle… Mais aussi d’Aurèce Vettier, de la Porsche 993 et de l’enduit à la chaux… Kotek le Chat Paul Mouginot nourrit une passion idyllique pour les chats. Après s’être installé avec sa compagne Kasha, ils décident d’avoir un chat, une présence. Survient alors la rencontre avec le chat noir (couleur qui va avec tout) Kotek, né le 14 octobre 2016. Kotek, c’est l’ami du couple, avec des émotions et des sentiments très forts. Quand il miaule, il sait ce qu’il demande. Il respecte les œuvres d’art, il a une zone design où il peut s’adonner à ses occupations physiologiques et à ses loisirs. Il dispose d’une litière en chêne construite, poncée, en bois brûlé, par Paul Mouginot lui-même. Ce chat est bien traité (soyez-en assurés). Il participe aux conversations du couple en donnant de temps à autre son avis. Artiste (travail créatif) Aujourd’hui, Paul Mouginot pense avoir atteint son point d’équilibre dans son domaine; pour lui, l’art ça évoque ‘‘la R&D de la vie’’. Il est, depuis tout petit, bercé par l’intérêt que vouait son père à l’art et qui l’emmenait à la biennale de Lyon. Et puis vient la rencontre de collectionneurs, Nadia Candet qui organise un événement Private Choice, lui transmettant le virus de la collection pour plusieurs raisons : le soutien d’artistes jeunes vivants, un peu comme un soutien militant. Pour vivre avec l’énergie de l’œuvre à la Maison. Paul Mouginot n’achète pas pour la valeur esthétique de l’art mais pour l’énergie que l’œuvre dégage sur la matière. Aurèce Vettier Paul Mouginot, en travaillant avec l’IA et en cultivant sa passion pour l’art, s’est demandé s’il n’y avait pas un trait d’union entre ces deux univers ? Comment utiliser l’IA pour générer de nouvelles formes ? Grand projet sur lequel il travaille avec Anis Gandoura avec qui il a fondé Aurèce Vettier, un nom unisexe qui représenterait un nom d’artiste généré, lui aussi, par l’IA. Aurèce Vettier produit des objets qui n’auraient pas pu être produits sans l’intervention de la machine : génération de formes, un algorithme, etc… Mais qui, sans l’humain, n’aurait pas eu non plus d’intérêt. Comment arriver à créer une synergie entre les deux univers. Curation Collection Paul Mouginot Récemment, nous avons étés conviés par Paul Mouginot via Aurèce Vettier pour l’exposition organisée par un groupe de recherche appelé la Méditerranée. Ensemble ils ont mis en place une exposition inaugurale à Clichy — lamediterannee.org — y exposer des œuvres, assemblage, sélection des travaux en répondant à cette question comment fait-on aujourd’hui pour proposer un nouvel esprit de l’art ? Porsche 993 Paul Mouginot voue (un autre) culte maniacal pour un constructeur automobile Stuttgartois : Porsche. Une des raisons clivantes, c’est que la maison de Stuttgart est fondée par l’ingénieur Ferdinand Porsche en 1931 mais, aussi, pour tous les ingénieurs ayant travaillé sur les châssis des automobiles à travers l’histoire de la marque. C’est une marque de voitures où les véhicules anciens sont traités comme des œuvres d’art. Il faut en prendre soin, ça se restaure. Ce sont des voitures fiables, il n’y a jamais aucune réparation vraiment grave ou problématique, la mécanique est fiable, chaque pièce à sa place. La voiture emblématique que Paul affectionne est la Porsche 911/993 produite entre 1994 et 1998. C’est la dernière Porsche avec refroidissement à air qui, par la suite, avec la Porsche 996 et 997 etc. évoluera vers un refroidissement à l’eau. Du point de vue du design, c’était la dernière voiture à avoir les phares ronds avant la 996 qui a des phares allongés à plat; l’arrière de la voiture est très beau et équilibré. Quand on monte dans cette voiture, on a une odeur d’huile, de cuir, il n’y a pas de plastique. Quand on ferme la porte ça fait ‘‘kleing !’’. On ressent presque une ambiance Twin Peaks ! C’est une voiture qui vieillit très bien, avec uniquement ce qui est nécessaire dans la voiture. Le son est très sourd pendant la conduite. Monsieur Bricolage et l’enduit à la chaux Paul Mouginot voue une passion au bricolage, il aime bien restaurer des objets, meubles mais aussi sa cave... En effet, Paul s’est aventuré dernièrement dans une expérience bricolage passionnante dans sa cave (sans être un maçon, ni même un maçon du dimanche). Il se forme à coups de tutoriels sur YouTube et de conseils (et d’insultes aussi) sur les forums de bricoleurs professionnels afin de récupérer des conseils qui lui permettront d’atteindre son objectif : refaire sa cave avec un enduit à la chaux. Il découvre qu’il faut bien différencier la chaux hydraulique de la chaux aérienne. Il optera finalement pour de la chaux hydraulique car elle sèche plus vite et est plus adaptée aux caves, etc… J’ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n’hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Deezer I Stitcher I TuneIn I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N’oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c’est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant à m’améliorer en faisant de nouveaux épisodes ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  5. Entretien exclusif avec Paul Mouginot, co-fondateur de DACO Il y a plusieurs années, lors d'un vernissage dans la galerie de la marque de mailles pour hommes « Six & Sept » (aujourd'hui devenue une vraie marque de PAP pour hommes « Asphalte »), j'ai fait connaissance d'un (alors) jeune photographe. Il s'agissait de Paul Mouginot. Depuis son plus jeune âge, Paul Mouginot nourrit 3 passions : les sciences & technologies, l'art & la culture, au sens large, et le monde des affaires. Aujourd’hui, Paul Mouginot est, dans le désordre : photographe pour le Magazine de mode Purple, enseignant à l’IFM, collectionneur et curateur d’art mais, surtout, il aime se définir comme : un "ingénieur-artiste". Il est, en effet, le co-fondateur de la start-up DACO. DACO, faisait partie de la seconde promotion de l'accélérateur de Veepee qui l'a récemment intégrée dans le groupe Veepee (Vente Privée). DACO analyse et étudie, en temps réel, l'environnement concurrentiel des marques de mode à 360°, en faisant levier avec les technologies de pointe basées sur des algorithmes d’ IA de reconnaissance faciale/d’images. DACO aide les marques et les distributeurs, e-commerce dans la mode, à étudier très finement leur environnement concurrentiel en faisant levier sur les toutes dernières technologies d'IA et de reconnaissance d'images mais aussi sur une expertise de marché développée au sein de l'entreprise et au contact des différents clients. Paul Mouginot a aussi d'autres passions qu’il chérit : sa collection personnelle d’art, son chat Kotek, un amour pour les Porsches 993 et l'enduit à la chaux… Paul Mouginot naît en Juillet 1990 à Chambéry (son bled Savoyard) où il retourne avec grand plaisir quand il le peut, d’un père ingénieur et d’une mère professeur d’espagnol. La façon la plus simple de définir Paul Mouginot est de le définir comme ingénieur-artiste. Passionné de mathématiques et d’algorithmie. À l’issue de ses études, après un passage dans le conseil en stratégie, il crée l’entreprise DACO avec deux autres associés qui utilisaient les technologies d’intelligence artificielle pour affiner les prix des sites e-commerce. En 2018, ils se font racheter par la société de Jacques-Antoine Granjon : Vente Privée. Artiste Ingénieur C’est un tiraillement que Paul Mouginot a depuis qu’il est tout petit qui a été source de fertilité et de créativité. Il a toujours été intéressé par la création au sens large. Aussi bien de passer de 0 à 1 que faire de la curation : « C’est une forme de créativité que d’aller chercher dans le monde des choses qui m’intéressent et de les ramener à la maison en quelque sorte ». Et donc, cette dimension artistique, c’est vrai qu’au début, très, très tôt dans ce qu’il appelle une carrière, où il commence en tant que photographe. Étudiant, c’était sa source de revenus, ce qui lui a permis de vivre à Paris - soutenu également par sa famille. Une source de revenus qui était incontestablement une passion et