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Radio.LucMichel

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  1. 2023 09 22 Dédollarisation : qu’est-ce que c’est et est-ce en train de se produire ? La dédollarisation décrit un processus visant à abandonner la dépendance mondiale à l’égard du dollar américain (USD) comme principale monnaie de réserve. Le dollar est resté la principale monnaie de réserve et le canal du commerce international depuis que les États-Unis sont devenus la première puissance économique mondiale après la Seconde Guerre mondiale. Mais des questions se posent souvent quant à savoir si le dollar peut maintenir son leadership. Même s’il est peu probable que le billet vert perde de sa pertinence à court terme, il vaut la peine d’examiner la tendance potentielle à la dédollarisation et de réfléchir aux conséquences d’un déclin de la domination du dollar pour le système financier mondial. Luc Michel, géopoliticien, nous donne plus d'explications. LA DEDOLLARISATION FAIT REFERENCE A LA REDUCTION DE L’INFLUENCE DU DOLLAR AMERICAIN SUR LES ECONOMIES DES AUTRES PAYS. Même si les pays cherchent à réduire leur dépendance, le dollar reste de loin la monnaie de réserve la plus largement détenue et reste essentiel pour la conduite des affaires internationales. Les réactions négatives contre le dollar se sont intensifiées à mesure que les États-Unis déploient leurs forces économiques en réponse à la guerre en Ukraine. Qu’est-ce que la dédollarisation ? Pendant près d’un siècle, le dollar américain a bénéficié d’un avantage en tant que première monnaie de réserve mondiale, détenue par les banques centrales du monde entier pour stocker de la valeur et mener des affaires internationales. Selon les données du Fonds monétaire international (FMI), le dollar représentait 59 % des réserves de change allouées au premier trimestre 2023, bien devant l'euro avec un peu moins de 20 % et le yen japonais avec environ 5 %. Même s’il ne fait aucun doute qu’il reste en tête, la part du dollar dans les réserves de change allouées a diminué au cours des dernières décennies, par rapport à plus de 70 % en 2001. Cette diminution a amené certains experts à se demander si nous pourrions être confrontés à une dédollarisation, c’est-à-dire une réduction de la dépendance mondiale à l’égard du dollar comme principale monnaie de réserve. Comment fonctionne la dédollarisation Les pays qui souhaitent réduire l’influence du dollar sur leur économie peuvent adopter diverses approches. Pour échapper à l’ombre du dollar, les banques centrales ont besoin d’une monnaie de réserve alternative qui leur permette de consolider leur système financier local et de participer au commerce international. La question clé devient alors : quelles autres monnaies, le cas échéant, les banques centrales peuvent-elles détenir comme réserves officielles ? Les alternatives traditionnelles au dollar comprennent l’euro, le yen et la livre sterling britannique. Cependant, comme le souligne le FMI, ces monnaies n’ont pas augmenté leur part des allocations de réserves proportionnellement à la baisse du dollar. La Chine est intervenue en tant que moteur de la dédollarisation, dans le but de positionner son renminbi comme monnaie de réserve. Bien que les banques centrales aient augmenté leurs avoirs en renminbi, la part de cette monnaie dans les réserves mondiales reste juste en dessous de 2,5 %. L’augmentation des réserves en renminbi explique environ un quart de la baisse de l’allocation au dollar, et la Russie détient actuellement environ un tiers de toutes les réserves en monnaie chinoise. Au milieu des doutes quant à la viabilité du renminbi en tant que monnaie de réserve – y compris les comptes de capitaux fermés de la Chine et le contrôle des taux de change – les pays ont alloué des réserves aux monnaies des économies plus petites. Environ les trois quarts de la diminution des réserves du dollar américain ont été dirigées vers des monnaies de réserve non traditionnelles, notamment le dollar australien, le dollar canadien, la couronne suédoise et le won sud-coréen. Une autre alternative consiste pour les banques centrales à détenir leurs réserves en or, et c’est exactement ce que font les pays du monde entier. Selon le World Gold Council, la demande d’or des banques centrales en 2022 a grimpé à 1 136 tonnes métriques, soit une hausse de 152 % sur un an et atteignant le niveau le plus élevé depuis 1950. Les effets de la dédollarisation Malgré la baisse de sa part dans les avoirs globaux des banques centrales, le dollar américain reste la principale monnaie de réserve. Il est difficile de quantifier ce que pourrait signifier un abandon plus soutenu du dollar pour le système financier mondial. Si le dollar devait perdre son statut de tête de liste des devises, les effets sur l’économie américaine seraient probablement dramatiques. Les coûts d’emprunt aux États-Unis pourraient augmenter, rendant plus difficile l’accès au capital et plus coûteux pour faire des affaires dans le pays. Dans une situation où le dollar n’est plus roi, le marché boursier américain pourrait également connaître une baisse de valeur. Peut-être plus important encore, les États-Unis dépendent depuis longtemps du rôle du dollar en tant que monnaie de réserve pour soutenir d’importants déficits en matière de dépenses publiques et de commerce international. Si les banques centrales du monde entier ne ressentaient plus le besoin de remplir leurs coffres de dollars, les États-Unis perdraient leur hégémonie. La dédollarisation est-elle en cours actuellement ? Au moins pour l’instant, le dollar américain conserve son rôle central dans le système financier mondial, mais la tendance à la dédollarisation semble prendre de l’ampleur. Les discussions sur la dédollarisation se sont intensifiées en raison de la guerre en Ukraine. Alors que les États-Unis cherchent à infliger des souffrances financières à la Russie en imposant des sanctions et en gelant les réserves de change de la Russie, le pouvoir punitif du dollar est manifeste. Cela pourrait motiver d’autres pays à chercher des moyens de contourner la monnaie américaine. Au-delà du déplacement de leurs réserves vers l’or ou d’autres devises, les pays réduisent leur dépendance au dollar en évitant la monnaie américaine dans leurs transactions internationales. Par exemple, la Chine a payé ses achats massifs de matières premières à la Russie en utilisant le renminbi plutôt qu’avec le dollar, et elle a également signé des accords pour utiliser sa propre monnaie dans ses échanges commerciaux avec l’Arabie saoudite et le Brésil. Des spéculations ont émergé selon lesquelles les pays BRICS pourraient même créer une monnaie qui pourrait rivaliser avec le dollar pour la domination mondiale, même s'il semble que le groupe n'ait pas de projets immédiats pour une monnaie commune. Néanmoins, le spectre d’une dédollarisation pourrait s’accentuer à mesure que de plus en plus de pays remettent en question leur dépendance à l’égard de la monnaie américaine. Qu’est-ce qu’un exemple de dédollarisation ? La dédollarisation implique de s’éloigner du dollar américain comme monnaie de réserve ou de chercher des moyens de contourner le dollar dans les affaires internationales. Les exemples incluent une banque centrale transférant ses réserves vers d’autres devises ou des pays menant des échanges internationaux dans leur propre monnaie plutôt que de compter sur le dollar comme intermédiaire. Comment fonctionne la dédollarisation ? Les pays peuvent chercher à réduire leur dépendance à l’égard du dollar de plusieurs manières. Les banques centrales peuvent détenir des réserves en or ou dans d’autres devises plutôt qu’en dollars, tandis que les pays peuvent également conclure des accords pour éviter d’utiliser le dollar lors du règlement des transactions internationales. Quelles sont les conséquences de la dédollarisation ? Malgré les réactions négatives, le dollar reste la monnaie de réserve la plus largement détenue au monde. Il est donc difficile de spéculer sur les conséquences potentielles d’une économie mondiale plus largement dédollarisée. D’une part, les États-Unis perdraient les avantages liés au dollar comme monnaie de réserve mondiale. Quels sont les avantages de la dédollarisation ? La dédollarisation pourrait contribuer à uniformiser les règles du jeu pour les économies en dehors des États-Unis. Cependant, les pays dépendent également de la stabilité de leur monnaie pour les conserver en réserve et mener leurs affaires internationales. Au moins à court terme, il ne semble pas y avoir de substitut viable au dollar au cœur du système financier mondial. Quelles sont les causes de la dédollarisation ? La dédollarisation pourrait être considérée comme une réaction contre l’hégémonie de la monnaie américaine. Les États-Unis ont utilisé la domination du dollar comme un outil pour promouvoir et faire valoir leurs intérêts économiques dans le monde entier, poussant d’autres pays à chercher des moyens de contourner la monnaie. * RADIO.LUCMICHEL https://www.podcastics.com/profile/12075-radiolucmichel/ * LUCMICHEL-TV https://vk.com/lucmicheltv
