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  1. Gévrise Emane est née au Cameroun et rejoint la France à 2 ans et demi. Elle commence le judo à l'âge de 13 ans et progresse rapidement et intègre l'INSEP à 18 ans. Elle évolue dans la catégorie de - de 70 kilos et - de 63 kilos. En 2003, elle obtient ses premiers podiums en Coupe du Monde. En 2005, elle est vice-championne du monde. En 2007, elle devient championne du monde (-70 kgs). En 2008, elle fait figure de favorite pour le titre Olympique mais connaît une désillusion en se faisant éliminer au premier tour. Elle change de catégorie pour concourir en - 63 kgs. Elle remporte le tournoi de Paris en 2010 et 2011 ainsi que les championnats d'Europe et mondiaux. En 2012, elle remporte la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Londres. En 2015, elle redevient championne du monde dans sa catégorie des - 70 kgs. En 2016, elle est éliminée au premier tour des JO de Rio. Elle est quintuple championne d'Europe. Dans ce deuxième épisode, on a parlé de l'approche mentale des combats. Pour préparer ses combats, elle utilisait la visualisation notamment de 'l'état d'esprit dans lequel je souhaitais être": "Même si les compétitions sont différentes, c’est de réitérer cet état d’esprit qui permet de performer et qui permet d’aller au delà de soi et d’aller chercher des médailles, de titres et des records". La veille, elle cherchait plutôt à s'isoler et à changer d'air pour se préparer mentalement. Elle répétait également les mots clés qui "résonnaient chez moi, qui me permettaient d'être prête à combattre". Avant les combats, elle recherchait plutôt de l'apaisement pour pouvoir mieux s'exprimer et recherchait l'agressivité "dans les mots que je me répétais". Après s'être aperçue de ses entames de combat en mode diesel, elle a travaillé sur une autre approche où elle devait arriver à l'entraînement "déjà échauffée". Elle parle de l'agressivité qu'elle a dû travailler avec son entraîneur car "je ne suis pas agressive dans la vie de tous les jours". Pour Pékin, l'approche du combat n'était pas différent mais "je me suis dit que j'étais obligée de gagner". Elle se rendra compte plus tard qu'elle n'avait pas été mauvaise et pourra avancer grâce à cette défaite. Aux JO de Londres, elle a peur de revivre Pékin et fait une crise de panique avant le combat: "J'étais crispée. A Pékin, je n'avais pas dit que j'étais stressée en arrivant à la compétition (..) Mon leitmotiv c'était "plus jamais comme à Pékin". Elle décide de parler à son entraîneur et de "déposer son stress". Elle accepte d'être vulnérable à l'approche de ce combat: "Ce que m'a appris le judo, c'est d'accepter d'être vulnérable. Ce n'est pas mal d'être vulnérable. Ca fait partie de la vie. Ca fait partie de l'individu tout simplement". Elle dégage ses représentations de championne qui ne montre pas sa vulnérabilité et devient une athlète "en pleine conscience". Elle parle des difficultés à aller chercher sa médaille de bronze aux JO de Londres "C'était horrible. J'avance avec cette boule au niveau de l'estomac qui ne veut pas partir en fait, comme je n'ai pas de sensations. Mais j'avance quand même". Le conseil qu'elle donnerait à une judokate? "De prendre du plaisir et d'avoir confiance en elle".
  2. Gévrise Emane est née au Cameroun et rejoint la France à 2 ans et demi. Elle commence le judo à l'âge de 13 ans et progresse rapidement et intègre l'INSEP à 18 ans. Elle évolue dans la catégorie de - de 70 kilos et - de 63 kilos. En 2003, elle obtient ses premiers podiums en Coupe du Monde. En 2005, elle est vice-championne du monde. En 2007, elle devient championne du monde (-70 kgs). En 2008, elle fait figure de favorite pour le titre Olympique mais connaît une désillusion en se faisant éliminer au premier tour. Elle change de catégorie pour concourir en - 63 kgs. Elle remporte le tournoi de Paris en 2010 et 2011 ainsi que les championnats d'Europe et mondiaux. En 2012, elle remporte la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Londres. En 2015, elle redevient championne du monde dans sa catégorie des - 70 kgs. En 2016, elle est éliminée au premier tour des JO de Rio. Elle est quintuple championne d'Europe. Dans ce premier épisode, nous avons parlé de son parcours et de son début au judo à l'âge de 13 ans, par l'intermédiaire d'un professeur d'EPS. Faire les Jeux olympiques n'était pas dans ses pensées mais elle aimait plutôt "s'amuser, prendre du plaisir et voyager". C'est le côté convivial du judo qui lui plaît. Elle évoque aussi le fait qu'elle avait un "sacré" caractère" et que le judo était un "moyen de m'exprimer sans mettre des gens dans des cases" qui n'excluait aucun gabarit. Ce qui a été un moteur pour elle était l'envie de de se dépasser "donner le maximum de moi-même à chaque fois. Même petite, c'est vraiment d'aller jusqu'au bout (..) ca vient aussi de l'enfance. Mes parents nous ont toujours poussé à donner le meilleur de nous-mêmes, sans se comparer aux autres, d'aller au bout des choses". Elle parle de son