qui l’amènera à travailler très tôt pour le magazine Purple. Plus récemment il se met à fusionner ces deux passions en utilisant l’intelligence artificielle. Il s’intéresse beaucoup à comment il peut trouver de nouveaux algorithmes novateurs pour trouver de nouvelles formes. Des nouvelles manières d’écrire des textes, de générer des images et de se confronter à ça et d’être encore plus créatif. Photographie Il se prend d’amour pour la photo très jeune. Dans sa famille, il nous raconte avoir eu de bons photographes amateurs qui s’équipaient très tôt d’appareils photos de pointe pour l’époque. Paul Mouginot apprend avec son père à développer ses photos et, à douze ans, il se lance dans la photo au moyen format. Agence photo Il crée une agence de photo de mode pendant son cursus d’école d’ingénieur à Paris en faisant des allers et retours en RER, la nuit, pour être présent en cours le matin. Plus concrètement, ça consistait dans le documenter des expositions d’art dans des galeries d’art en les démarchant une par une et en prenant en photo les invités. La valeur qu’il fallait apporter à ce type de photo : « En général, quand on doit prendre ce type de photo, on a que dix secondes de fenêtre, il faut que la personne soit sereine, bien éclairée et que la photo soit réussie. Il faut être très réactif et, en même temps, il faut avoir une forme de sensibilité car il faut que les sujets soient dans des poses qui leur rendent justice dans l’environnement donné. Il faut aussi un minimum connaître les personnes ou, du moins, s’y intéresser. Il y a, selon les événements, des personnes qu’il faut avoir sur les photos de plus grande importance et d’autres moins prioritaires à la façon d’un travail de RP sous forme de photo ». Il s’adonne à cette tâche pendant six mois en apprenant, également, à développer sa clientèle et à éditer des factures. Purple Magazine Il croise une rédactrice de Purple Magazine (d’Olivier Zham), pendant un événement dans une galerie d’art, qui voie Paul Mouginot en train de prendre des photos de documentation et capte son aptitude à avoir un contact facile ; elle lui demande de faire des test pour le magazine en s’imprégnant très rapidement de l’esthétique du magazine. Il se fait une place et peaufine son style personnel avec une certaine forme de liberté et d’autonomie. Il apprend également à valoriser son travail et à négocier la valeur de son temps de travail, son taux horaire (ce qui veut dire aussi pouvoir refuser une prestation en dessous d’un certain prix). Purple Magazine achète aussi le fait que Paul connaisse les gens qu’il photographie, qu’il ait un bon relationnel et qu’il ne soit pas une diva mais cultive une forme de discrétion. Les plus grandes stars de la photo doivent se faire oublier pendant qu’elles travaillent. Hi, i’m Paul from Purple Mag ! May i take your portrait ? Paul Mouginot nous cite un anecdote photo avec Kanye West, connu pour ne pas trop aimer qu’on le prenne en photo. Paul nous explique que son approche est toujours très polie et non pas intrusive. Et puis son arme secrète, c’était sa « catch phrase » : « Hi, i’m Paul from Purple Mag ! May i take your portrait ? ». Il nous explique que quand une photo est demandée poliment et avec un sourire, parfois les gens déclinent mais typiquement avec Kanye West il y a des photos de Paul où il est très serein, souriant, bien éclairé, la photo est cadrée. On sait que ce n’est pas une photo volée ! Il a posé pour nous, il nous regarde droit dans l’objectif, il n’y a pas de gens autour qui polluent la photo. Lucien Pages/Nelly Rodi Paul Mouginot collabore également avec des agences RP telles que Lucien Pages et des cabinets de tendances tels que Nelly Rodi. Normalsup À 18 ans, Paul Mouginot arrive à Lyon pour sa prépa à Normale sup. Paul s’intéresse très tôt à la mode où il décortique sur fashion tv les looks des défilés de mode pour voir comment s’articulent les tenues vestimentaires qui l’étonnent de jour en jour. Concours École d’ingénieurs (CentraleSupélec) Pour alimenter les grandes écoles de la France entière, il faut se plier à 4 jours intenses d’examens où l’on se voit déterminer sa place dans la société : plus précisément, qui vont déterminer l’énergie de départ dans la société. Quand on atteint le top 10 des écoles, c’est beaucoup plus facile de s’insérer dans la société, d’avoir accès à un réseau, du capital, à des experts… en déterminant ainsi son futur. Paul Mouginot obtient son diplôme d’ingénieur. Pendant son cursus, Paul Mouginot se rend compte très vite qu’il n’adhérait pas à l’esprit de groupe des grandes écoles : c’est pour cette raison qu’il a eu besoin de développer cet aspect photographique, cette dualité technique et créative – qui lui valut des remarques du type : « Tu verras, un jour tu devras choisir… ». Et depuis le départ Paul Mouginot choisit de ne pas choisir. C’est cette hybridité qu’on pouvait regarder d’un œil un peu circonspect, en école d’ingénieur ou en début de carrière, qui est devenue aujourd’hui un peu sa force. Aujourd’hui, Paul Mouginot veut cultiver cela en faisant avancer les deux à part égale. CAD : apprendre toujours plus, sur le plan technique et avec ce qu’il apprend et le développer du point de vue créatif ou artistique, c’est ce qui le rend heureux et épanoui dans cet équilibre qui lui convient. Aujourd’hui encore, quand Paul Mouginot rencontre d’anciens collègues d’études qui lui demandent ce qu’il fait et qu’il leur répond, ils se disent circonspects : « Ah oui d’accord ! ». Traduction : ah oui d’accord, lui, ça reste toujours un artiste ! Dans leur langage, artiste peut avoir une connotation péjorative. Il définit cette forme d’hybridité, une forme de survie personnelle et nécessaire. ESCP Europe En 2010, âgé de 20 ans, Paul Mouginot apprend, en École de Commerce, l’assurance, apprendre à présenter, etc… Il regrette de ne pas avoir appris des choses qui servent quand on crée une entreprise, telle que la dimension de négociation de contrats, quels sont les écueils légaux à éviter. On parlait beaucoup de RH, de prendre soin de son équipe, mais il n’y avait pas de cours solides sur comment on recrute quelqu’un… Il y avait plein de petites carences de ce type qui l’avaient laissé sur sa faim. Sujets qu’il a appris, plus tard, à manipuler et à faire siens, sur le tas, en se disant: « bon sang, comment c’était possible de ne pas avoir eu ces cours en école de commerce! » . ADVANCY À l’issue de ses études, Paul Mouginot intègre un cabinet de conseil en stratégie (où il restera de 2013 à 2016), que Paul définit comme un cabinet très sérieux où l’on fait de la « vraie stratégie », cad que le cabinet était là pour résoudre de vraies problématiques business : Marge qui est en train de s’effondrer – que faire ? S’étendre sur un nouveau marché – comment faire ? CA qui s’effondre – comment sauver son entreprise ? En gros "Cruncher" = analyser, filtrer, des bases de données comme le ferait un data scientist. Paul Mouginot travaille dans ce cabinet à taille humaine pendant trois longues années en symbiose avec une équipe soudée avec un portefeuille clients de grands groupes industriels, ETI (entreprises de taille intermédiaire), chimie, mode mais aussi dans des industries dites de spécialités (de niche, petits volumes, prix élevés, nécessitant des approches particulières…) . C’est là qu' il acquiert un savoir-faire très important qui est de ne pas avoir peur de parler au patron, au top management. Il explique qu’aujourd’hui, s’il doit parler à un patron, il n’est pas là à se retourner le cerveau pour ce faire… Associés C’est chez Advancy que Paul Mouginot fait la rencontre de ses deux futurs associés : Claire Bretton et Anis Gandoura avec lesquels il fondera plus tard DACO. Problème/Solution Claire, Anis et Paul découvrent des cas d’usage intéressants de l’IA (intelligence artificielle) dans la mode, en travaillant avec des acteurs importants de la mode. Ils se posent la question de savoir comment épauler les clients qu’ils conseillent en automatisant ces tâches fastidieuses à faible valeur ajoutée en s’appliquant