  2. 2023 09 20 Analyse de la visite du ministre russe de la Défense à Téhéran : Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré que les relations avec l’Iran « atteignent de nouveaux sommets », au mépris de la campagne de pression menée par l’Occident contre les deux pays. S'exprimant lors d'une rencontre avec son homologue iranien, le général de brigade Mohammad Reza Ashtiani mercredi à Téhéran, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré que la Russie et l'Iran étaient déterminés à entreprendre les activités prévues malgré l'opposition des États-Unis et de leurs alliés occidentaux. Comment analyser l'importance de cette visite et le renforcement des liens militaires entre Téhéran et Moscou? Luc Michel, géopoliticien, nous donne plus d'explications. LE MINISTRE RUSSE DE LA DEFENSE EVALUE LES RELATIONS TEHERAN-MOSCOU A UN NIVEAU STRATEGIQUE ELEVE Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré que les relations avec l’Iran « atteignent de nouveaux sommets », au mépris de la campagne de pression menée par l’Occident contre les deux pays. S'exprimant lors d'une rencontre avec son homologue iranien, le général de brigade Mohammad Reza Ashtiani mercredi à Téhéran, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré que la Russie et l'Iran étaient déterminés à entreprendre les activités prévues malgré l'opposition des États-Unis et de leurs alliés occidentaux. « Le recours à des sanctions contre la Russie et l'Iran s'avère vain, alors que la coopération russo-iranienne atteint de nouveaux sommets », a-t-il ajouté. Soulignant l'amélioration du niveau de coopération stratégique entre les deux pays, Choïgou a évoqué les interactions constructives entre l'Iran et la Russie pour créer la stabilité et la sécurité dans la région, mettant l’accent sur la poursuite de la coopération et l'évolution vers le système multipolaire. Concernant les développements régionaux, il a ajouté : « La Russie est active dans les questions régionales et la coopération avec un grand pays comme l'Iran peut aider à la sécurité et à la stabilité de la région. » Choïgou a également annoncé la volonté de la Russie « de prendre de nouvelles mesures conjointes [avec l’Iran] pour renforcer la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient ». Le général Ashtiani, pour sa part, a déclaré que la coopération Iran-Russie sur les scènes régionale et internationale peut garantir les intérêts et la sécurité des deux États. LE MINISTRE RUSSE DE LA DEFENSE A TEHERAN POUR RENFORCER LES LIENS MILITAIRES « La coopération en matière de défense et militaire des deux pays s'est toujours poursuivie avec le soutien de dirigeants de haut rang dans le but de renforcer et de consolider la stabilité et la sécurité dans la région et dans le système international », a déclaré le ministre de la Défense de la RII. « Relever les défis communs, y compris l'unilatéralisme américain, est l'une des questions importantes et stratégiques de la coopération commune », dit le ministre iranien. Le général Ashtiani a qualifié de fructueuse la coopération bilatérale dans la lutte antiterroriste en Asie de l’Ouest, affirmant que les liens militaires et de défense se poursuivraient certainement dans le cadre de la paix et de la sécurité internationales. Le ministre iranien de la Défense a également exprimé son opposition à la présence de forces extra-régionales en Asie de l’Ouest. « La préservation de l'intégrité territoriale des pays de la région et des frontières internationales fait partie des lignes rouges de la République islamique », a indiqué le général Ashtiani. « À cet égard, nous considérons le format 3+3 proposé comme une stratégie pour la résolution pacifique des problèmes dans la région du Caucase », a-t-il déclaré, faisant référence au mécanisme de coopération qui réunit les trois pays du Caucase du Sud, l'Arménie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan, ainsi que Russie, Turquie et Iran. Le général Choïgou a à son égard salué le format 3+3 pour résoudre les problèmes de la région du Caucase et a souligné la participation dynamique des pays de la région dans ledit plan, en particulier l'Iran. Ce mercredi matin, le ministre russe de la Défense a par ailleurs rencontré le représentant du Leader de la Révolution islamique, Ali Akbar Ahmadian, qui est également secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d'Iran. Les deux parties ont discuté des moyens d'élargir la coopération bilatérale et de faire face aux menaces communes. Lors de cette réunion, les deux responsables se sont entretenus d’un large éventail de sujets d'intérêt pour les deux pays sur les plans bilatéral, régional et international. Au demeurant, les développements dans la région du Caucase, ont été évalués lors de cette rencontre. Les deux parties ont souligné le développement des relations globales entre Téhéran et Moscou et la lutte décisive contre le terrorisme organisé. Elles ont considéré l'implication de pays extra-régionaux comme la principale cause de l'insécurité et de l'instabilité dans la région, et l'expansion du terrorisme. À la tête d'une délégation militaire de haut rang, Choïgou s'est rendu mardi à Téhéran à l'invitation officielle du chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général de division Mohammad Baqeri. La visite de Choïgou en Iran intervient un mois après la visite à Moscou d’une délégation dirigée par le général de brigade Kioumars Heydari, commandant des forces terrestres de l’armée iranienne. * RADIO.LUCMICHEL https://www.podcastics.com/profile/12075-radiolucmichel/ * LUCMICHEL-TV https://vk.com/lucmicheltv
  3. 2023 09 19 Sahel: la France face à une alliance militaire souveraine (Débat) Le Mali, le Burkina Faso et le Niger signent une alliance défensive. Les juntes militaires du Niger, du Mali et du Burkina Faso, trois pays d'Afrique de l'Ouest, ont signé un accord de sécurité commun appelé « Alliance des États du Sahel », s'engageant à s'entraider en cas d'agression étrangère contre l'un des trois pays. Jean Maxime Corneille, analyste politique spécialiste des sujets stratégiques français et le Belge Luc Michel géopoliticien, spécialiste de l'Afrique partagent leurs points de vue dans le débat de ce lundi 18 septembre 2023. LA FRANCE POURRAIT ETRE « EFFACEE DE L'AFRIQUE GRACE A LA POLITIQUE RATEE DE MACRON » Dans son édition du 12 août, le journal britannique The Telegraph a évoqué le coup d’État au Niger et la situation de la France qui risque d’être « effacée de l’Afrique » à cause de l’échec de la politique africaine du président Emmanuel Macron. L’évaluation flétrie de la politique africaine de Macron fait suite à une escarmouche inhabituellement publique entre le président français et le chef de service de renseignement (DGSE), au sujet de l’identification du responsable qui n’a pas pu prévoir le coup d’État au Niger, après ceux au Mali et au Burkina Faso au cours des trois dernières années. Selon le journal, après le coup d’État, Macron a réprimandé Bernard Emie, le chef de la DGSE, lui disant qu’il aurait dû prévoir la destitution de Mohamed Bazoum à la présidence du Niger. « On voit que le mode de fonctionnement de la DGSE n’est pas satisfaisant. Quand tu ne vois rien venir, il y a un problème », a reproché Macron au chef de la DGSE selon diverses sources. AFRIQUE : TOTAL ECHEC DE LA POLITIQUE FRANÇAISE La France suspend son aide au développement et son appui budgétaire au Burkina Faso. Pour sa part, Emie a insisté sur le fait qu’il avait lancé un avertissement sur la possibilité d’un coup d’État cette année, mais qu’il avait été ignoré par le gouvernement. À en croire les médias français, le chef de la DGSE a en effet informé Macron du coup d’État imminent au Niger, mais le président français a exclu l’envoi de forces spéciales pour protéger Bazoum arguant que cette décision serait interprétée comme du colonialisme. « C’est trop facile de blâmer la DGSE. En réalité, c’est toute la stratégie africaine de Macron qui a échoué », a déclaré au journal The Telegraph Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique et co-auteur du livre Macron’s African Trap. Le rapport poursuit en évoquant les avertissements des hauts responsables politiques français à la suite du coup d’État au Niger selon lesquels la France risque d’être effacée de l’Afrique à cause de l’échec de la politique d’Emmanuel Macron sur le continent. Les dirigeants du coup d’État au Niger ont annoncé vendredi matin que toute intervention militaire dans ce pays serait immédiatement répondue. Cette semaine, trois sénateurs de droite, soutenus par 96 députés de différents partis, ont pris pour cible la politique du président français, se demandant si la France était vouée à être “effacée” du continent africain. Des sénateurs ont adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour dénoncer l’échec de l’opération Barkhane, appelant