arrivée à l'INSEP comme étant un peu "Disney" où elle était à la fois "excitée et impressionnée". Puis vient l'attente des résultats et l'impatience de ne pas réussir à faire un grand résultat. Mais sa manière de penser l'a aidé à fonctionner par étape et le fait de se voir progresser lui a permis de l'aider à dépasser cette impatience. La première fois qu'elle devient championne du monde, elle arrive en conquérante car elle avait déjà identifié ce qu'il fallait pour réussir: "il y a eu d’autres compétitions en amont qui ont prouvé que, des déclics, des compétitions de référence; des attitudes que j’ai identifié. Le championnat du monde en 2007 où je gagne, ce n’est pas une surprise, je m’y attendais en fait". Elle parle de sa défaite au premier tour aux JO de Pékin en 2008 et de sa déception: "Quelque temps après, je suis détruite (..) Je me demande pourquoi je fais du judo. Je me déteste. Je me flagelle en plus". Elle réussit à se reconstruire en travaillant sur elle-même et en étant accompagnée d'une psychologue: "J'ai d'abord commencé par la psychologue pour aller chercher, fouiner, ôter ses barrières parce qu’il y en avait au final. Et cette sensation d’être obligée de réussir. L’obligation de réussite, parce que c’était quelque chose aussi que nos parents nous ont mis un peu comme pression. Ca faisait partie de l’éducation. j’avançais avec un poids, du coup c’était de me libérer de ce poids là et pour que je puisse continuer à avancer et à rayonner en tant qu’athlète et à découvrir la véritable athlète que j’étais" . Elle vit son changement de catégorie comme une punition et se voit soulagée de gagner la médaille de bronze aux JO de Londres en 2012, même si elle est "déçue" de ne pas avoir eu la médaille d'or. Son expérience dans le judo lui a permis de se construire en tant que "combattante" mais aussi de pouvoir se libérer de "son obligation de réussite": "Je ne sais pas si c'est le judo ou le travail que j'ai fait en prépa mentale, qui m'a permis d'être plus légère par rapport à ça. De me libérer de certains liens que j'avais. De ne pas être obligé de faire les choses".
  3. Benoît Peschier est un kayakiste Français, né en 1980. Il est le fils de Claude Peschier, ancien champion du monde de Kayak et le frère de Nicolas Peschier. En 2001. Il remporte des manches de la Coupe du Monde. En 2002, il est attendu aux Championnats du Monde, à Bourg Saint Maurice, au même endroit où avait triomphé son père. Mais Fabien Lefèvre lui prive de ce titre. En 2004, il remporte la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes. En 2005, il termine 5ème en individuel et champion du monde par équipe. En 2006-2007, les résultats ne sont pas au rendez-vous, il décide de changer de nationalité sportive. En 2008, il est remplaçant aux Jeux Olympiques de Pékin. Depuis 2015, il est entraîneur de Denis Gargaud, Champion Olympique à Rio. Dans ce deuxième épisode, il évoque le fait que l'insouciance lui paraît être une qualité mentale nécessaire pour réussir à haut niveau: "Quand je vois les meilleurs kayakistes mondiaux qui sont au départ d'une compétition, j'ai l'impression qu'ils acceptent totalement de réussir ou de perdre. Ils sont insouciants, ils ont un état d'esprit hyper jeune en fait". Pour lui cela "permet de prendre des risques qui paraissent totalement insensés quand on est au bord". Benoît évoque le fait que pendant la course, il est nécessaire de ne plus réfléchir aux conséquences. Il parle du fait que d'avoir cette insouciance est un travail "Ca m'a nécessité tellement de travail pour arriver à l'avoir au bout d'un moment" et évoque l'épuisement mental qui a suivi les Jo d'Athènes en 2004. Il évoque aussi ses routines, travaillées depuis l'enfance et la gestion des émotions. Pour lui, la visualisation fait partie inhérente du travail du Kayakiste, qu'il a commencé à pratiqué dès l'âge de 12 ans car "On connaît le parcours, mais on n'a pas le droit de le pratiquer avant une compétition. Donc tout ce qu'on peut faire pour se préparer, c'est de s'imaginer en train de le pratiquer". Il parle aussi de la façon "d'être libre dans un cadre rigide" et de devoir s'adapter au parcours mais de rester concentrer uniquement sur ce qu'il devait faire. Il avait en tête quelques clés qu'il validait à chaque porte. On a parlé également de la manière d'aborder des Jeux Olympiques, dont il voyait cela comme une "récompense" après tant d'années d'entraînement: "Je pense que l'idée (d'être champion olympique) m'a traversé l'esprit à peu près 200 000 fois dans la journée. En fait, c'est d'accepter que l'idée est là et que c'est juste une idée dans un coin de ma tête et qu'elle ne doit pas me gêner non plus". Ces JO viendront couronner des années d'efforts. Enfin, nous avons parlé de l'importance du mental et de son côté mystérieux mais reste un domaine dans lequel il continue à chercher des réponses. Il réalise que la majorité de ses échecs étaient dûs "au stress, à l'anxiété, de ne pas arriver à me lâcher et être dans l'instant présent, et être insouciant".