à eux-mêmes ces conseils – afin d’éviter de continuer d’extraire les données (DATA) à la main, de les trier, de les présenter, en faisant des ppt afin de se concentrer sur des tâches à grande valeur ajoutée, en augmentant les capacités de travail sans que la machine ne remplace l'humain mais soit là pour l’épauler. La Famille Suite à l’expérience dans le conseil Paul Mouginot s’entoure d’Anis Gandoura qui est le spécialiste technique mathématique abstrait et Claire Bretton qui a formé le troisième pied du tabouret dans cet équilibre sur partie analytique business et relation client. : « Choisir ses associés ? Ça doit être la famille, si on se dit qu’en cas de problème, on est énervé, on va se disputer, il ne faut pas le faire ». Paul préfère ne pas avoir accès à une compétence mais il préfère savoir qu’il a la capacité d’apprendre et que c’est la famille. DACO (Data Company) Animés par la curiosité, la connaissance et l'apprentissage, Paul et sa « famille » fondent en septembre 2016 DACO. DACO est crée du constat que les maisons de mode, distributeurs et sites e-commerce ne sont pas suffisamment armés pour étudier très finement leur environnement concurrentiel en leur proposant une donnée extrêmement raffinée basée sur l'intelligence artificielle leur permettant d'affiner toujours mieux leur offre en utilisant les technologies d’IA au travers de la reconnaissance d’images mais, également, sur une expertise de marché développée au sein des entreprise et au contact des différents clients. Paul Mouginot nous dit que DACO est très influencé par la mode, une industrie qui est en pleine transformation où il faut être de plus en plus économe, plus raffiné, plus précis, tout en gardant cette créativité, cette poésie qui fait son charme. Ce sont les valeurs que partage DACO et Veepee. Exemple pratique On travaille pour une marque de mode, elle nous dit : « ça, c’est les cinq concurrents que j’aimerais étudier ». Nous allons donc extraire les données de ces cinq marques concurrentes de vêtements qui sont disponibles librement sur internet, plus les données de la marque et on va mettre cela dans des tableaux dans des analyses, on va affiner la donnée en utilisant l’IA pour arriver à comparer des produits identiques à d’autres semblables. Une robe blanche sans manches avec une robe blanche sans manches des concurrents. On utilise l’IA car une robe blanche chez Mango ne va pas avoir la même dénomination chez Zara et pourtant elles appartiennent à la même catégorie. On a développé tout un ensemble d’algorithmes, le plus gros étant un algorithme de reconnaissance d’images qu’ils ont développé en interne. Ils ont aussi développé un l’algorithme qui, quand on envoyait une image, permettait de sortir en réponse qu’il avait identifié qu’il s’agissait de une robe blanche sans manches : quand on a ces trois attributs, on peut comparer toutes les robes blanches sans manches entre elles en obtenant d’énormes possibilités de travail. Autrefois, ce travail de recherche d’information et de tri de cette information était fait (est fait encore aujourd’hui) de façon fastidieuse manuellement par les stagiaires ou prestataires, à l’autre bout du monde, une fois par saison. Aujourd’hui, la fréquence a quadruplé avec les collections croisières, capsules, etc… En résumé, on traitait les données, on les triait, classait, filtrait… En faisant les analyses qui traitaient les équilibres d’offres, étudier en profondeur les assortiments, les stratégies de pricing, les marqueurs prix emblématiques qui permettent de dire à une marque, si elle est dépositionnée, de se situer par rapport à la concurrence en allant très loin dans l’analyse concurrentielle. Chez DACO, c’est ce qu’ils font en vendant des abonnements à une plateforme qu’ils avaient développé, en faisant une vingtaine missions de conseil par an (qu’ils traitaient comme si c’étaient des mini levées de fonds). Clients Les clients DACO se divisent en deux grandes catégories : les entreprises de conseil au sens large, comme peuvent l’être les cabinets de conseil en stratégie ou les cabinets tendances qui achetaient du conseil avec des analyses sur mesure en établissant par exemple un partenariat avec Nelly Rodi. les marques de mode mass market comme la Halle, Galeries Lafayette ect… M&A Vepee (Vente Privée) – Fusion et Acquisition En juillet 2018, DACO a eu la chance d’intégrer l’accélérateur de start-up de Veepee qui était à Station F. Un jour Veepee s’est rapproché de DACO en leur proposant de faire des expérimentations avec leurs données internes avec les chiffres externes pour voir si l’on pouvait en tirer encore plus de valeur ? Paul et ses associés acceptent, en débloquant pleins de choses car ils se sont rendus compte, avec l’intuition de consultants, qu’en mélangeant plus de données ils allaient générer plus de valeur, mais ils ne pensaient pas à ce point! Du coup, ils décident de développer une solution qui était totalement adaptée au modèle de flash sales de Veepee (qui a été le premier à digitaliser le métier de soldeur avec l'idée de son fondateur, Jacques-Antoine Granjon sans avoir eu besoin de lever des fonds et en générant aujourd'hui plus de quatre milliards de CA) qui sont des ventes de collections de produits passées éphémères etc… Un modèle développé sur mesure qui utilisait des données très pointues. Il se sont dit « ok », mais il va falloir payer ce travail en se rendant compte que c'était un énorme projet à plein temps ce qui s'est traduit par l'enclenchement du processus d'achat de Veepee. Aujourd’hui, Paul Mouginot et ses associés travaillent à 100% pour Veepee. Les enseignement Partenaires = famille Il ne faut pas écouter les conseils, en permanence, de tout le monde. L’aspect hybridité, il faut le conserver ! C’est une forme de survie dans l’entreprise, une petite chose qui croustille qui colorise l’équipe. Ex: David M. Solomon, le patron de Goldman & Sachs est aussi bien DJ que banquier. Prendre soin des gens : en étant ni leur pote et ni en ayant rien à foutre. Et la meilleure façon de manager des personnes, c’est de leur demander. C’est avec, c’est un tout ! De Paul Mouginot avec qui nous allons terminer cette première partie de la discussion autour de DACO, j’espère que ça vous a plu. Je vous retrouve dans la seconde partie de cette interview du le Podcast Gentleman Chemistry. J’ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n’hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Deezer I Stitcher I TuneIn I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N’oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c’est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant à m’améliorer en faisant de nouveaux épisodes ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  6. Itinéraire d'un enfant doué, Arthur Leclercq, le fondateur de l'atelier de réparation de denim SuperStitch à Paris Il y a quelques semaines à peine après le déconfinement lié à cette crise sanitaire (et économique) historique, je me décide à aller à la rencontre d'Arthur Leclercq, fondateur de l'atelier de réparation SuperStitch situé au 13, rue Racine dans le sixième arrondissement de Paris. Je rencontre pour la première fois Arthur Leclercq en 2016 durant un event organisé dans l'une de mes boutiques héritage préférées de Paris, Royal Cheese, pour la marque de denim Levi's. Je suis chaleureusement accueilli par le maître des lieux et l'un de ses amis dans la boutique atelier qu'est SuperStitch. On discute de tout et de rien pendant que lui switch de machine en machine pour réparer les denim confiés par ses clients. L'idée m'était venue plutôt de façon naturelle de lui proposer de se prêter au jeu du podcast : il a accepté sans aucuns chichis. Arthur Leclercq, classe 1989 (30 ans), né en Charente-Maritime (à Saint-Jean-d'Angèly), et ayant grandi à Poitier (ce qu'il définit une belle bourgade) est un passionné de sports mécaniques (ancien compétiteur en motocross) et de denim. Né d'un père informaticien pour des logiciels de sécurité d'une banque et d'une mère entrepreneuse, à la tête d'une boîte de