à revoir la politique de la France sur le continent africain. “Aujourd’hui le Niger, hier le Mali, la République centrafricaine et le Burkina Faso ont rejeté la France, les forces françaises, les entreprises françaises”, a écrit Le Figaro citant la lettre ouverte de 96 sénateurs. Les sénateurs ont écrit que le sentiment anti-français s’était même répandu dans “des pays réputés être proches de la France, comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal”. “N’est-il pas temps de remettre à zéro notre vision de l’Afrique et de ses relations avec la France ?”, ont-ils demandé à Macron. Le journal The Telegraph, citant des sources diplomatiques, a averti que si les coups d’État du Niger continuent de régner, des incidents similaires pourraient se produire dans d’autres pays africains. QUAND LE SAHEL CHANGE TOUTES LES EQUATIONS DE L'OCCIDENT Il est vrai que depuis la prise du pouvoir par Traoré au Burkina Faso, plus le temps passe, plus l’axe Occident se rend compte du fait qu’après le Mali, le Burkina est le centre d’une lutte anti-Occident acharnée, une lutte multidimensionnelle qui en surprend plus d’un. Après une année de reprise de souveraineté au Burkina Faso, comment peut-on analyser la situation dans ce pays ? LES JUNTES MILITAIRES DU NIGER, DU BURKINA FASO ET DU MALI ONT SIGNE UN PACTE DE SECURITE COMMUN Le Niger, le Mali et la Burkina Faso signent un pacte de sécurité tripartite, le 16 septembre. (Echomagazine) Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont signé un pacte de défense trilatéral engageant les trois pays du Sahel à s'entraider en cas d'attaque militaire contre l'un d'entre eux. Les juntes militaires du Niger, du Mali et du Burkina Faso, trois pays d'Afrique de l'Ouest, ont signé un accord de sécurité commun appelé "Alliance des États du Sahel", s'engageant à s'entraider en cas d'agression étrangère contre l'un des trois pays. Les trois pays se démènent pour contenir les terroristes liés à Al-Qaïda et à Daech, et ont également vu leurs relations avec leurs voisins et leurs partenaires internationaux mises à mal par des coups d'État militaires. Le dernier coup d'État au Niger a creusé un fossé supplémentaire entre les trois pays et le bloc régional, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui a menacé de recourir à la force pour rétablir l'ordre constitutionnel dans le pays. Suite à cette menace, les dirigeants du Mali et du Burkina Faso se sont engagés à venir en aide au Niger si la CEDEAO mettait sa menace à exécution. LE NIGER LAISSE LE BURKINA FASO ET LE MALI INTERVENIR EN CAS D’AGRESSION Le Niger a autorisé les forces armées du Mali et du Burkina Faso à intervenir sur son territoire en cas d Selon la charte du pacte signé par les trois pays, "toute atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale d'une ou plusieurs parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres pays signataires de l'accord". Toujours sur la même page, "les autres États seraient prêts à fournir une assistance individuelle ou collective, voire à recourir à la force armée si cela s'avérait nécessaire". "J’ai signé ce jour avec les Chefs d’Etat du Burkina Faso et du Niger la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES) ayant pour objectif d’établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle au bénéfice de nos populations", a déclaré le chef de la junte malienne, Assimi Goita, sur son compte X (ex-Twitter). Les trois pays étaient auparavant membres de la force conjointe "Alliance G5 Sahel" soutenue par la France, avec le Tchad et la Mauritanie, lancée en 2017 sous le prétexte de lutter contre les groupes terroristes d'Al-Qaïda dans la région. Le Mali a quitté l'alliance inerte après un coup d'État militaire, tandis que le président déchu du Niger, Mohamed Bazoum, a déclaré en mai 2022 que la force était désormais "morte" après le départ du Mali. Les relations entre la France et les trois États se sont détériorées depuis les coups d'État dans le trio Niger-Mali-Burkina Faso. DES MILLIERS DE NIGERIENS ONT ORGANISE UNE NOUVELLE MANIFESTATION CONTRE LA FRANCE A NIAMEY Samedi 16 septembre, des milliers de personnes ont manifesté devant une base militaire abritant des soldats français à Niamey, la capitale du Niger, pour exiger leur départ de leur pays. "Trop c'est trop... Ils doivent tous retourner dans leur soi-disant pays, la France", a déclaré l'un des manifestants à l'AFP. Les manifestants ont brandi des drapeaux du Niger lors de leur marche pour demander le départ des soldats français. "Nous ne voulons pas de la France aujourd'hui, nous ne voulons pas de la France demain. Qu'ils laissent notre pays tranquille", a déclaré un autre manifestant cité par l'AFP. La manifestation de samedi s'est déroulée devant une base aérienne, qui abrite une partie du contingent français au Niger, près de l'aéroport de Niamey. Les manifestations anti-françaises ont commencé il y a quinze jours lorsque des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés devant la base pour exiger le départ des troupes françaises et de l'ambassadeur. Depuis, des centaines de personnes sont restées sur la base, promettant de poursuivre leurs marches de protestation jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites. La nouvelle manifestation a eu lieu après que le président français, Emmanuel Macron, a accusé les nouveaux dirigeants du Niger d'avoir pris en otage l'ambassadeur de France après que celui-ci ait refusé de quitter le Niger au mépris de l’ ordre de la junte militaire au pouvoir. Les chefs militaires du Niger ont donné 48 heures à l'ambassadeur de France, Sylvain Itté, pour quitter le pays après avoir pris le pouvoir lors d'un coup d'État le 26 juillet, renversant le président Mohamed Bazoum, qui bénéficiait du soutien de la France. Macron a cependant refusé d’obtempérer ou de reconnaître la légitimité des dirigeants militaires. Fin août, le gouvernement militaire a levé l'immunité diplomatique de l'ambassadeur de France et ordonné à la police de l'expulser du pays. Les nouveaux dirigeants du Niger ont également annulé les accords de coopération militaire avec la France et demandé aux troupes militaires françaises de partir rapidement. La France était une puissance coloniale en Afrique de l’Ouest jusqu’en 1960. Elle maintient environ 1 500 soldats au Niger et a jusqu’à présent refusé de les en retirer. * RADIO.AFRIQUEMEDIA INTERNATIONAL https://www.podcastics.com/podcast/radioafriquemedia-international/ * WebTV AFRIQUE MEDIA http://www.afriquemedia-webtv.org/
  4. 2023 09 23 Sur le Zoom Afrique du 23 09 2022 : L'avocat du président déchu du Niger a annoncé mercredi à l'AFP avoir saisi la Cour de justice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest pour que l'État du Niger soit "condamné au rétablissement immédiat de l'ordre constitutionnel par la remise du pouvoir au président Bazoum". Luc Michel, géopoliticien, nous donne plus d'explications et la chronologie du dossier. LE PRESIDENT NIGERIEN DECHU MOHAMED BAZOUM A SAISI LA JUSTICE OUEST-AFRICAINE pour obtenir sa libération et le rétablissement de l'ordre constitutionnel dans le pays, après un coup d'État qui l'a renversé le 26 juillet, a annoncé mercredi 20 septembre à l'AFP son avocat sénégalais, Seydou Diagne. "Nous demandons (...) au vu de la violation des droits politiques (resic), que l'État du Niger soit condamné (sic) au rétablissement immédiat de l'ordre constitutionnel par la remise du pouvoir au président Bazoum qui doit continuer de l'exercer jusqu'à la fin de son mandat le 2 avril 2026", a-t-il déclaré. La requête déposée devant la Cour de justice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) le 18 septembre invoque "l'arrestation arbitraire" et "la violation de la liberté d'aller et venir" du président Mohamed Bazoum, de sa femme Haziza et de son fils Salem, détenus avec lui au palais présidentiel depuis le coup d’État du 26 juillet. Selon maître Diagne, ses clients sont "victimes de graves et intolérables violations des droits de l'Homme. Ils ont le droit de saisir les juridictions compétentes. Ça ne peut pas aggraver leur situation, c'est un motif d'espoir que justice leur soit rendue". En cas de décision favorable, "l'État du Niger a(ura) l'obligation juridique d'exécuter la décision", a-t-il assuré. "Ce qui nous intéresse, c'est d'obtenir une condamnation de l'État du Niger par une décision de justice. Le combat de Monsieur Bazoum est un combat par le droit", a-t-il souligné. Maître Seydou Diagne a affirmé que "le général Tiani n'est pas habilité par la loi nigérienne pour procéder à des arrestations. Il a été nommé par décret depuis 2011 pour assurer la sécurité du président". La Cour de justice de l'organisation est la principale juridiction de la Cédéao, composée de 5 juges choisis parmi les ressortissants des États membres. Mi-août, les auteurs du coup d'État avaient de leur côté annoncé leur intention de "poursuivre" Mohamed Bazoum pour "haute trahison" et "atteinte à la sûreté" du pays. BAZOUM ET LA CEDEAO