  4. Benoît Peschier est un kayakiste Français, né en 1980. Il est le fils de Claude Peschier, ancien champion du monde de Kayak et le frère de Nicolas Peschier. En 2001. Il remporte des manches de la Coupe du Monde. En 2002, il est attendu aux Championnats du Monde, à Bourg Saint Maurice, au même endroit où avait triomphé son père. Mais Fabien Lefèvre lui prive de ce titre. En 2004, il remporte la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes. En 2005, il termine 5ème en individuel et champion du monde par équipe. En 2006-2007, les résultats ne sont pas au rendez-vous, il décide de changer de nationalité sportive. En 2008, il est remplaçant aux Jeux Olympiques de Pékin. Depuis 2015, il est entraîneur de Denis Gargaud, Champion Olympique à Rio. Dans ce premier épisode, Benoît parle de son parcours, dans un univers familial baigné dans l'univers du Kayak qui facilite la voie vers le haut niveau. Il découvre le plaisir du kayak, associé à la découverte de lieu et de jeux en eau vive et de la créativité qui en ressort. Il pense aux JO mais y arrive en fixant des objectifs et pensant étape par étape et en faisant également des remises en question, juste avant les JO d'Athènes où il va emporter la médaille d'or. Il évoque le ratage de 2002, aux championnats du monde où il pensait que ça "ne pouvait pas lui échapper" mais a été pris par l'enjeu. Deux saisons se suivent où il parle de "descente aux enfers" et à l'importance de l'apport de la psychologue du sport à ce moment là: "C'est quelque chose que j'avais travaillé beaucoup avec de bons résultats à la clé. Je m'étais rendu compte que j'étais performant mais que j'étais très irrégulier". En 2004, la différence se joue sur le travail et sur la manière de gérer mentalement l'enjeu: "Ca a été une lutte extrêmement dure pour rester dans l'instant". Des doutes arrivent: Est-il prêt? Il se sentait prêt à "assumer d'être champion". Il découvre ensuite les conséquences et la difficulté de rebondir après une grande victoire. Il se rend compte que la recette pour réussir n'est jamais garantie: "Je pensais que j'avais trouvé la recette et il s'est avéré qu'il n'y pas de recette en fait (..) Elle peut marcher qu'une seule fois et on ne peut pas la reproduire indéfiniment pour que ça remarche. On évolue. (..). En fait, il fallait tout réinventer". Après ces jeux Olympiques, il continue à se battre pour les sélections mais est déçu de ne pas pouvoir participer aux JO de Pékin: "Le fait de ne pas être sélectionné, ça m'a donné encore plus l'envie de continuer. Là, c'était une rage, un esprit de vengeance". Il décide de partir concourir pour la Grèce mais découvre la difficulté de changer de pays "et de petit drapeau au départ de la course". En 2012, il échoue à se qualifier, car il était "spectateur de son propre naufrage" mais il évoque aussi la satisfaction et les regrets qu'il a appris de son parcours.