nuit de province avec parking en graviers pendant plus de vingt ans. Il y fréquente ce lieu âgé de seulement dix ans, copinant avec les videurs, des "personnages assez spécifiques" que l'on ne rencontrerait pas hors contexte monde de la nuit (un monde à part). sortir les poubelles, une école de la vie A 13 ans il commence à mettre les mains dans le cambouis, en aidant sa mère à la tache dans la boîte de nuit, en s'occupant du bar, du tri des bouteilles, à la sortie des poubelles... Inconsciemment avec un parcours scolaire "laborieux" et semé d'embuches, cette humilité responsabilisante lui avait très tôt inculqué le désir de faire les choses par lui même avec la notion de prise de risques que seuls connaissent les entrepreneurs. Arthur Leclercq se voyait initialement chirurgien (pour sauver des vies). Le destin en voulut autrement... Bac -10 Arthur Leclercq ne passera pas son épreuve de Bac (car pas réveillé ce jour là...), Bac Pro tournage fraisage où Arthur fait son apprentissage en usinant des pièces pour l'automobile, l'aéronautique... En apprenant sur des machines conventionnelles et par la suite numériques qui par ailleurs le passionnaient par l'aspect manuel, minutieux et qui force à la réflexions permanente qui le rapprochent de la mécanique et des machines bien réglées... championnats de motocross et automobiles accidentées Arthur Leclercq nous raconte sa passion de toujours le motocross et les sports mécaniques de façon générale, qui a démarrée des ses cinq ans. Sa chambre était parsemée de posters de ses idoles du moment, notamment de posters de : Ricky Carmichael, David Vuillemin, James Stewart Jr. (pilote emblématique de 2003/2004, surnommé le "Tiger Woods du motocross" qui avait révolutionné le motocross par sa technique minutieuse et le "Scrub" permettant au technicien de pencher la moto sur la crête d'un appel de saut diminuant le temps du saut en l'air)... Arthur Leclercq dut mettre un terme à sa passion coûteuse en stoppant sa participation aux Championnats de France et les épreuves de Championnat d'Europe en 2006 à cause des frais mirobolants de déplacements, de camion, le dépenses du mécano et des machines... Arthur nous explique aussi une autre passion les automobiles accidentés (des autres). Il aime voir comment elle se déforme, ce qu'il y a à l'intèrieur. un métier où l'on ne triche pas Arthur Leclercq se passionne pour la mécanique avec son apprentissage et son hobby semi professionnel du motocross. Il constate qu'on ne peut pas tricher avec la mécanique. Si les réglages sont mal faits, les machines ne fonctionnent pas. Pas de place pour l'improvisation ! BTS des unités de management commercial et Agent Commercial chez Edwin à Paris Après un bts des unités de management commercial, Arthur décide de s'installer à Paris fin 2011, pour ouvrir la première boutique Edwin à Paris avec son premier Patron, Franck Gunther du showroom Five0Five en distribuant les marques : Universal Works Sandqvist Tricker's Anderson's Bleu de Chauffe Pyrenex Novesta Edwin où il y apprends les rudiments du métier du retail de la tenue de boutique, au déballage des cartons, balai etc... Pour six mois après devenir agent commercial de la marque en France (d'ou notre rencontre chez Royal Cheese à Paris). passion denim Très jeune, à 14 la mère d'Arthur lui offre un jean en denim selvedge de la marque Edwin Japan. Arthur se prends un claque tant la fabrication du vêtement était précise, il est boulversé par le montage diffèrent et le parfum de qualité que dégage ce jean. La toile était foncée et rigide, les bords à l'intérieur n'étaient pas conçus de la même façon qu'un jean standard... Il se passionne très vite pour le sujet où il planche des nuits entières en se documentant sur des magazines et autres ouvrages japonais pour devenir un Jedi du sujet... l'Union Special 43200 G Arthur Leclercq décide en vain, de faire reprendre ce jean sur la longueur avec le fameux point de chaînette en retoucherie. De cette frustration, il décide en octobre 2016, de se procurer par ses propres moyens les 15 machines permettant de monter un jean de A à Z, le bon cinq poches américain avec le bon volume, le bon fil, la bonne toile, les bons boutons, les bons rivets... En commençant par l'acquisition de cette machine américaine emblématique qu'est l'Union Special. La première de ses 13 sur 15 machines à ce jour. les machines à coudre pour monter un jean en denim une machine pour faire les poches double aiguilles une machine pour faire le fond de la culotte avec le bras déporté une machine pour finir l'intérieur des jambes coupées, appelée la surjetteuse une piqueuse plate pour monter les jambes à l'extérieur une machine pour poser les rivets une machine pour poser les boutons une ceintureuse une machine pour faire les passants la machine point d'arrêt et la fameuse ourleuse Le point de chaînette Cette machine à coudre, l'Union Special, était utilisé dans la production de jeans par Levi's entre 1940 et 1970 et permettait à l'aide du points de chaînette : point ressemblant à une chaine qui allie deux fils, grâce à une aiguille et un crochet sur la machine permettant à la matière de travailler naturellement sans déformer le point. Un point très résistant et qui peut se défaire très vite pour d'éventuelles opérations. La machine était conçue de cette manière pour l'aspect pratique et rapide en évitant d'enfiler la machine avec une canette en mettant deux fils sur le porte cône en déroulant jusqu'à 5km de fil sans jamais s'arrêter. En clair une contrainte industrielle plus qu'esthétique (devenue esthétique aujourd'hui, car romancé par les geeks du denim et une certaine presse étrangère). il y a denim et denim Encore une fois un beau produit ne ment pas, les détails d'un jean digne de ce nom sautent aux yeux et ils doivent comporter ce type de détails : être fabriqué au Japon : car c'est le seul pays à fabriquer encore aujourd'hui les jeans avec les machines d'époque américaines (de la période 1940/1970). comporter des "défauts" : provoqués par les fameuses machines d'époque, permettant de les différencier d'un jean industriel moderne post 1980. posséder le "ropping effect" : zig-zag localisé au niveau de l'ourlet crée par la pression du pied de la machine qui décale le tissu pendant l'opération de la couture. montrer la nervure de la poche à pièces ou la poche à montre gousset (petite poche sur le flanc droit du jean) avoir le "train track" (deux coutures longeant la jambe rappelant les rails des chemins de fer) SuperStitch Arthur Leclercq, équipé se son Union Spécial calibré comme il faut, fonde SuperStitch dans le salon des on appartement après avoir échoué de nombreuses fois dans le réaliser un ourlet propre pour enfin aller à la rencontre de ses premiers clients... premiers clients : boutiques et initiés Arthur se mets alors à proposer ses services de reproduction d'ourlets pour les boutiques : 45RPM RRL Jinji Anatomica Elevation Store et les particuliers qui se refilent l'adresse sous le manteau... du seizième au sixième Ensuite, il s'installe quelques temps dans le sous-sol de la boutique de PAP, Holiday Paris, rue Boileau dans le seizième arrondissement de Paris, pour ensuite rebondir, après avoir accumulé les 13 Machines sur 15 permettant l'assemblage d'un jean entier, sur une opportunité de local commercial lui permettant d'ouvrir (tout juste avant le confinement) sa propre boutique SuperStitch avec pignon sur rue au 16, rue Racine à deux pas du Jardin du Luxembourg et du très chic quartier de l'Odéon dans le sixième arrondissement de Paris. service couture chic et de niche qui donne de l'effet et du charme au jean Aujourd'hui, le service de retouches SuperStich est spécialisé dans les réparations de tout type pour jean et denim réalisées avec les machines originales américaines de chez Levi's, ayant tournée entre 1940 et 1970 (conçues de façon rustique pour la conception des jeans de l'époque). Les "effets" sont des petites aspérités, des défauts, des plis, des petites nervures qui se créent pendant la couture en décalant la matière tout en donnant