COMPRADORES La Cédéao menace les auteurs du coup d'État d'une intervention militaire depuis le 30 juillet pour rétablir l'ordre constitutionnel. Elle avait annoncé que le jour et les modalités de l'opération avaient été décidés, priorisant toutefois la voie diplomatique. Mais elle reste désormais relativement silencieuse, bien que soutenue par plusieurs pays occidentaux. L'Union européenne (UE) a rappelé mercredi son "soutien à la position de la Cédéao", appelant une nouvelle fois "à la libération immédiate et inconditionnelle du président Bazoum et de sa famille", et "ne reconnaît pas les autorités issues du putsch", a affirmé à l'AFP Nabila Massrali, porte-parole du chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell. Des propos formulés le lendemain d'une convocation de l'ambassadeur de l'UE à Niamey, Salvador Pinto da França, par le Premier ministre du Niger nommé par les militaires au pouvoir, Ali Mahaman Lamine Zeine. La Cédéao est également soutenue par la France, engagée dans un bras de fer avec le régime militaire. Paris a suspendu début août la délivrance de visas à Niamey – suspendue également à Ouagadougou (Burkina) et Bamako (Mali) – pour entrer sur son territoire. Paris refuse aussi le retour en France de son ambassadeur à Niamey, Sylvain Itté, "pris en otage" selon Emmanuel Macron, et dont l'expulsion a été ordonnée par les généraux au pouvoir fin août. La France compte quelque 1 500 soldats au Niger, dont l'avenir est incertain. Le régime militaire, qui prévoit une transition d'une durée maximum de trois ans, cherche des alliés. Il se tourne notamment vers le Mali et le Burkina voisins, également dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par un coup d'État, avec qui il a lancé samedi une coopération de défense, avec la création de l'Alliance des États du Sahel (AES). * RADIO.AFRIQUEMEDIA INTERNATIONAL https://www.podcastics.com/podcast/radioafriquemedia-international/ * WebTV AFRIQUE MEDIA http://www.afriquemedia-webtv.org/
  5. Sur le Zoom Afrique du 17 09 2023 : Burkina Faso : l’attaché de défense français sommé de quitter le territoire dans un délai de deux semaines Le Burkina Faso a annoncé vendredi, l’expulsion de l’attaché de défense près l’ambassade de France à Ouagadougou pour ‘activités subversives’ de même que la fermeture de la mission militaire burkinabée à Paris, à compter du jeudi 14 septembre 2023. Dans un courrier confidentiel adressé à la diplomatie française, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabés de l’Extérieur du Burkina Faso a déclaré que ‘Le gouvernement du Burkina Faso a décidé à compter du jeudi 14 septembre 2023, de retirer l’agrément de Monsieur Emmanuel Pasquier, attaché de défense près l’ambassade de France au Burkina Faso pour activités subversives’. La diplomatie burkinabée a ajouté que ‘Monsieur Emmanuel Pasquier, de même que le personnel du bureau militaire français ont un délai de deux semaines pour quitter le territoire burkinabé’, peut-on lire dans ce courrier. Par ailleurs, le ministère en charge des Affaires étrangères du Burkina Faso a annoncé ‘la fermeture de la mission militaire burkinabée à Paris à compter du jeudi 14 septembre’. Luc Michel, géopoliticien, revient sur le sujet. BURKINA FASO: L’ATTACHE DE DEFENSE FRANÇAIS SOMME DE QUITTER LE TERRITOIRE DANS UN DELAI DE DEUX SEMAINES - POUR « ACTIVITES SUBVERSIVES » Le Burkina Faso a annoncé vendredi, l’expulsion de l’attaché de défense près l’ambassade de France à Ouagadougou pour « activités subversives » de même que la fermeture de la mission militaire Burkinabè à Paris, à compter du jeudi 14 septembre 2023. Dans un courrier confidentiel adressé à la diplomatie française (Quai d’Orsay), le ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur du Burkina Faso a déclaré que « Le gouvernement du Burkina Faso a décidé à compter du jeudi 14 septembre 2023, de retirer l'agrément de Monsieur Emmanuel Pasquier, attaché de défense près l’ambassade de France au Burkina Faso pour activités subversives ». La diplomatie burkinabè a ajouté que « Monsieur Emmanuel Pasquier, de même que le personnel du bureau militaire français ont un délai de deux (02) semaines pour quitter le territoire Burkinabè », peut-on lire dans ce courrier. Par ailleurs, le ministère en charge des Affaires étrangères du Burkina Faso a annoncé « la fermeture de la mission militaire Burkinabè à Paris à compter du jeudi 14 septembre ». Depuis le coup d’Etat du 30 septembre 2022 et l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, les relations diplomatiques entre Ouagadougou et Paris, déjà affectées par la montée d’un sentiment anti-français en Afrique, se sont dégradées. Les emprises diplomatiques de la France avaient été prises pour cible par les manifestants hostiles à la France lors du coup d’Etat de septembre dernier. Ouagadougou a expulsé en janvier 2023, l’ambassadeur de France au Burkina Faso Luc Hallade, affirmant « ne plus avoir confiance » en lui. En février, le Burkina Faso a également obtenu le départ des 400 soldats des forces spéciales françaises, qui étaient stationnés depuis 2010 dans la périphérie nord-est de Ouagadougou. * RADIO.AFRIQUEMEDIA INTERNATIONAL https://www.podcastics.com/podcast/radioafriquemedia-international/ * WebTV AFRIQUE MEDIA http://www.afriquemedia-webtv.org/
  6. 2023 09 03 Gabon: coup d'état pour ou contre la France ? (Débat) Les coups de force dans les pays du Sahel continuent d’affaiblir la France et les États-Unis en Afrique de l’Ouest, et le langage des médias propagandistes français le prouve, simplement en victimisant les ex-présidents déchus. Ce qui est différent concernant le Gabon. La question qui revient de plus en plus est de savoir si le Gabon va rejoindre le bloc anti-impérialiste et souverainiste du Mali-Burkina-Niger. Pour l’instant, il serait trop tôt pour porter un avis sur la question, mais les évènements semblent montrer que le coup d’État au Gabon ne ressemble pas au coup de force qui a eu lieu au Mali, au Burkina et au Niger. Luc Michel, géopoliticien et Bernard Cornut, expert des questions politiques, s’expriment sur ce sujet.. L’AVIS DE LUC MICHEL https://www.palestine-solidarite.fr/gabon-coup-detat-colonial/ * RADIO.LUCMICHEL https://www.podcastics.com/profile/12075-radiolucmichel/ * GABON-NEWS-TV https://vk.com/gabonnewstv * Rejoignez le Groupe WHATSAPP GABON-NEWS sur https://chat.whatsapp.com/Lxq0U662z4n00X20mlhxjG * Rejoignez le Groupe TELEGRAM GABON-NEWS sur https://t.me/GABONNEWS
  7. 2023 09 08 L'Organisation des Nations unies a demandé mercredi 6 septembre une enquête sur l'incident au cours duquel des soldats israéliens ont déshabillé de force cinq femmes palestiniennes dans la ville d'al-Khali, dans le sud de la Cisjordanie occupée, lors d'un raid dans un immeuble résidentiel. Luc Michel, géopoliticien, nous donne plus d'explications. FOUILLES A NU DE PALESTINIENNES PAR LES SOLDATS ISRAELIEN: L’OCI CONDAMNE, L’ONU EXIGE UNE ENQUETE L’'Organisation de la coopération islamique (OCI) a également fermement condamné les soldats israéliens pour avoir fouillé à nu cinq femmes palestiniennes à al-Khalil. Les forces du régime israélien ont fait irruption dans la maison de la famille Ajluni tôt le matin du 10 juillet. Deux femmes soldats ont emmené la mère de 53 ans, sa fille de 17 ans et les trois belles-filles, toutes âgées d'une vingtaine d'années, dans la chambre des enfants, où elles ont été forcées de se déshabiller. Équipés de fusils, les soldats ont menacé de lâcher des chiens K-9 contre les membres des familles si les femmes n'obéissaient pas. Cela alors que les soldats ont procédé à des fouilles corporelles sur les hommes alors qu'ils étaient habillés. Sous prétexte de la quête de « Palestiniens recherchés », Israël mène quasi-quotidiennement des attaques en Cisjordanie occupée. Or le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l'ONU, Farhan Haq, a appelé à une enquête immédiate sur l'affaire. Lors d'une conférence de presse mardi, Farhan a été invité à commenter l'incident . « Cela doit faire l'objet d'une enquête de la part des autorités compétentes et nous serons opposés à toute forme de punition collective », a répondu Farhan. La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés de la Palestine, Francesca Albanese, s'est également prononcée sur l'incident et a écrit sur X : « Les rapports selon lesquels des soldats masqués ont pris d'assaut les maisons palestiniennes la nuit, réveillant les familles, forçant les femmes à se déshabiller sous la menace d'un fusil, sous la menace des chiens d'attaque, tandis que des enfants hurlent de terreur, sont absolument épouvantables. Cette attaque incessante contre les personnes et leurs droits doit cesser. » Amal Ajluni, l'une des personnes fouillées à nu, a déclaré au groupe israélien de défense des droits B'Tselem : « Je ne peux pas oublier ce qui s'est passé. La fouille et l'humiliation que j'ai subies devant les [femmes] soldats, ainsi que l'impuissance et la honte que j'ai ressenties devant mes enfants. Ils