  5. Mathieu Decottignies-Lafon est un joueur de golf professionnel né en 1993. A 10 ans, il découvre le golf par hasard et se trouve une passion à laquelle il va décider se consacrer très jeune. A 15 ans, il intègre un Pôle France mais ne s'y plaît pas et décide de poursuivre sa carrière en dehors du système fédéral. A 18 ans, il démarre sa carrière professionnelle et depuis il a remporté 4 tournois sur le circuit Pro Golf Tour (2015/2018). Il s'est fait remarqué en 2016, à l'Open de France en étant le meilleur français du tournoi. En 2018, il gagne ses cartes pour être sur le challenge tour en 2019. Depuis, il poursuit sa carrière pour tenter d'atteindre ses rêves. Dans ce deuxième épisode, Mathieu évoque sa gestion mentale sur le parcours et notamment l’importance de l’anticipation avant la compétition: « J’essaye dès la reconnaissance de préparer le plus de scénarios possibles » en fonction de son état émotionnel avec le questionnement: « Qu’est-ce que je mets en place si je me sens bien? ». Il parle aussi de visualisation du parcours en intégrant ses scénarios émotionnels différents. Il explique que son but est de « taper le coup le plus adapté à la situation » et de prendre compte de comment il se sent au moment où il doit le taper. Il parle de la manière d’apprivoiser ses propres démons sur le parcours: « Je connais mes démons donc j’arrive à voir venir un peu le truc (..) Il y a des moments où il faut faire ses erreurs de gosse et il y a un moment où il faut être mature ». Il arrive à intégrer le côté éphémère des moments sur le parcours « T’as fait de ton mieux, patience, l’orage t’es en plein dedans donc tu sais qu’après l’orage, il y a le eau temps ». Il explique aussi qu’il aime particulièrement se retrouver à avoir l’opportunité de gagner et sait que c’est le moment où il se sent le plus « vivant » pendant le parcours. Entre les trous, il explique avoir besoin de décompresser, notamment avec son cadet et de mettre en place une routine où « à 50 mètres de la balle, je vais recommencer à revenir crescendo à ma concentration". Il explique son mécanisme de pensée, notamment pour mieux gérer son instinct et son envie de taper des coups plus risqués « Je me rends compte que le démon, il ne te sert pas tant que ça ». Il parle de l’importance d’aimer les difficultés et de comprendre que ces moments compliqués sont ceux aussi où l’on peut forger son état d’esprit: " Mon conseil? kiffer, mais pas que quand ça va bien. Apprendre à aimer avoir les mains dans le cambouis et apprendre à s’en sortir tout seul. Tout le monde dans une carrière va toucher le fond et là où les grands champions se font, c’est cette capacité à rebondir après avoir touché le fond. Si tu ne l’apprends pas jeune, je pense que c’est beaucoup plus dur en grandissant".
  6. Mathieu Decottignies-Lafon est un joueur de golf professionnel né en 1993. A 10 ans, il découvre le golf par hasard et se trouve une passion à laquelle il va décider se consacrer très jeune. A 15 ans, il intègre un Pôle France mais ne s'y plaît pas et décide de poursuivre sa carrière en dehors du système fédéral. A 18 ans, il démarre sa carrière professionnelle et depuis il a remporté 4 tournois sur le circuit Pro Golf Tour (2015/2018). Il s'est fait remarqué en 2016, à l'Open de France en étant le meilleur français du tournoi. En 2018, il gagne ses cartes pour être sur le challenge tour en 2019. Depuis, il poursuit sa carrière pour tenter d'atteindre ses rêves. Dans ce premier épisode, Mathieu évoque la naissance de sa passion, par hasard, lui qui qualifiait le golf « comme un sport de vieux » et se découvre des qualités et surtout une capacité à jouer pour soi-même. Au même moment, Tiger Woods remporte le Masters et va éveiller chez lui l’envie de « battre Tiger Woods et de gagner le Masters ». La compétition est compliquée au départ, car il n’a «aucune tolérance à l’échec » et va se rendre compte que la partie émotionnelle est complexe à gérer pour lui. La rencontre avec le golf l’a permis de « faire ressortir des capacités et des qualités de son état d’esprit » comme par exemple « être à l’aise dans les moments de stress". Arrivé au Pôle France, on lui fait remarquer sa différence, sa difficulté à rentrer dans le moule et lui fait prendre conscience qu’il est « à part » et qu’il pouvait en faire une force malgré que cela va rendre son chemin plus difficile: « Je me suis ok, tu vas avoir des merdes, tout au long de ta carrière, il va se passer des trucs vraiment pas cool, fais-en une force, t’es au fond du seau, et te dire « ok, comment j’en ressors plus fort? comment je progresse? c’est un truc qui dicte un peu ma vie ». Les débuts au golf professionnel sont difficiles car il faut assumer son choix de carrière et aussi les étapes, de pouvoir vivre des grands moments comme l’Open de France, autant qu’être sur les parcours des niveaux moins prestigieux. Il s’est rendu compte qu’il avait besoin d’une dose de pression pour réussir et qu’il aime les grands évènements: « J’étais sur le devant de la scène… comme je suis différent, je mets des lunettes, je mets des fringues colorées, les gens me voyaient malgré moi. Je me suis rendu compte que j’aimais bien quand il y avait tout ce monde autour de moi ». C'est donc lors de cet Open 2016 qu'il prend en compte l'importance de cultiver cette différence: "C’est cette semaine là où j’ai compris que le fait d’être différent et de voir les choses différemment, à haut niveau, c’est ce qu’il faut. T’es pas numéro un mondial en pensant comme tout le monde. Ca n'existe pas". En 2016, il ne prend pas le temps de digérer ce grands moments fort émotionnellement et enchaîne des « erreurs de jeunesse » et décide petit à petit de changer des choses pour être plus performant. Il a pris le temps de chercher l’encadrement, qui lui permettrait d’aller un cadre à la liberté dont il a besoin pour mieux performer.