une âme au vêtement après les délavages striés, marqués par le temps et les ports du client. Ils vont le singulariser en le rendant unique ! les opérations proposées sont l'ourlet point de chaînette caractéristique avec l'Union Special 43200 G de SuperStitch le refuselage du jean selon les goûts du client les réparations minutieuses diverses et variées les personnalisations Single Stitch (broderies customisées réalisées au point de chaînette, quasiment tout est possible) le denim LR01 Arthur Leclercq a développé un jean, une coupe : Le jean LR01 rend hommage à Lydie et René, les grands-parents d'Arthur Leclercq. Le jean est une sorte de réédition de jean des seventies à la sauce SuperStitch: très inspiré du Levis 501 de 1972 à 1974, nommé le Single Stitch (jean assez rare, du à la période transitionnelle de Levi's) conçu avec une toile non stabilisé (gardant une souplesse dès l'achat et évoluant au fil du temps et des lavages avec son propriétaire) cousu avec les coutures en point de chaînette sur la ceinture, poche à pièces ou montre gousset et sur l'extérieur de la jambe le ropping effect est proposé pour ajuster la longueur de l'ourlet avec son point de chaînette SuperStitch en somme un jean qui n'est pas à la mode, mais intemporel pensé pour vieillir et se patiner noblement avec son propriétaire la lessive spéciale SSD Parlons Chemistry (chimie) à présent, avec la lessive spéciale SSD, développée par SuperStitch vendu dans un bidon inspiré d'un bidon d'additifs pour le moteurs de course. Une lessive spéciale denim avec un certain ph et additifs, permettant à la toile de se délaver convenablement de façon bleue sans grisailler en donnant à la toile denim un toucher soyeux. Oubliez le mythe du cow-boy qui consiste à dire qu'il ne faut laver le moins possible son jean... En effet, un jean non lavé peut... Sentir mauvais et fragilise le tissage technique de la toile qui s'élime en tirant les fils aux genoux et à l'entrejambe et en conséquence peut provoquer des trous. l'ambition Le leitmotiv d'Arthur Leclercq, aujourd'hui, est de faire plaisir à ses clients en leur proposant le meilleur service réparation de denim possible mais aussi en proposant une capsule de produits satellites autour du denim avec un cahier des charges toujours très poussé concernant le sourcing produit, qualité de montage et confort. Il débute notamment avec son premier modèle de jean. J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Deezer I Stitcher I TuneIn I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N'oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c'est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant à m'améliorer en faisant de nouveaux épisodes ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  7. Entretien exclusif avec Laurent Picciotto, grand curieux et fondateur de la boutique de Montres d'exception Chronopassion Durant les deux mois de crise sanitaire mondiale qui nous ont coupé (physiquement) du monde... Nous avons tous un peu, fait fumer nos applis de smartphones : zoom, skype, messenger, instagram... Après avoir posé une question innocente sur une story instagram sur le compte @stephanebuttichowskij : "Qui souhaiteriez-vous entendre prochainement sur le Podcast Gentleman Chemistry ?". Un nom est apparu, celui de Laurent Picciotto. Etonnante surprise ! Après avoir tagué le Monsieur sur une énième story (quid de l'engagement virtuel), je commence à discuter avec ce charmant Monsieur qui en quelques minutes m'accroche avec une grande générosité à ses passions éclectiques allant dans le désordre : de ses guitares, aux objets insolites accumulés avec le temps, aux motos et autres véhicules de genre pour au final arriver aux montres de caractère. Aujourd’hui je suis reçu par ce personnage attachant qu'est Laurent Picciotto, animé dans tout ce qu’il entreprend par les émotions que peuvent engendrer le fait d’être curieux. La curiosité qui a alimenté tout au long de son parcours ses différentes passions : les guitares, les motos, les objets insolites mais plus précisément les montres. Oui mais attention, ce qui distingue les montres que l’on trouve dans l’écrin du 271, rue Saint-Honoré, la boutique de Montres (et cabinet de curiosité) la plus Rock’n’Roll de France et peut être au monde qu’est Chronopassion Paris. Chez Chronopassion on ne trouve pas la montre de Monsieur tout le monde. Non, ce que l’on y trouve, ce sont des montres précieuses, rares et produites en série limitée avec chacune leur propre personnalité. De la personnalité Laurent Picciotto, en a à vendre en plus de sa quarantaine de marques exclusives destinées à susciter l’émotion d’une clientèle de passionnées de : L’Octo de Bulgari La Grand Seiko Panerai Luminor de la Maison Florentine L’épurée H. Moser & Cie De la très typée et sportive Tudor Black Bay Cette Ulysse Nardin avec cadran Manara La ZRC 300 pour explorer les fonds marins Plus classique la Bréguet à complications La plus western par Ralph Lauren La plus muerte qui tue par Fiona Kruger La Medusa de Corum L’Angelus rectangulaire Frank Muller Hublot La plus technologique Urwerk ou la Christophe Claret X-Treme 1 Itinéraire d'un enfant curieux Laurent Picciotto, naît à Toulon mais grandit à Paris, d'un père travaillant dans un laboratoire pharmaceutique qui devient par la suite entrepreneur, à l'origine d'une société de développement dans le capital risque et d'une mère femme au foyer. Laurent Picciotto décide très jeune de se lancer dans le monde du travail sans son BAC en poche en démarrant comme employé de banque (mécanographe) après son service militaire âgé de 21 ans. Ensuite il rentre au service des engagements puis à la bourse. la routine l'ennuyant il part vendre de l'assurance capitalisation, des sortes d'officines faisant signer des contrats de proximité en étant payé en avance sur commission (en finissant par devoir de l'argent à la boîte). Cet épisode du parcours de Laurent Picciotto, dura un an et demi en lui enseignant les rudiments passionnants de ce qu'il définit une école de vendeurs de tôle ondulée. Des personnes capables de vendre tout et n'importe quoi en démarchant à peu près n'importe qui. L'émotion par la curiosité de l'objet En 1987, Laurent Picciotto est âgé de 26 avec le désir d'ouvrir une boutique d'objets dans l'esprit Marina de Bourbon du Boulevard de Courcelles (boutique emblématique où la rédaction de Lui magazine allait chiner dans les années 1970/1980) ou une boutique de montres. Finalement, Laurent Picciotto opte pour le deuxième choix sans avoir de background dans l'horlogerie. Avec un père qui accumulait toute sorte d'objets ainsi que des montres (toujours avec un très étroit lien que suscite la curiosité), Laurent à une époque ou les enfants ne parlaient seulement quand on leur demandait, suivait son père découvrir les derniers modèles de chez Chaumet dans la boutique Les Intemporels. Puis en 1974 ils vont à la découverte de la Royal Oak d'Audemars Piguet, avec une ambiance "luxe" que Laurent trouve détestable : les vendeurs en smoking chuchotant. Laurent Picciotto a aussi ouvert sa propre boutique pour cette raison : vendre du luxe de manière moins austère et grandiloquente. A Genève ils parcourent la rue du Rhône en allant à la rencontre de Gérald Genta, avec qui ils lui soumettent l'idée de créer une boutique de montres à Paris. Gérald Genta Laurent Picciotto se fixe un cahier des charges précis, retrouver des maisons confidentielles. Il débute avec Gérald Genta en boutique monomarque. Gérald Genta (1931-2011) a qui le monde de l'horlogerie moderne doit beaucoup. En effet, sans Gérald Genta, le design des montres aujourd'hui aurait été différent - c'est à dire, que nous aurions tous au poignet des montres rondes avec bracelet en crocodile. Gérald Genta a inventé le design horloger à une époque ou ça ne se faisait pas. Peu avant l'arrivé de la montre au quartz (apparue avec Seiko en 1969) qui remplace de façon plutôt violente les habitudes relatives au remontage mécanique des montres, avec l'aspect simple d'entretien que propose ce système fonctionnel (la