ont désormais peur de dormir dans leur chambre la nuit et de venir dans notre lit. Ils ne dorment pas bien, mouillent leur lit et quand ils se réveillent, ils ont peur d'aller aux toilettes. » L'agression suscite les condamnations de l'OCI et des Palestiniens L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a fermement condamné cette attaque et a exhorté les organismes internationaux à faire pression sur Israël pour qu'il mette fin à ses violations quotidiennes en Palestine. Le Premier ministre palestinien Mohammad Shtayyeh a également dénoncé la violation scandaleuse contre la famille Ajluni. « Violer le caractère sacré de nos foyers et nuire à nos femmes est un acte provocateur, honteux et terrible, qui n'est pratiqué que par ceux qui sont dépourvus de morale et de valeurs humaines », a-t-il dénoncé. Par ailleurs, la commission des droits de l’homme du Parlement palestinien a déclaré dans un communiqué que la fouille à nu démontrait « l’étendue de la laideur et du fascisme de l’occupation devant le monde », appelant à la formation d’une commission d’enquête internationale. Le Mouvement de résistance islamique de la Palestine, Hamas, a également promis de se venger, soulignant que l’incident représentait une « escalade dangereuse que le peuple et la Résistance palestiniens n’ignoreront pas ». Les « violations commises par l’occupation fasciste […] tomberont face à notre fermeté […] jusqu’à ce que les derniers militaires et colons soient déracinés de nos terres occupées », a ajouté le Hamas siégé à Gaza. Tarik Salami, porte-parole du mouvement de Résistance du Jihad islamique de la Palestine, a appelé les Palestiniens d’al-Khalil et d’autres villes de Cisjordanie à « intensifier leur lutte contre le régime d’occupation » et à « venger » l’assaut. * RADIO.LUCMICHEL https://www.podcastics.com/profile/12075-radiolucmichel/ * LUCMICHEL-TV https://vk.com/lucmicheltv
  8. 2023 09 10 Pour Paris, le putsch du 30 août se distingue de celui survenu le 26 juillet au Niger, notamment par son absence d’hostilité contre l’ancienne puissance coloniale. Luc Michel, géopoliticien, nous en dit plus. « LA FRANCE NE CONDAMNE QU'EN DEMI-TEINTE » Après le putsch orchestré au Gabon, mercredi 30 août par la Garde républicaine, le ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu, a annoncé dans la presse la suspension des éléments français présents dans le pays. Une décision temporaire prise bien avant l'été. Preuve qu'entre décision diplomatique et protection de ses intérêts, la France ne condamne qu'en demi-teinte. Entre 350 et 380 militaires et leur famille sont présents au Gabon conformément aux accords signés entre la France et ce pays d'Afrique centrale lors de la décolonisation. Le camp De Gaulle, à Libreville, la capitale, représente la plus petite des quatre bases militaires permanentes de la France sur le continent africain – à côté de Djibouti et ses 1 500 éléments ; Abidjan, qui compte 900 soldats ; et Dakar, avec 400 militaires présents. Il n'en reste pas moins un camp quelque peu stratégique. À proximité des épicentres des tensions actuelles comme le Tchad, la République centrafricaine et, plus récemment, le Niger, les militaires gabonais sont occasionnellement envoyés en renfort aux côtés des troupes alliées de la France. * RADIO.LUCMICHEL https://www.podcastics.com/profile/12075-radiolucmichel/ * LUCMICHEL-TV https://vk.com/lucmicheltv
  9. 2023 09 15 Sur le Zoom Afrique du 15 09 2022 : Le peuple nigérien ne veut plus de la France : C'est avec un chant intitulé "L'honneur de la Patrie", le nouvel hymne national du Niger, que commence chaque soir, le sit-in des partisans du nouveau gouvernement. Depuis le 2 août 2023, date de l'expiration du délai donné par la junte nigérienne aux 1500 soldats français pour quitter le pays, des milliers de manifestants se rassemblent toute la nuit devant la base militaire qui abrite les soldats français à Niamey dont ils exigent le départ. Luc Michel, géopoliticien nous donne plus de détails. AU NIGER, LES PRO-PUTSCHISTES SE MOBILISENT CONTRE LA FRANCE Les partisans des putschistes initient toutes les nuits, un sit-in devant la base militaire qui abrite les militaires français pour exiger leur départ. Des jeunes apparemment déterminés. Une pancarte avec mention "À bas la France" à Niamey Les militaires au pouvoir au Niger tout comme les manifestants réclament le départ de l'ambassadeur à Niamey et ont dénoncé les accords de défense avec Paris, qui déploie 1.500 soldats au Niger.Image : Souley Abdoulaye/Afrikimages Age/IMAGO C'est avec un chant intitulé "L'honneur de la Patrie", le nouvel hymne national du Niger, que commence chaque soir, le sit-in des partisans des putschistes. Depuis le 2 août 2023, date de l'expiration du délai donné par la junte nigérienne aux 1500 soldats français pour quitter le pays, des milliers de manifestants se rassemblent toute la nuit devant la base militaire qui abrite les soldats français à Niamey dont ils exigent le départ. "Nous sommes ici présents pour dire non à l'impérialisme, non à la présence de la base militaire française sur nos terres. On ne veut plus d'eux ! Qu'ils plient bagage et rentrent chez eux. On est là, on va lutter jusqu'au jour où il n'y aura plus cette base française sur notre territoire" ̧ Nafissa Halidou Hassan qui fait partie des organisateurs de ce sit-in. Nafissa Halidou Hassan compte sur la mobilisation continue des jeunes pour faire plier les autorités françaises : "Nous ne sommes pas fatigués, nous pouvons résister pendant un an ici puisqu'il s'agit de notre pays". La France considère toujours le président renversé Mohamed Bazoum, retenu captif par la junte, comme le chef de l'Etat légitime, et refuse jusqu'à présent de répondre aux revendications des putschistes. Ce que dénoncent aussi les manifestants.Image : AFP Des manifestants très déterminés Les jeunes manifestants sont issus de différentes couches sociales. Parmi eux, il y a des scolaires et des étudiants qui, malgré les cours, sont toutes les nuits au-devant de la scène, à l'instant de Djamila Mamane, étudiante. "Je dois faire le combat pour mon pays, c'est pour cela que je viens ici", a fait savoir Djamila Mamane, qui ne craint pas pour ses études. Non. Ça ne m'empêche pas d'aller à la FAC. Ça ne touche pas mes études. Chaque nuit, quand je finis de réviser, je viens ici. Je suis là pour mon pays", a-t-elle estimé. Les milliers de manifestants sont motivés par des personnes qui viennent chaque soir leur distribuer de la nourriture. "Pour la brigade de veille, comme la majorité des jeunes passent la nuit ici, il y a des bonnes volontés qui apportent de la nourriture ici, que ce soit la nuit ou le matin". Ce qui nous motive à continuer ce combat jusqu'au dernier souffle de notre vie. Pour ce combat, nous n'avons pas besoin qu'on nous donne de l'argent. Puisque c'est un combat national", a expliqué Maman Gali Issa, l'un des manifestants. La France compte 1.500 soldats à Niamey. Ces derniers jours, des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des livraisons de pains et de croissants destinés aux militaires français qui sont saisis et déballés en public. * RADIO.AFRIQUEMEDIA INTERNATIONAL https://www.podcastics.com/podcast/radioafriquemedia-international/ * WebTV AFRIQUE MEDIA http://www.afriquemedia-webtv.org/
  10. 2023 09 11 À qui profite l'intégration de L’UA au G20 ? (Interview) Le sommet du G20 s'est achevé à New Delhi. La grande nouveauté de cette édition a été l’intégration de l’Union africaine. Quels en sont les enjeux ? Le point avec le géopoliticien, Luc Michel. L'UNION AFRICAINE DEVIENT MEMBRE PERMANENT DU G20 Le continent africain n'était jusqu'ici représenté au G20 que par un seul Etat, l'Afrique du Sud. L'Union africaine (UA) a officiellement rejoint le G20, samedi 9 septembre, à l'occasion d'un sommet à New Delhi. "Avec l'approbation de tous, je demande au chef de l'UA de prendre place en tant que membre permanent du G20", a déclaré dans son discours d'ouverture le Premier ministre indien, Narendra Modi, dont le pays préside cette année cette instance rassemblant les plus grandes économies développées et émergentes de la planète. Le président en exercice de l'Union africaine et chef d'Etat des Comores, Azali Assoumani, a ensuite pris place aux côtés des autres dirigeants. Etablie à Addis-Abeba, capitale de l'Ethiopie, l'UA compte 55 membres (dont six suspendus), totalisant 3 000 milliards de dollars de PIB. Le continent africain n'était jusqu'ici représenté au G20 que par un seul Etat, l'Afrique du Sud. Son arrivée est une victoire diplomatique notable pour Narendra Modi, qui a porté l'initiative. Elle contribue ainsi à redorer le blason du chef du gouvernement indien à l'étranger, avant qu'il ne brigue probablement un nouveau mandat en 2024. L'Inde, qui préside cette année ce groupe rassemblant les plus grandes économies occidentales et émergentes, a affiché sa volonté d'être le porte-voix pour "les besoins des pays du Sud" dans un monde divisé. "Le monde connaît une énorme crise de confiance, a déclaré Narendra Modi à l'ouverture du sommet. La guerre a aggravé ce déficit de confiance. Si nous parvenons à vaincre le Covid-19, nous pourrons également vaincre cette crise de confiance mutuelle." d'explications et la chronologie du dossier. RADIO.AFRIQUEMEDIA INTERNATIONAL https://www.podcastics.com/podcast/radioafriquemedia-international/ * WebTV AFRIQUE MEDIA http://www.afriquemedia-webtv.org/