  7. Edgar Grospiron est champion de ski bosse, né en 1969 dans le Jura. Il fait ses premiers pas à 18 mois dans le ski dans une famille baignée dans cet environnement. A 14 ans, il décide de s’orienter vers la pratique du ski acrobatique. Sélectionné dans les équipes de France, il ambitionne d’être le meilleur de sa discipline. En 1988, aux JO de Calgary, le ski bosse est encore en démonstration, et il remporte la médaille de bronze. En 1992, il devient le premier champion olympique de sa discipline à Albertville. En 1994, il remporte la médaille de bronze aux JO de Lillehammer. Il termine sa carrière, à 26 ans, après avoir été couronné pour la troisième fois champion du monde, devant son public à La Clusaz. A présent, il est conférencier en entreprise sur la motivation. Dans ce deuxième épisode, Edgar parle de sa réticence à travailler le mental, "J'étais un réfractaire à tout ce qui était approche mentale", quand il était athlète mais qu’il a changé de point de vue en modifiant ses croyances: "J’observe, je vois et je trouve que c’est évident et même assez débile de penser que le mental puisse être une qualité innée". Il parle de l’apport de son entraîneur dans son état d’esprit: “Dans ma jeunesse, j’ai eu un entraîneur qui était génial, qui m’avait dit “il faut que tu penses comme un champion”. Je lui avait dit “c’est abstrait, il pense comment le champion”? Il m’a répondu “Là où toi, tu vois des problèmes, lui, il voit des opportunités, il trouve des solutions et il progresse”. Il parle aussi de l’apport de la visualisation dans la préparation de ses courses: "On s’entraîne, on ski la piste, on est capable de la visualiser dans notre tête. On déroule la course dans notre tête. Il y a un travail de visualisation qui se fait". Il explique comment il a géré les jeux olympiques, à domicile en essayant de se focaliser sur lui-même. Il a parlé des exigences qu’il se fixait et du plaisir qu’il avait à courir cette course qui allait changer sa vie "J’ai le sentiment d’avoir moins subi la pression quand je me concentrais sur mon potentiel, que je contrôle, ma capacité à le faire évoluer et puis ensuite à le délivrer". Il explique aussi, comment la médaille olympique l’a éloigné de ses objectifs et qu’il avait perdu cette confiance pour aborder 1994 dans les mêmes dispositions. Il parle de son échec et du fait qu’il s’est senti subir cet évènement:"Pour moi 94 a été un échec sur toute la ligne, j’ai jamais eu l’intention de les gagner. je partais en looser. Le jour de la course, je suis arrivé dépité". Mais il explique, également, que cet échec lui a énormément apporté pour la suite de sa carrière:"J’ai beaucoup plus appris sur moi même, sur J’ai plus appris d’un échec que d’un succès". Enfin, il donne des conseils à un jeune qui aimerait suivre son parcours:"La partie de vie de l’adolescence où on découvre un sport est une partie qui est assez fantastique, fondatrice parce que ce plaisir là c’est la garantie du succès du futur. c’est le plaisir qui donne du résultat".
  8. Edgar Grospiron est champion de ski bosse, né en 1969 dans le Jura. Il fait ses premiers pas à 18 mois dans le ski dans une famille baignée dans cet environnement. A 14 ans, il décide de s’orienter vers la pratique du ski acrobatique. Sélectionné dans les équipes de France, il ambitionne d’être le meilleur de sa discipline. En 1988, aux JO de Calgary, le ski bosse est encore en démonstration, et il remporte la médaille de bronze. En 1992, il devient le premier champion olympique de sa discipline à Albertville. En 1994, il remporte la médaille de bronze aux JO de Lillehammer. Il termine sa carrière, à 26 ans, après avoir été couronné pour la troisième fois champion du monde, devant son public à La Clusaz. A présent, il est conférencier en entreprise sur la motivation. Dans le premier épisode, Edgar évoque son parcours, baigné dans l’environnement du ski dès l’enfance. Le ski représentait la liberté pour lui et les journées passées avec les amis. La découverte du ski acrobatique a été importante car elle lui a permis de s’investir pleinement dans la discipline et palier aux difficultés qu’il rencontrait à l’école: "J’étais très mauvais à l’école, aussi mauvais qu’indiscipliné. J’avais du mal à me consacrer. ce qui m’intéressait, c’était les faire rire. (..) le ski était une telle fenêtre d’expression qui me permettait de partir à l’aventure". A 14 ans, se dessine les contours d’une carrière et d’une ambition de devenir le meilleur de sa discipline. Il décide de s’y consacrer pleinement, en abandonnant les études et en ayant le soutien de ses