crise du Quartz). Il débute avec la très belle Maison Universal Genève en 1950 (disparue justement avec l'essor du Quartz dont on parlait précédemment), Début des années 1960 il redesigne le modèle Constellation d'Omega ; puis on lui doit également trois designs de montres emblématiques : la Patek Philippe Golden Ellipse en 1968 Audemars Piguet Royal Oak en 1970 Ia IWC Ingénieur en 1976 la Patek Philippe Nautilus en 1976 en s'inspirant d'un hublot de transatlantique équilibrant un style subtil entre élégance et sport ainsi que la Cartier's Pasha de 1985 Gérald Genta collabore également avec des interventions partielles au design modèles de montres chez : Timex Chaumet Van Cleef & Arpels Seiko Bulgari Hamilton,... Chronopassion Paris Dans les années 1980 il fonde sa propre Maison homonyme, Gérald Genta en ouvrant à Paris en 1988 avec Laurent Picciotto sa première boutique monomarque. L'aventure Parisienne dure deux années, avec une marque confidentielle affichant à l'époque les prix les plus élevés du marché de la montre. En 1991 la boutique Chronopassion devient une boutique multimarques en passant rapidement de quinze, vingt, vingt-cinq marques de montres horlogères. Aujourd'hui Chronopassion, c'est plus de quarante marque de montres comprenant plus de la moitié de marques d'horlogerie d'indépendants. Proposer ce que les autres ne font pas Laurent Picciotto fonde en 1988 la boutique d'horlogerie Chronopassion avec la volonté et la vision de proposer à ses clients autres chose qu'une boutique de montres proposant les marques classiques des grands groupes horlogers & horlogers bijoutiers : Richemont Swatch Kering LVMH Rolex... La boutique Chronopassion participe de 1988 à 1995 le marché était très jeune dans ce type de commerce pour constituer une clientèle avec une boutique de montres. De 1989 à 2000 la bulle horlogère explose et Chronopassion participe à la naissance nombreuses histoires d'indépendants devenus de stars aujourd'hui en jouant la carte de la proximité et de produit en mettant la marque en second plan. Aujourd'hui la mission de Chronopassion est de dénicher des créateurs horlogers qui font ce que les autres ne font pas et de les faire découvrir à la clientèle de la boutique toujours avec le même savoir faire technique et humain loin des codes des vendeurs de luxe qui chuchotent en smoking. J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Deezer I Stitcher I TuneIn I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N'oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c'est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant à m'améliorer en faisant de nouveaux épisodes ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  8. Entretien exclusif avec Mathieu Lesca, fils du fondateur de la marque de lunettes fondée en 1964 Lesca Chers auditeurs, Le monde est en train d'affronter un moment surréaliste, une crise sanitaire et économique sans précédents qui je l'espère va nous faire prendre conscience qu'on est peu de choses et que ces deux mois de confinement (avec tout le confort que nous offre ce monde moderne) nous a aussi permis de savourer des moments simples en prenant le temps d'apprécier un verre d'eau frais ou bien de relire un bon vieux bouquin. A quelques semaines de cette plaie mondiale, j'ai été invité par Mathieu Lesca, le fils du fondateur de la marque éponyme de lunettes Lesca - fondée en 1964 par son père Joël Lesca. Mathieu Lesca, se voyait plus jeune dans une carrière d'avocat... Il y a une dizaine d'années, son père lui propose de vendre quelques lunettes auprès de la clientèle de professionnels distribuant des lunettes : les opticiens et les boutiques spécialisées. Mathieu Lesca s'implique dans le développement de la marque Lesca, en comprenant très tôt que l'époque ou la clientèle achetait un produit bien fait sans acheter l'image de marque autour était une époque révolue - ces dernières années les produits exceptionnels ne suffisent plus à les faire connaître. Mathieu s'est emparé des sujets tels : l'image de marque, le marketing, le packaging, le site internet, les réseaux sociaux qui montraient déjà le bout de leur nez. La volonté de la famille Lesca était de garder le contrôle sur le ton donné par la marque sans le déléguer par une agence de comm. Ils s'entourent rapidement d'un graphiste pour dépoussiérer l'identité graphique de la marque de lunettes de 1964 avec Romain Chirat d'Etablissements Studio. Mathieu Lesca nous explique avoir voulu sortir de ce côté naphtalineux on sort de l'atelier vintage familial, prenant ses origines dans les années 1960 Joël Lesca rachète un stock vintage de pièces détachées de lunettes d'une usine "Les lunetiers réunis" prêtes à être assemblées pour la vente - pour faire passer la marque dans la vague mode en participant aux événements liés à la fashion week Parisienne et ses Salons Professionnels satellite type Man mais aussi en réalisant des shootings photographiques avec des photographes et mannequins triés sur le volet. Mathieu Lesca, réinvente un axe de communication pour travailler sur "la" marque de lunettes Lesca, sur les rééditions de modèles emblématiques de lunettes vintage afin de mettre un terme à cette confusion qui plus tôt, faisait percevoir la marque de lunettes comme une sorte de brocanteur de lunettes vintage. Les lunettes Lesca, sont travaillées sur des design de modèles emblématiques, ayant étés produites sur mesure par des lunetiers artisans et portées par des icônes allant de la période 50/70 : Le Corbusier, Yves-Saint Laurent, Aristote Onassis, Michael Caine, Marcello Mastroianni, Alain Delon... En somme, prendre le meilleur du design et des matériaux utilisés à l'époque pour en faire la lunette moderne. Les lunettes Iconiques Lesca produites en Europe font désormais partie de l'ADN de la marque, se caractérisant par une monture en épaisse plaques d'acétate de cellulose de la plus belle qualité (formule inventé par le groupe pharmaceutique Rhône-Poulenc pour l'aviation pendant la guerre, à base de coton et de sciure de bois fixée avec des produits chimiques pour rendre la préparation solide) en écailles marbrés ou pleines dans les tons : noir, taupe, champagne, miel, havane... et finies avec des rivets robustes. L'intérêt de se souci du détail permet une découpe prévoyant le confort du client sur son nez et ses oreilles ainsi que des nuances de couleurs et reflets éclatants. Lesca 1964, essaye de se distinguer de ses concurrents en restant une entreprise à taille humaine assurant avec quelques agents sa distribution limité de lunettes (4000 pièces par an) à travers le monde dans des points de vente triés sur le volet (permettant ainsi un plus grand choix de lunettes à ses distributeurs), avec le désir de sortir la marque de tout ce qui peut être associé de prés ou de loin à l'optique, l'opticien, du verre et de la mutuelle en la rapprochant de la mode et du glamour avec des modèles de lunettes homme. La mission de Lesca 1964 est de proposer plus qu'une monture de lunettes, mais un objet, un accessoire de qualité vieillissant avec son propriétaire. J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Deezer I Stitcher I TuneIn I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N'oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c'est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant à m'améliorer en faisant de nouveaux épisodes ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  9. Entretien exclusif avec Monsieur Pierre Degand, fondateur de la Maison Degand à Bruxelles Si vous nous suivez depuis nos débuts dans les colonne du Magazine Gentleman Chemistry gentlemanchemistry.com , vous n'ignorez sans doute pas notre première rencontre avec Pierre Degand (en septembre 2015). Jeudi soir dernier sur un coup de tête nous avions eu l'idée de nous rendre à Bruxelles. Avant de plier bagage, nous avons pris la peine de contacter Pierre Degand (de façon très informelle sur whats up) pour l'inviter sur le Podcast Gentleman Chemistry. Nous savons l'homme très occupé au quotidien, nonobstant, à notre grande surprise