  11. 2023 09 11 G20: un «mouvement de l'avant» contre l'hégémonie occidentale (Débat) : Le ministre russe des Affaires étrangères a estimé qu’un « mouvement de l’avant » pouvait être observé au G20, remettant en cause l’hégémonie occidentale. « La teneur de cette année était la consolidation des pays du sud », a-t-il estimé. Sergueï Lavrov a répondu à la presse à l’issue du sommet du G20, livrant ses impressions sur une déclaration plus équilibrée et sur la volonté des pays du sud à ne pas se laisser dicter leur conduite par l’Occident. Le diplomate russe a fait valoir que plusieurs pays membres œuvraient à la « défense de leurs intérêts », permettant ainsi d’éviter que les pays occidentaux « ukrainisent tout le débat aux dépens des pays émergents ». Lavrov a déclaré que les pays du sud avaient une bonne compréhension « de ce qui se passe en Ukraine ». Bernard Cornut, expert des questions politiques et Luc Michel, géopoliticien, s'expriment sur ce sujet. G20 : L'HEGEMONIE OCCIDENTALE REMISE EN QUESTION : le ministre russe des Affaires étrangères a estimé qu’un « mouvement de l’avant » pouvait être observé au G20, remettant en cause l’hégémonie occidentale. « La teneur de cette année était la consolidation des pays du sud », a-t-il estimé. Sergueï Lavrov a répondu à la presse à l’issue du sommet du G20, livrant ses impressions sur une déclaration plus équilibrée et sur la volonté des pays du sud à ne pas se laisser dicter leur conduite par l’Occident. HAMBOURG : LES ANTI-G20 DENONCENT LES POLITIQUES DE LEURS DIRIGEANTS Selon le quotidien allemand Die Frankfurter Allgemeine Zeitung, ils étaient des milliers de personnes à battre le pavé ce dimanche 2 juillet à Hambourg afin de condamner les politiques des dirigeants du sommet du G20 qui se tenait les 7 et 8 juillet dans cette ville portuaire d’Allemagne. Plusieurs organisations ont appelé les gens à descendre dans la rue pendant la tenue du sommet en question. Selon Die Frankfurter Allgemeine Zeitung, plus de 4 000 personnes se sont rassemblées dimanche dans l’après-midi devant la municipalité de Hambourg afin de protester contre la présence des dirigeants du G20. Aux dires d’un porte-parole de la police, le nombre des contestataires ayant assisté à cette manifestation ne cessait de gonfler. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le centre-ville avant de scander des slogans hostiles à l’encontre des politiques commerciales et climatiques des dirigeants du G20. Les contestataires portaient des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des slogans rappelant la nécessité de préserver le climat et de lutter contre la pauvreté. Certains organismes de protection de l’environnement et de l’agriculture, des syndicats d’ouvriers, des organisations de défense des droits de l’homme et des Églises ont participé à cette manifestation. Il était prévu qu’une trentaine d’autres manifestations aient lieu d’ici à la fin du sommet du G20. Plusieurs autorités allemandes ont lancé une mise en garde contre les protestataires qui entendent envahir les rues proches du sommet du G20 en les menaçant d’être sévèrement punis. SOMMET DU G-20 A HAMBOURG : LES ANTI-G20 BIEN DECIDES A SE FAIRE ENTENDRE Le face-à-face entre manifestants et policiers s’est poursuivi à Hambourg. La police ne les autorisait toujours pas à établir un camp de base, ils arpentaient donc les rues de la ville et en furent chassés à coup de canon à eau. Plus de 100 000 manifestants étaient t attendus dans les jours à venir. Et la police redoutait des affrontements à cause de la présence d’environ 8 000 extrémistes de gauche «potentiellement violents » selon le ministre allemand de l’Intérieur. Les anti-G20, eux, entendaient camper sur n’importe quelle place ou parc de Hambourg s’ils n’étaient pas autorisés à passer la nuit dans un parc qu’ils avaient choisi. Ces derniers jours, ils furent plusieurs fois évacués de force de différents lieux… Environ 20 000 policiers ont été déployés pour assurer la sécurité des délégations des 19 pays les plus industrialisés de la planète et de l’Union européenne, vendredi et samedi. * RADIO.LUCMICHEL https://www.podcastics.com/profile/12075-radiolucmichel/ * LUCMICHEL-TV https://vk.com/lucmicheltv * EODE http://www.eode.org/ * EODE-TV sur YouTube https://www.youtube.com/user/EODEtv
  12. 2023 09 01 (débat du 301 août sur PRESS TV) L’ambassadeur de France reste en poste au Niger « malgré les pressions », a déclaré Emmanuel Macron. Le président français a affirmé que « l’ambassadeur français va rester au Niger malgré les pressions des militaires à l’origine du coup d’État dans le pays ». Emmanuel Macron qui ouvrait lundi 28 août la 29e édition de la conférence des ambassadrices et des ambassadeurs a salué « l’action des diplomates français qui travaillent dans des conditions difficiles », citant en particulier la situation au Niger, où l’ambassadeur est toujours en poste, bien que les militaires ayant pris le pouvoir aient demandé son départ. Plus tôt dans une interview à l’hebdomadaire français Le Point, Emmanuel Macron a prétendu que la France avait eu raison de s’engager aux côtés des pays africains pour « lutter contre le terrorisme ». Macron a également lié l’intervention française dans la région à « la survie de certains pays ». « Les opérations et l’engagement de la France ont assuré la survie de certains pays africains », a prétendu mercredi 23 août le président français. Pour Emmanuel Macron, « l’intervention française au Sahel a permis de préserver l’existence même de plusieurs pays ». « Si l’on prend de la hauteur, la France a eu raison de s’engager au côté d’Etats africains pour lutter contre le terrorisme. C’est son honneur et sa responsabilité », rapporte France TV Info qui relate les allégations de mercredi dernier d’Emmanuel Macron. « Si nous ne nous étions pas engagés, avec les opérations Serval puis Barkhane, il n’y aurait, sans doute, plus de Mali, plus de Burkina Faso, je ne suis même pas sûr qu’il y aurait encore le Niger », a-t-il aussi prétendu. Le chef de l’État français a aussi prétendu que ces opérations, « menées à la demande des États africains », ont été un succès. « La politique française, que je véhicule depuis 2017, c’est de sortir de la mentalité sécuritaire », a-t-il dit, avant de prétendre : « Je crois en une politique de partenariat où la France défend ses intérêts, et accompagne l’Afrique dans sa réussite. C’est un vrai partenariat, pas un condominium sécuritaire. » Macron a réitéré son appel à ce qu’il a appelé le « rétablissement de l’ordre constitutionnel » au Niger et à la libération du président Mohamed Bazoum, renversé par l’administration militaire le 26 juillet. Par ailleurs, l’agence de presse turque Anadolu a cité des sources locales disant que les nouveaux dirigeants militaires au Niger ont également coupé l’eau et l’électricité au consulat français dans la ville de Zinder. À ce sujet, le site d’information ActuCameroun se réfère à plusieurs médias sociaux et écrit : « Alors que les militaires au pouvoir au Niger ont demandé à l’ambassadeur de France à Niamey la capitale du pays, de quitter le territoire et que Paris s’entête à rester, les autorités ont coupé l’eau et l’électricité à l’ambassade et aucune livraison de nourriture n’est autorisée. » Bernard Cornut, politologue et Luc Michel, géopoliticien s'expriment sur le sujet. LA FRANCE N’A PLUS DE PLACE EN AFRIQUE (PRESSE FRANÇAISE) Les médias français se sont penchés sur les récents coups d’État successifs dans les pays africains, alliés de Paris, affirmant que « les fondements historiques de la France en Afrique ont été ébranlés ». Les coups d’État africains rappellent à chaque fois le déclin de l’influence de l’Occident dans le monde, nous rappelle Le Figaro ajoutant que « compte tenu de la montée des sentiments anti-français à travers le continent africain, les développements au Gabon ont porté un nouveau coup à l’influence de Paris sur le continent », et que la France aurait certainement du mal à justifier son double standard face aux dirigeants des coups d’État au Niger et au Gabon. Le coup d'État au Niger, un coup dur pour les intérêts occidentaux ? Les médias français se sont penchés sur les récents coups d’État successifs dans les pays africains, alliés de Paris, affirmant que « les fondements historiques de la France en Afrique ont été ébranlés ». La presse française a abordé le coup d’État qui a conduit au renversement de la dynastie politique Bongo au Gabon. Le Figaro écrit que la diplomatie française a perdu son équilibre à cause de l’épidémie de coups d’État en