parents: "L’intention est forte, le degré d’intensité dans le travail sera élevé. Et donc, 3 ans avant les jeux olympiques, j’ai dit que j’allais les gagner et pendant 3 ans, je me suis entraîné comme un champion olympique, avec le degré d’exigence". Il parle de l’importance de ce moteur relationnel dans son parcours. Il construit petit à petit son destin en devenant champion olympique: "le ski de bosse en soi n’est pas un moteur en soi. Mais le ski de bosse comme objet participant à la fierté de mes parents (..) parce qu’ils voient que je me dépasse, je réussis les choses. Le ski de bosse me renvoie une image positive dans le regard des gens que j’apprécie qui sont importants à mes yeux". Il parle aussi de l'état d'esprit de champion qui doit se cultiver: “J’ai appris au travers de ma carrière sportive que champion, ce n’était pas un statut, c’était un état d’esprit et qu’il pouvait se cultiver quelque soit le métier. Tout le monde y a accès. Il suffit d’avoir conscience de clés ou de fondamentaux de cet état d’esprit. Et après de le mettre en pratique”. Il décrit, ensuite, la difficulté de rester au top et la décision de rebondir après ses échecs et une blessure:"Comment rebondir? Comme dans toute situation de crise, elle nous met face à nos vulnérabilités, elle nous angoisse sur l’avenir (..) On a le deuil de la vie d’avant à faire, à reposer les bases et de redonner du sens à quelque chose qui reviendra derrière. Ca m’a pris 2 ans". Il explique, comment la reconstruction lui a permis de devenir à nouveau le meilleur, deux après ses déconvenues. Il parle aussi de l’importance de prendre du plaisir sur ce chemin et du moment de décider d'arrêter de sa carrière: "J’avais pris la décision 2 ans avant à l’hôpital. Je veux revenir être champion du monde dans mon jardin et j’arrête". https://www.youtube.com/watch?v=_9OWCw919tg
  9. Frédéric Fontang est un entraîneur de tennis, qui entraîne actuellement le jeune joueur Canadien Félix Auger-Aliassime en collaboration avec Guillaume Marx. Il a d’abord effectué une carrière de joueur professionnel en atteignant la 59ème place mondiale. Après sa carrière, il décide de se consacrer à l’entraînement et devient l’entraîneur de Jérémy Chardy, alors classé 15/5 et réussit à le mener à la 31ème place mondiale pendant leur dix années de collaboration. Il entraîne ensuite Caroline Garcia. En 2012, il décide de partir au Canada et accompagne Vasek Pospisil alors 130ème jusqu'à la 25ème place mondiale. Depuis 2016, il est co-entraîneur de Félix Auger-Aliassime, 19 ans, actuellement dans le Top 20 mondial. Dans ce deuxième épisode, Frédéric parle de la manière dont il intègre le mental dans l’entraînement, notamment en faisant appel à un spécialiste. Pour lui, le mental est une partie de nombreux éléments qui consistent la performance « Il faut faire attention à ne pas amener trop vite une solution à une problématique au joueur ». Il est question d’utiliser la préparation mentale au bon moment et pour un objectif précis. On a parlé de la différence entre l'état d'esprit Anglo-Saxon et Français. On a parlé aussi de la difficulté pour un entraîneur de s'engager auprès d'un jeune et à « à mettre sa vie pro pour prendre des risques et en même temps contrôler un processus ». Il parle aussi de la manière dont l’entraîneur doit d’abord se développer lui même et avoir ses propres objectifs: « L’entraîneur a sa carrière à lui. Il se fait plaisir à lui-même. Il ne faut pas faire une confusion. Le joueur a son projet. L’entraîneur a son projet (..) Il faut bien séparer. L’entraîneur transmet ses outils, il a son propre développement et sa propre carrière. ça permet de mettre les choses à leur place. Il y a 2 individus distincts et on s’élève mutuellement aussi ». Enfin, il parle de la manière de gérer la collaboration avec Félix Auger-Aliassime et de l’importance de conserver son processus et l’idée de progression. Il parle de l’importance de rester dans le moment présent et de partager une vision commune qui permet de garder la confiance réciproque. Il parle aussi du fait qu’il faut se sentir prêt à collaborer avec un joueur capable de gagner un Grand Chelem. « C'est important pour l’entraîneur d’avoir son développement personnel, d’avoir une personne avec qui il va travailler pour s’améliorer, pour compresser le temps d’apprentissage avec des outils qui sont importants, d’échange, d’apprentissage. L’entraîneur doit aussi être stimulé et sortir de sa zone de confort »