il a très vite accepté notre invitation. En route pour Bruxelles ! Pierre Degand, est un homme passionné par le goût du détail dans toute chose et pour qui le mantra depuis tout petit était de se distinguer de la masse par l’excellence au détriment de la médiocrité et de l’autosatisfaction. Pierre Degand, fonda en 1983 la Maison Degand dans ce majestueux hôtel de Maître de plus de 2000m2 (très récemment rénové datant de 1913), situé au 415 de l’avenue Louise de Bruxelles. Ce lieu unique, sans doute l’une des plus belles boutiques au monde, est couru par une clientèle avertie de connaisseurs Belges mais aussi d’étrangers à la recherche du raffinement juste, discret et jamais ostentatoire. La Maison Degand, conseille ses hôtes avec Pierre Degand en croisade contre le faux luxe - il a su faire perdurer tradition et travail de qualité d’antan dans cet écrin servant de présentoir aux produits de luxe pour homme qu’il propose à sa clientèle. J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Deezer I Stitcher I TuneIn I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N'oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c'est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant à m'améliorer en faisant de nouveaux épisodes ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  10. Itinéraire de l'ancien Champion de Boxe Anglaise Frédéric Esther Aujourd’hui j’ai le plaisir de me trouver dans un bureau d’un ancien Champion de Boxe Anglaise. Les murs de cette pièce parlent comme un livre ouvert, racontant des histoires à travers le temps. De nombreuses coupes, médailles et autres trophées sont éparpillés un peu partout avec les innombrables photos placardées sur les murs : on y retrouve des champions mais aussi des stars du cinéma, des rockstars eet autres… Le bureau est celui de mon coach sportif au Club des Epinettes et Batignolles au Gymnase Max Rousié situé au 28 rue André Bréchet dans le dix-septième arrondissement de Paris . Frédéric Esther, (Fredo pour les intimes) grand gaillard au cœur sur la main (et au punch dans les mains quand il faut) est un ancien boxeur, ayant gagné plusieurs titres en France et en Europe entre 1995 et 2000 . Membre de l’équipe de France à Sidney pour ensuite passer professionnel entre 2000 et 2004 avec une carte 14 victoires dont 4 par KO 2 défaites (dont 1 volée). Par la suite il enseigne l’escrime des poings depuis 18 ans dans le complexe sportif où nous nous trouvons aujourd’hui. J’ai tenu à l’interviewer, car ce n’est plus un secret pour ceux d’entre vous qui me suivent sur la page insta @stephanebuttichowskij que la boxe anglaise a depuis deux ans pris une grande place dans ma vie. J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  11. Genèse de la boutique de PAP masculin Gabriel Paris Aujourd’hui j’ai la chance de me trouver dans une nouvelle boutique de vêtements pour hommes située au 26, rue du Mont Thabor dans le 1er arrondissement de Paris à deux pas de la place Vendôme parallèle de la rue de Rivoli et antichambre de la rue Saint-Honoré. Cette splendide boutique propose la panoplie parfaite pour homme élégant sachant reconnaitre la qualité d’un produit à sa juste valeur, allant du : costume entoilé fait en Italie, aux chemises dans les plus beaux tissus double retor, bretelles, cravates, chaussettes, chapeaux et autres accessoires toujours aussi soignés. Je vais parler du maître des lieux qui nous reçoit : Cyril Arvengas, ancien antiquaire et flâneur épicurien. Ce bel esprit c’est illustré par sa marque créé il y a quelques années à Peine en devenant petit à petit une référence dans ce qui se fait de mieux pour homme dans la capitale. Cyril Arvengas, classe 1977, ayant grandit dans le très chic seizième arrondissement de Paris. Issu d'un père fils d'Ambassadeur ayant travaillé chez Air France et Vittel et d'une mère conseillère de vente chez Dior. Le trublion était déjà très tôt fan de Jim Morrison puis ensuite de Francis Ford Coppola et Mickey Rourke... Il stoppe très tôt ses études pour rebondir comme un saltimbanque sur des cours de théâtre puis de petits boulots en petit boulots, allant de la publicité aux boutiques d'antiquaires à la vente chez Agnès B... L'aventurier, dans son élan et soif de curiosité, entreprend un tour du monde tout en combinant une activité de décorateur d'intérieur. Il rentre à Paris pour travailler aux puces de Saint-Ouen pendant deux ans jusqu'à découvrir par hasard une offre d'emploi sur la porte de ce qui allait devenir sa future boutique rue du Mont Thabor. Il va rester dans ce lieu, appelé à l'époque Eglé Bespoke pendant quatre ans jusqu'à racheter les parts de son ancien propriétaire pour transformer le lieu et créer sa propre marque : Gabriel Paris. J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  12. Genèse de la boutique Marc Guyot Pour ce nouveau le podcast Gentleman Chemistry, j'ai le plaisir de vous présenter un personnage à la personnalité et au franc parler pour le moins atypique, rencontré pour la première fois en 2015. J'ai par la force des choses appris à le connaitre : dans s vision du bon goût, sa passion pour le vêtement et de sa maitrise de l'histoire du vêtements et des matières. Marc Guyot c'est aujourd'hui une boutique unique de prêt-à-porter pour homme (unique) située au 5, rue Pasquier dans le huitième arrondissement de Paris à deux pas de la Place de la Madeleine. Marc grandit paisiblement dans la vallée de Versailles, né d'un père policier et d'une mère employée dans la fonction publique. En 1977 à 11 ans il manifeste déjà ses premiers émois pour les vêtements... Il marquait en effet, de façon plutôt précoce de l'intérêt pour la coupe du jean Levis 501 avec son étiquette rouge et braguette à boutons qui a par la suite évoluée avec le temps mais aussi les Sperry Top-Sider et autres Vans of the wall pour la question des baskets (il ne parlait pas encore souliers) ... A 14/15 ans il était encore plus énervé sur le vêtement (comprendre: que son goût s'affinait. ndlr). A 16 ans, c'était trop tard ! Marc, inarrêtable, savait déjà qu'il voulait faire du vêtement son gagne pain. Le bac en poche, il rentre en droit à Assas (plus pour l'environnement agréable que lui propose la rive gauche et le quartier du Luxembourg que pour les cours de droit). Il commence à travailler à travailler à 21 ans en 1987 jusqu'à se faire embaucher pour la marque de vêtements pour homme Smuggler qui sera son école du business (enseigne qui changera de propriétaire en 2001). En même temps, il ouvre avec son ancien associé de l'époque la boutique Apparel Arts située boulevard de Courcelles. Deux ans après il est débauché par un groupe Britannique et en vendant ses parts d'Apparel Arts. Il ouvre en Mars 1999 la boutique Cape Cod que l'on connait sous le nom de Marc Guyot depuis 2004. Marc dessine ses propres patrons de vêtements et formes de souliers avec une deuxième ligne de souliers, la ligne Delmont petite soeur de sa ligne amirale Marc Guyot. Marc dispose dans ses murs d'un stock impressionnant de tissus britanniques uniques allant de tweeds écossais aux lins Irlandais et autres shetlands qu'il propose pour réaliser des vestes, pantalons, pardessus sur mesure. Résolument une adresse incontournable de la capitale pour tout passionné de vêtement pour homme ! J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme Apple Podcast I Spotify I Podcastics pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! N'oubliez pas de partager le podcast, de le noter en laissant votre ressenti, c'est très important pour aider le podcast à émerger dans les classements en plus de le faire découvrir au plus grand nombre tout en me motivant à m'améliorer en faisant de nouveaux épisodes ! Bonne écoute 😉, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  13. Entretien exclusif avec Monsieur Nino Cerruti, fondateur de la Maison de couture Cerruti 1881 Après avoir réalisé le podcast sur Simone Ubertino Rosso, Responsable Communication du Lanificio Fratelli Cerruti. Comme promis nous avons enfin pu aller à la rencontre de homme au grand coeur et esprit. Aujourd’hui