Afrique. La Croix a souligné qu’« Avec le Gabon, c’est un pilier historique de la France en Afrique qui vacille ». Le Point a précisé que la France a manqué la « mondialisation de l’Afrique » à travers les coups d’État. Coup d’État au Gabon après la réélection d’Ali Bongo Coup d’État au Gabon après la réélection d’Ali Bongo Au Gabon, des militaires annoncent la « fin du régime » et l Le Figaro a comparé les récents développements en Afrique et les coups d’État sur ce continent à « la torture dans la baignoire » des diplomates français. Soulignant que depuis 2020, il y a eu huit coups d’État en Afrique centrale et occidentale, le magazine français a écrit : « Les diplomates français n’osent pas sortir la tête de l’eau, car à chaque fois un nouveau coup d’État se produit avec plus d’intensité. » Les coups d’État africains rappellent à chaque fois le déclin de l’influence de l’Occident dans le monde, nous rappelle Le Figaro ajoutant que « compte tenu de la montée des sentiments anti-français à travers le continent africain, les développements au Gabon ont porté un nouveau coup à l’influence de Paris sur le continent », et que la France aurait certainement du mal à justifier son double standard face aux dirigeants des coups d’État au Niger et au Gabon. Le coup d'État au Niger, un coup dur pour les intérêts occidentaux. « Emmanuel Macron ne voit pas et ne comprend pas ce qui se passe en Afrique, car il y est hors sol », juge Antoine Glaser. « Il passe à côté des réalités qui contredisent sa vision du monde, il s’affranchit de l’histoire, de ce qui est contrariant, en proposant aux Africains de regarder avec lui le futur. Mais on n’efface pas le réel comme sur une ardoise magique. » L’Afrique est entrée dans un processus irréversible dans lequel la France sera expulsée du continent, alors qu’elle aurait dû se retirer de ses anciennes colonies d’Afrique occidentale et centrale il y a des années, mais elle a décidé de continuer à surveiller l’Afrique et à maintenir des bases militaires sur le continent. Dans le même temps, d’autres superpuissances ont lancé des activités commerciales et, par conséquent, les soldats français se retirent aujourd’hui d’Afrique, alors que la part des entreprises françaises sur le marché africain est bien inférieure à celle des autres pays. La France assiste aujourd’hui à la mondialisation de l’Afrique. Emmanuel Macron, est également très en colère et à ce propos, il a seulement dit, « la France en a fini avec l’Afrique ». Il connaît très bien le danger auquel son pays est actuellement confronté, c’est-à-dire qu’il n’a plus sa place en Afrique. « À l’évidence, le président français est mal conseillé sur les questions africaines. Lui-même est ignorant de la réalité du continent, il n’en connaît ni l’histoire, ni la diversité, ni la complexité, ni le présent », constate aussi l’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch. Ce qu’il faudrait changer pour que l’Élysée ne perde pas le contact avec le continent ? « L’éducation des Français sur l’Afrique, répond la chercheuse. L’histoire de ce continent et de la France sur ce continent est un angle mort de nos programmes scolaires. Ce déficit de culture, de formation, d’expérience est le premier obstacle à la refondation profonde et sincère des relations entre le continent et la France. » « Emmanuel Macron ne voit pas et ne comprend pas ce qui se passe en Afrique, car il y est hors sol », juge Antoine Glaser. « Il passe à côté des réalités qui contredisent sa vision du monde, il s’affranchit de l’histoire, de ce qui est contrariant, en proposant aux Africains de regarder avec lui le futur. Mais on n’efface pas le réel comme sur une ardoise magique. » L’Afrique est entrée dans un processus irréversible dans lequel la France sera expulsée du continent, alors qu’elle aurait dû se retirer de ses anciennes colonies d’Afrique occidentale et centrale il y a des années, mais elle a décidé de continuer à surveiller l’Afrique et à maintenir des bases militaires sur le continent. Dans le même temps, d’autres superpuissances ont lancé des activités commerciales et, par conséquent, les soldats français se retirent aujourd’hui d’Afrique, alors que la part des entreprises françaises sur le marché africain est bien inférieure à celle des autres pays. La France assiste aujourd’hui à la mondialisation de l’Afrique. Emmanuel Macron, est également très en colère et à ce propos, il a seulement dit, « la France en a fini avec l’Afrique ». Il connaît très bien le danger auquel son pays est actuellement confronté, c’est-à-dire qu’il n’a plus sa place en Afrique. « À l’évidence, le président français est mal conseillé sur les questions africaines. Lui-même est ignorant de la réalité du continent, il n’en connaît ni l’histoire, ni la diversité, ni la complexité, ni le présent », constate aussi l’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch. Ce qu’il faudrait changer pour que l’Élysée ne perde pas le contact avec le continent ? « L’éducation des Français sur l’Afrique, répond la chercheuse. L’histoire de ce continent et de la France sur ce continent est un angle mort de nos programmes scolaires. Ce déficit de culture, de formation, d’expérience est le premier obstacle à la refondation profonde et sincère des relations entre le continent et la France. » * RADIO.AFRIQUEMEDIA INTERNATIONAL https://www.podcastics.com/podcast/radioafriquemedia-international/ * WebTV AFRIQUE MEDIA http://www.afriquemedia-webtv.org/
  13. Pourquoi nous soutenons Ali Bongo contre l’opposition compradore ? 2023005 24 Des élections générales doivent avoir lieu au Gabon le 26 août 2023. Le président sortant Ali Bongo Ondimba est candidat à sa réélection. L’opposition veut « tourner la page des Bongos » lors du vote du 26 août. Six des partis d’opposition compradores du pays se sont regroupés au sein du mouvement de la coalition Alternance 2023 pour défier le président sortant. Le candidat de la plateforme est Albert Ondo Ossa, professeur d’économie de 69 ans et ministre du gouvernement du père Bongo. Luc Michel, géopoliticien, nous en dit plus. LIRE AUSSI : * PRESIDENTIELLE ET ELECTIONS GENERALES AU GABON http://www.lucmichel.net/2023/08/21/gabon-news-tv-presidentielle-et-elections-generales-au-gabon/ * PRESDENTIELLE 2023 AU GABON : QUI VEUT RENVERSER ALI BONGO ? http://www.lucmichel.net/2023/06/29/radio-lucmichel-gabon-news-tv-podcast-geopolitique-de-luc-michel-presdentielle-2023-au-gabon-qui-veut-renverser-ali-bongo/ * ENQUETES SUR LA DESTABILISATION DE L’AFRIQUE : UN 2E ROUND CONTRE ALI BONGO AU GABON ? https://www.palestine-solidarite.fr/enquetes-sur-la-destabilisation-de-lafrique-un-2e-round-contre-ali-bongo-au-gabon/ GABON - ELECTION PRESIDENTIELLE DIMANCHE : UN DELICAT EQUILIBRE POLITICO-ETHNIQUE A MAINTENIR Le Gabon connaît depuis l’Indépendance un équilibre géopolitique satisfaisant entre ses nombreuses ethnies et une cohésion nationale enviée par bien de pays africains. Petit par sa population, mais d’une superficie égale à la moitié de la France, le Gabon offre un paysage très varié avec ses dizaines d’ethnies toutes minoritaires mais fières de leurs identités particulières. Ces ethnies s’expriment par autant de langues et dialectes différents et restent très attachées à leur terroir. Parmi ces ethnies on peut distinguer, en schématisant, les nordistes, c’est-à-dire les Fang, des sudistes comprenant les Nzebi, Eshira, Bapunu, Vili, Mitsogo, Batéké, Bakota et Obamba, pour ne citer que les plus importantes, sans parler de l’influente tribu côtière des Omyéné. Tous appartiennent au grand groupe Bantou, hormis les premiers occupants, les Pygmées, complètement marginalisés. * RADIO.LUCMICHEL https://www.podcastics.com/profile/12075-radiolucmichel/ * GABON-NEWS-TV https://vk.com/gabonnewstv * Rejoignez le Groupe WHATSAPP GABON-NEWS sur https://chat.whatsapp.com/Lxq0U662z4n00X20mlhxjG * Rejoignez le Groupe TELEGRAM GABON-NEWS sur https://t.me/GABONNEWS