  10. Frédéric Fontang est un entraîneur de tennis, qui entraîne actuellement le jeune joueur Canadien Félix Auger-Aliassime en collaboration avec Guillaume Marx. Il a d’abord effectué une carrière de joueur professionnel en atteignant la 59ème place mondiale. Après sa carrière, il décide de se consacrer à l’entraînement et devient l’entraîneur de Jérémy Chardy, alors classé 15/5 et réussit à le mener à la 31ème place mondiale pendant leur dix années de collaboration. Il entraîne ensuite Caroline Garcia. En 2012, il décide de partir au Canada et accompagne Vasek Pospisil alors 130ème jusqu'à la 25ème place mondiale. Depuis 2016, il est co-entraîneur de Félix Auger-Aliassime, 19 ans, actuellement dans le Top 20 mondial. Dans ce premier épisode, Frédéric parle de son passage de joueur à entraîneur et des enseignements qu’il a tiré de sa carrière. Passionné par le processus d’amélioration, il a cherché lui-même en tant que joueur à pouvoir progresser et a intégré très tôt l’importance du mental. La passion de la transmission l’a amené à franchir le pas et à démarrer sa collaboration avec Jérémy Chardy, alors jeune joueur classé 15/5. Il parle des qualités humaines indispensables pour être entraîneur et surtout de l’importance de la vision de l’entraîneur qui devient l’architecte du projet. On a parlé de la différence entre un bon entraîneur et un grand entraîneur, et il a insisté sur le propre cheminement de l’entraîneur. L’entraîneur doit pouvoir gérer la pression des résultats et à rester clair dans son processus. On a parlé aussi de sa propre gestion des émotions et de la capacité à ne pas transmettre d’émotions négatives au joueur. Il parle aussi de l’importance du staff mise en place autour du joueur car « on ne peut pas faire des choses hors du commun seul ». "Pour moi, l’entraîneur doit être un bon généraliste. Il doit avoir des bonnes notions en préparation physique, en préparation mentale, techniquement, tactiquement (..) et après, être capable de s’entourer au plus tôt de spécialistes et de travailler en équipe (..) Les parents doivent être intégrés. Chacun a sa place, a son rôle".
  11. Maiva Hamadouche est une boxeuse française née en 1989. Elle débute la boxe française à l’âge de 14 ans, puis décide de pratiquer la boxe anglaise. En 2013, elle passe en catégorie professionnelle. En 2016, elle remporte son premier titre de championne du monde IBF des super-plumes. Depuis, elle a conservé son titre. A présent, elle décide de poursuivre un double défi: celui de réunifier les titres professionnels en poursuivant également le rêve d’un titre Olympique à Tokyo en 2021. Elle exerce également le métier de policière tout en poursuivant ses objectifs sportifs. Pour la retrouver sur FACEBOOK ou INSTAGRAM 🎤 Dans ce deuxième épisode, Maiva nous parle de ses routines et de sa manière de générer de l’agressivité hors norme avant un combat. Elle évoque sa manière de mettre la pression à l'adversaire avant le combat et de sa manière de gérer ses pensées pendant le combat. Elle parle aussi de l’importance de durer dans le temps et de continuer à se lancer des défis, comme celui des Jeux Olympiques. « On monte sur le ring pour détruire l’adversaire. La boxe, c’est particulier parce qu’on veut faire mal à quelqu’un qu’on ne connaît pas, qui ne nous a rien fait. Chaque grand boxeur a une histoire au fond de lui, parce qu’on ne peut pas sortir ça comme ça »
  12. Maïva Hamadouche est une boxeuse française née en 1989. Elle débute la boxe française à l’âge de 14 ans, puis décide de pratiquer la boxe anglaise. En 2013, elle passe en catégorie professionnelle. En 2016, elle remporte son premier titre de championne du monde IBF des super-plumes. Depuis, elle a conservé son titre. A présent, elle décide de poursuivre un double défi: celui de réunifier les titres professionnels en poursuivant également le rêve d’un titre Olympique à Tokyo en 2021. Elle exerce également le métier de policière tout en poursuivant ses objectifs sportifs. Dans ce premier épisode, Maïva nous parle de son parcours, passé d’abord par le football, puis découvrant par hasard la boxe. Elle se qualifie de « bagarreuse », quand elle était jeune et la boxe fut un coup de foudre, qui lui permettait de trouver un équilibre dans sa vie chaotique : « Je savais que ce sport était fait pour moi de façon inconditionnelle ». Elle rêvait d’être championne du monde dans un sport et a trouvé dans la boxe un moyen d’assouvir son rêve et de se venger à travers sa réussite. Elle raconte aussi l’importance de la rencontre avec ses entraîneurs et le besoin de confiance qui lui a permis de réussir. Elle parle aussi de son évolution mentale et de sa capacité à se remettre en question.