j’ai le grand privilège de me trouver dans les locaux de la filature historique du Lanificio Cerruti dans le Billeais au pied des Alpes en Italie. L’entreprise a été fondée en 1881 par le grand père de mon invité : Monsieur Antonio Cerruti dit Signor Nino ou Nino Cerruti, enfant terrible, génie et créateur avant-gardiste de la Maison de couture Cerruti 1881 fondée en 1967. Il est avec sa Maison l’inventeur du « casual chic ». Oui le casual chic ! Ce qui veut dire, traduire l’élégance d’une silhouette classique par le confort des coupes des vêtements sans tomber dans la facilité du street-wear. Un certain Karl Lagerfeld disait "Les pantalons de jogging sont un signe de défaite. Vous avez perdu le contrôle de votre vie, donc vous sortez en jogging." Monsieur Nino Cerruti a pu habiller, toujours avec un goût acéré, dans le désordre : Faye Dunoway dans Bonnye & Clyde, Richard Gere dans Pretty Woman, Michael Douglas dans Basic Instinct, Jack Nicholson, Bruce Willis, Tom Hanks, John Malkovitch, Clint Eastwood, Sharon Stone mais aussi Bébél, Delon, Depardieu, Lambert Wilson, Catherine Deneuve, Jacques Dutronc... Un Monsieur qui a su vendre du rêve à travers son métier en voulant habiller des gens normaux, dans la vraie vie ! Tout le contraire de ce qui se fait dans certains défilés de nos jours… Dans ce podcast j’espère pouvoir vous plonger à travers le parcours de ce grand Monsieur, dans la jet set de la Dolce Vita et de l’Age d’or du cinéma et de la créativité de cette période à aujourd’hui ! J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  14. Genèse du bureau de création d'identité visuelle Etablissements Studio Très récemment en regardant des pages de graphistes sur instagram, je converse de façon informelle avec l'étonnant graphiste Romain Chirat d'Etablissements Studio. J'amorce la conversation en lui faisant part d'une idée de projet qui sommeillait en mois depuis quelques temps en lui montrant un logo de pieuvre réalisé par mes soins... Ils me demande plus d'infos sur le projet pour pouvoir comprendre l'histoire que j'ai envie de raconter autour de cet hypothétique logo... S'ensuit une proposition de rdv très informel dans son studio située dans le 12ème arrondissement de Paris. De façon très professionnelle, Romain avait déjà préparé un moodboard avec univers de marque, logo, axe de comm et sans rien lui demander... Je découvre qu'il a pu travailler pour des marques prestigieuses comme : Diptyque, Bernard Zins, Lesca... Toujours avec beaucoup de goût et simplicité ! A ce stade il était pour moi évident de mettre en lumière le très important travail dont est à l'origine un graphiste dans la création d'identité visuelle de marque sur tout ces détails qui rajoutent de la valeur à un produit quel qu'il soit. Romain Chirat est Directeur Artistique & Graphiste indépendant depuis 4 ans (créant des identités de marque, des logos et autres publications d'ouvrages papier...), il a 30 ans et est originaire de Grenoble. Né d'un père papetier et mère libraire il est automatiquement imprégné de l'odeur des beaux papiers et attentif au détail d'une typographie sophistiquée. Très jeune et de façon inconsciente il est déjà attiré par les détails et l'esthétique des supports de communication des marques. Il obtient un BAC littéraire pour rebondir sur un BTS de communication. Il arrive à Paris où il obtient une licence de création publicitaire se départageant le rôle en binôme avec un concepteur rédacteur et un directeur artistique pour y apprendre la PAO (publication assistée par ordinateur : Illustrator, In Design, Photoshop). Romain effectue son premier stage en tant que Concepteur Rédacteur dans une agence de comm en restant toujours sur sa faim créative... Il enchaine les stages en création de site (web design)... Puis dans une autre entreprise qui embauchait que des stagiaires... Sur recommandation d'un ami et avec un book de sortie d'école, on lui propose un nouveau stage dans une agence de création d'identité visuelle où il restera trois ans. Une lumière s'allume! Il y apprends le storytelling de la marque, l'étude des typographies, la création de logos, des détails, du packaging... Tout ce qui va sublimer et donner de la valeur rajouté à un produit et à une marque ! Il nous explique qu'il faut dans l'expérience d'achat retrouver les valeurs de la marque dés réception du colis que le transporteur vous aura livré tout en tenant compte des contraintes contemporaines - aujourd'hui il faut trouver des solutions de conditionnement responsables mais toujours avec des matériaux de qualité. Romain nous dit qu'il est possible de sublimer un produit par son packaging avec de petits moyens, il faut juste preuve d'inventivité ! Romain Chirat est sensible à la provenance des produits et à l'histoire de marque. Il voit de plus en plus de marques communiquer sur un héritage inventé de toutes pièces à la façon des décors en carton pâte constituant le Strip de Las Vegas... Après trois longues années d'enseignements dans cette agence il décide finalement de prendre son envol en créant sa propre structure : Etablissements Studio. Les clients ne se font pas attendre et meublent de façon pérenne son emploi du temps et son carnet de commandes sur différents projets allant de différentes marques : d'hôtels, de pâtissiers, de lunettes, de bougies, de pantalons... J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
  15. Genèse de la marque de sacs à main de luxe Sainte Isaure Au printemps 2016, je rencontre accoudé au comptoir d'un imprimeur, armé de mes cartes de visite Gentleman Chemistry fraichement sorties des presses et des premiers lookbook de collection de la future marque de sacs de luxe Sainte Isaure imaginée par Ingrid Monti. Ingrid Monti est d'origine Corse, née en Allemagne d'un père Militaire et d'une Mère Cantatrice d'Opéra. Ingrid grandit à Strasbourg avec un coup de foudre pour la danse classique dès son plus jeune âge. Elle s'installe à Paris début 2010 après avoir jonglé avec des études scientifiques et le conservatoire de danse classique jusqu'en cycle supérieur à raison de trois heures par jour. La suite du parcours se traduit par un Master en qualité qui la destinait à travailler dans l'industrie pharmaceutique, agro-alimentaire ou cosmétique. Elle postule en Stage à l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité et des Produits de Santé) agence de médicaments qui dépends du Ministère de la Santé. Puis s'ensuit la licence et le Master 2... Ne trouvant pas le job de ses rêves, elle trouve un emploi en tant que vendeuse au Bon Marché en 2010-2011, demandant à être placé dans le rayon cosmétique. Finalement la chance lui sourit en lui proposant son premier job chez Monoprix au siège, un CDD de cinq mois en tant que Responsable Qualité dans la partie épicerie liquide. Elle se voit obligée de stopper les cours de danse au Studio Harmonic, ne se sentant pas trop impliquée par ce job au bout de quelques semaines seulement... Elle se recentre sur une offre de stage pour un poste de Responsable Qualité produits finis accessoires femmes chez Chloé où on lui fait comprendre qu'un poste en CDI toujours dans la qualité sacs cuir est à pourvoir : elle n'y réfléchis pas deux fois ! Elle a le poste et elle y passe 4 ans jusqu'au moment où elle sent la flamme en elle pour créer son propre projet de marque de sacs à main de luxe : Sainte Isaure. Aujourd'hui la marque chapeautée par Ingrid Monti en est à sa troisième collection. J'ai pris beaucoup de plaisir dans la réalisation de cette interview. Si vous aussi avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à laisser un commentaire en le notant avec 5 étoiles sur Apple Podcast. Vous pouvez également vous abonner sur la plateforme pour ne pas rater une miette des podcasts à venir ! Bonne écoute, Stéphane Titre: Eclectic Prawn Auteur: Dumbo Gets Mad Source: https://dumbogetsmad.bandcamp.com Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr Téléchargement (9MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=470
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