  14. 2023 08 20 Comme au Mali et au Burkina Faso, le coup d'Etat mené par l'armée nigérienne pour déposséder le président Mohamed Bazoum du pouvoir est intervenu sur fond de ressentiment à l'égard de la France, ancienne puissance coloniale accusée d'interférer dans les affaires du pays. Luc Michel, géopoliticien et Jean-Maxime Corneille, expert des questions politiques, se débattent sur ce sujet. NIGER : L’AXE USA-OTAN REMUE CIEL ET TERRE : La force de la Cédéao est « prête à intervenir » au Niger dès que les dirigeants des pays ouest-africains en donneront l’ordre, a déclaré un responsable, à l’issue de la deuxième journée de réunion des chefs d’état-major au Ghana. L’organisation a également annoncé une « possible » mission diplomatique samedi au Niger. Les États-Unis préparent des plans pour évacuer deux bases de drones et de lutte contre le terrorisme au Niger si cela s’avère nécessaire, a déclaré le commandant de l’US Air Force pour l’Afrique. Le ton est donc lancé, la Cédéao veut la guerre. Cette déclaration de guerre pourrait coûter très cher à l’axe US-OTAN qui se cache derrière les décisions de la Cédéao. Désormais tous les analystes sont d’avis que la France a tout perdu au Sahel et que ce genre de mises en garde ne sert à rien. L’ancienne ministre autrichienne des Affaires étrangères, Karin Kneissl, a affirmé que la Françafrique était terminée après que la France a perdu le Mali, le Burkina Faso et le Niger, où les dirigeants se sont tournés vers la Russie, la Chine et la Turquie. Kneissl, qui était en poste de 2017 à 2019, a déclaré que les pays africains avaient plus d’opportunités sur le continent et pouvaient choisir avec qui coopérer. « La France perd peu à peu pied dans les pays africains : ils ont été expulsés du Mali, ils ont été expulsés du Burkina Faso. Maintenant, le Niger veut fermer les bases militaires françaises dans le pays. Pour la France, je pense que c’est la fin officielle de la politique de Françafrique, puisque les nouvelles autorités peuvent choisir », a-t-elle déclaré. La Françafrique est la sphère d’influence de la France sur les anciennes colonies françaises et belges d’Afrique subsaharienne. L’influence a cependant rapidement diminué ces dernières années. La République centrafricaine (RCA), le Mali, le Burkina Faso et maintenant le Niger, tous d’anciennes colonies françaises, ont rompu leurs liens avec le pays européen et se sont rapprochés de la Russie. En pleine tension entre la Cédéao et le Niger, les deux alliés indéfectibles du Niger son également prêt à soutenir ce pays en cas d’une intervention militaire. Le Mali et le Burkina Faso « traduisent en acte concret leurs engagements contenus dans leur communiqué conjoint » et ont « déployé des avions de combat et des hélicoptères pour répondre à toute forme d’agression contre le Niger », informe la RTN -télévision d’État nigérienne- à travers un reportage diffusé ce 18 août 2023. Les deux pays ont décidé de « mutualiser leurs forces » à travers le « déploiement de vecteurs aériens ». De plus, des officiers d’état-major du Mali et du Burkina Faso se sont réunis à Niamey. Un plan de riposte a été élaboré pour faire face à l’éventuelle intervention militaire de la CEDEAO. Une alliance sans précédente est prête à faire face à toutes menaces. La Cédéao devra se tenir prête à faire face à cet axe. Les jours à venir son décisif. LES ÉTATS-UNIS ENVISAGENT DES SCENARIOS – SANS LA FRANCE - POUR REPENSER LEUR PRESENCE MILITAIRE AU NIGER L'évolution de la situation au Niger pousse les États-Unis à réflechir à sa présence militaire dans le pays même s'ils espèrent toujours une solution diplomatique pacifique. Le département américain de la Défense parle simplement pour le moment « d'élaboration de plans par précaution ». Le commandant de l'US Air Force en Afrique, le général James Hecker, rappelle d'ailleurs qu'aucune décision n'a encore été prise à ce sujet par l'administration Biden. Et il n'envisage pas d'évolutions avant des semaines, voire davantage. Mais selon les autorités américaines, plusieurs scénarios sont imaginés. Elles planchent ainsi sur un départ en douceur qui pourrait durer. Autre possibilité : un départ précipité sous pression de la junte où seuls les éléments les plus sensibles seraient emportés. DEUX BASES AMERICAINES Pour les États-Unis, le Niger représente un allié solide au Sahel. Les deux principales bases américaines dans la zone se trouvent en effet dans la capitale Niamey et à Agadez. Enfin, interrogé sur les possibles pays de redéploiement en cas de retrait du Niger, le général James Hecker n'a pas donné de détails. « Nous venons tout juste de commencer à regarder les options », explique-t-il avant de préciser « savoir où nous aimerions déplacer nos bases mais ce sera davantage à la diplomatie d'agir »... La diplomatie, justement, est toujours privilégiée pour résoudre la crise provoquée par le coup d'État du 26 juillet au Niger. Preuve en est avec la nouvelle délégation de la Cédéao arrivée à Niamey samedi 19 août qui a rencontré plusieurs personnalités du régime ayant renversé Mohamed Bazoum. Mais dans le même temps, l'organisation ouest-africaine a également arrêté vendredi les modalités d'une éventuelle intervention militaire lors d'une réunion de ses chefs d'état-major, au Ghana. * RADIO.KAMERUN#1 * KAMERUN#1-TV https://vk.com/kameruntv1
  15. 2023 08 15 C'est la première fois dans l'histoire de l'État d'Israël que son principal emblème et garant de la sécurité nationale, c'est-à-dire une partie de ses forces armées, met sérieusement en cause le gouvernement, qui est allé jusqu'à utiliser le terme « d'insubordination ». ”. Les manifestations grandissantes, en intensité et en nombre, qui montrent chaque semaine à la coalition gouvernementale, conduite par Benjamin Netanyahu, son mécontentement et son opposition radicale au projet de réforme de la justice, ont été rejointes dimanche dernier par 37 des 40 pilotes réservistes du 69th Air Force Combat Escadron. Dans la lettre adressée à leur commandant, les pilotes ont annoncé leur intention de ne pas organiser les entraînements aériens prévus mercredi, mais plutôt de tenir des discussions en dehors des installations officielles à Jérusalem « pour sauvegarder la démocratie et l'unité du peuple ». Luc Michel, géopoliticien, nous donne plus d'explications. MENACE DE FRACTURE EN ISRAËL Cela a été suivi d'une lettre ouverte des dix anciens chefs vivants de l'armée de l'air israélienne, du général de division Dan Tolkovsky, qui a servi de 1953 à 1958, au général de division Amikam Norkin, qui a commandé l'armée de l'air jusqu'en 2022. Les quatre commandants historiques qui n'a pas signé la lettre sont décédés. Le texte, adressé à la fois au Premier ministre Benjamin Netanyahu et au ministre de la Défense Yoav Gallant, note « la grave préoccupation avec laquelle ils suivent les processus qui se déroulent dans l'État d'Israël et en particulier dans l'armée de l'air en ce moment »… « Nous craignent les conséquences que de tels processus représentent pour la sécurité nationale ». Soulignant l'excellente et irréprochable motivation des pilotes réservistes dans leur service continu à l'État, ils appellent le gouvernement à "arrêter le processus [de réforme judiciaire] et à trouver une solution dès que possible". Bien que non explicitement mentionnée, cette initiative fait suite à des discussions qui se déroulent dans les salles des drapeaux des casernes des Forces de défense israéliennes (FDI). Une autre lettre diffusée au sein de l'un des corps d'élite, la tristement célèbre Unité 8200, avait recueilli mardi plus de 500 signatures, selon le Jerusalem Post. La situation est devenue si grave que le ministre de la Défense, tout en exprimant sa volonté d'engager le dialogue, dénonce "l'insubordination" qui résulterait de l'extension de ces manifestations, "qui nuirait à la capacité d'Israël à mener à bien ses missions". Cela a également été souligné par l'actuel chef d'état-major général, le lieutenant-général Herzi Halevi : "Je ne permettrai pas que la capacité de Tsahal à concrétiser sa mission existentielle de sauvegarde de la sécurité de la nation soit endommagée". Sans renier leur droit de manifester, en l'occurrence pour être en désaccord avec une réforme qui, selon eux, porterait un coup décisif à Israël en tant qu'État démocratique, d'autres généraux en service ainsi que l'ancien Premier ministre et ministre de la Défense Benny Gantz ont appelé les pilotes réservistes à « remplir leurs engagements dans leurs unités respectives, tant envers leurs subordonnés et leurs supérieurs qu'envers l'État d'Israël, en assurant la protection de ses citoyens ». Au sein du gouvernement, le controversé ministre de la Sécurité, Ben-Gvir, a pris l'opposition à partie, la blâmant pour une grande partie des nombreux incidents marquant les manifestations. Ben-Gvir, qui dit reconnaître le droit de manifester comme "un droit fondamental essentiel à la démocratie", s'est dit prêt à "empêcher l'anarchie et l'incitation à nuire à l'Etat d'Israël". L'actuel chef de l'opposition et ancien Premier ministre Yair Lapid a immédiatement réagi : « Le seul responsable du chaos et de la profonde division qui s'installe dans la société israélienne et au sein de Tsahal est le gouvernement le plus destructeur de l'histoire de notre pays » . Pour l'heure, et malgré les appels au dialogue avec les opposants au président Isaac Herzog, le Premier ministre Netanyahu reste déterminé à mener à bien sa réforme, qui couperait l'indépendance de la justice, notamment celle de la Cour suprême pour annuler les lois ou règlements adoptés par la Knesset. comme inconstitutionnelle. Netanyahu rappelle que l'objectif de la réforme est « le rééquilibrage des pouvoirs ». Les manifestants les plus véhéments préviennent qu'en cas de réforme, Israël cesserait d'être un État pleinement démocratique et risquerait de devenir « une république bananière ». * RADIO.LUCMICHEL https://www.podcastics.com/profile/12075-radiolucmichel/ * LUCMICHEL-TV https://vk.com/lucmicheltv
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