  13. Le mental pendant le match Ons Jabeur est une joueuse de tennis tunisienne. Elle est actuellement classée n°39 WTA. Elle a remporté Roland Garros junior en 2011. Elle démarre sur le circuit WTA en 2012 et a remporté 11 titres sur le circuit ITF. En 2018, elle atteint pour la première fois la finale d’un WTA à Moscou. En 2020, elle réalise le meilleur résultat de sa carrière en Grand-Chelem, en atteignant les 1/4 de finale à l’Open d’Australie et en perdant contre la future vainqueur Sofia Kenin. Dans cet épisode, nous avons discuté de mental pendant les matchs et notamment de préparation. Ons explique comment elle gère mieux son stress en acceptant que le stress fasse partie de la compétition. Elle parle aussi d’avoir des objectifs dans sa tête plutôt que d’avoir une attente de résultat. Elle explique aussi l’équilibre à trouver pour se dépasser et gérer son énergie négative sur le court. Elle parle donc d’accepter ses erreurs et de travailler son intuition. Elle évoque aussi le fait d’utiliser la méditation pour mieux se relâcher. Enfin, elle donne ses conseils pour tous les joueur(ses) qui aimeraient devenir joueur de tennis professionnel. “Il ne faut pas penser à un point. Parce qu’il y a beaucoup de points dans un match. On a tendance à rester dans ce point là. J’aurais dû faire ça (..) Il faut jouer point par point. Le point est fini, ça ne sert à rien de gaspiller notre énergie ou d’être frustré pour un point qu’on ne peut pas rattraper”.
  14. Ons Jabeur est une joueuse de tennis tunisienne. Elle a 25 ans et elle est actuellement classée n°39 WTA. Elle a remporté Roland Garros junior en 2011. Elle démarre sur le circuit WTA en 2012 et a remporté 11 titres sur le circuit ITF. En 2018, elle atteint pour la première fois la finale d’un WTA à Moscou. En 2020, elle réalise le meilleur résultat de sa carrière en Grand-Chelem, en atteignant les 1/4 de finale à l’Open d’Australie et en perdant contre la future vainqueur Sofia Kenin. Pour la retrouver sur FACEBOOK INSTAGRAM TWITTER Dans cet épisode, Ons nous raconte ses débuts dans le tennis à un très jeune âge et une envie de devenir professionnelle qui intervient quelques années plus tard en allant au Lycée à Tunis. Elle évoque le fait de poursuivre son rêve, celui de gagner Roland Garros, qui va l’accompagner pendant toutes ces années de junior. Elle va en finale du tournoi Junior en 2010 puis finit par remporter le tournoi en 2011. A présent, elle décide de se consacrer uniquement au circuit professionnel mais va connaître des moments de doute. Elle se rend compte que l’exigence du circuit et l’importance de mieux se comprendre, pour savoir utiliser tous ses coups. Elle explique comment le chemin est devenu de plus en plus clair, au fur et à mesure qu’elle travaillait sur elle-même et sur le fait d’accepter son style de jeu et de surmonter ses difficultés. Elle parle de sa belle réussite à l’Open d’Australie et comment sa croyance en elle même et sa motivation l’a aidé à progresser vers son meilleur classement. "Quand je mets un truc dans la tête, je sais que je peux y arriver (..) Pendant ma carrière, il y a des moments de doute (..) Mais il y a toujours une petit voix qui me disait que ce sont des moments de difficultés. Mais je savais que je pouvais réaliser mon rêve"
  15. Benjamin Hébert est un golfeur Français né en 1987. Passé par une carrière amateur réussie, il remporte plusieurs tournois et devient champion d’Europe en 2007. En 2009, il passe professionnel et gagne sa place pour le Tour Européen. En 2011, il remporte 3 tournois sur le Challenge tour. Il remporte à nouveau 3 tournois en 2014. Depuis 2015, il est sur le Tour Européen et a disputé 3 play-offs en 2019. En 2020, il est n°13 sur le circuit Européen. Dans ce deuxième épisode, Benjamin explique sa manière d’aborder mentalement les compétitions. Il parle, notamment de l’importance des routines pour « maîtriser tout ce qui maîtrisable » en amont et pendant la compétition. Il parle de la difficulté à rester concentrer et que son unique combat est celui de rester dans le moment présent. Il a découvert qu’en ce recentrant sur lui même, il arrivait à mieux gérer sa concentration, à l’aide de la méditation mindfulness. Il explique sa manière d’aborder ses play-offs et cette approche mentale qui est complexe dans les moments importants. Enfin, il explique l’importance de l’apprentissage sur soi et d’être accompagné psychologiquement. « Je suis à 100% convaincu que le travail psy est une obligation. Parce que dans tous les sports, il y a des gens qui rêvait d’être numéro un mondial. Donc il faut laisser le moins de chose au hasard. Il faut travailler le physique, le technique, mais il faut aussi travailler sa tête ».
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