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Enaëlle

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  1. Vivement qu’on s’évade… Vivement qu’on lève la tête, vivement qu’on contemple l’horizon. Vivement que nos sourires puissent pleinement s’épanouir, que nos chagrins passagers témoignent d’une infrangible joie. Vivement qu’on s’évade… Vivement que tes yeux me racontent des nuits tendres, sans rien pour nous effrayer. Vivement que nos mains s’entrelacent et qu’elles soient tendues vers l’autre, cet autre qui n’est somme toute qu’une certaine version de moi-même. Vivement qu’on s’évade… Vivement que la vie, à nouveau, nous paraisse impossible à ne pas vivre, vivement qu’on s’élance vers l’inconnu l’espoir au ventre, les besoins comblés, l’amour rassasié. Et la grâce… Vivement qu’on ne voit plus la terreur sur nos écrans. Vivement qu’il n’y ait plus d’écran. Vivement qu’il n’y ait plus que nous, à danser, rire, palabrer sans crainte et sans idole. Vivement qu’on s’évade… Vivement que les armes n’aient jamais existé, vivement qu’on se désarme, vivement que les graines remplacent les gravats. Vivement que les fuites désespérées sur les sombres chemins, et ces mains pleines de boues, et ces joues striées de larmes, et ces épaules douloureuses et ces dos courbés, vivement que tout ceci soit inenvisageable. Vivement qu’on s’évade…Vivement qu’on oublie tout, vivement que la mémoire nous quitte. Vivement l’été, vivement la douce lumière du matin dans tes cheveux de jais. Vivement qu’on ne sache rien de la guerre, du froid, de la faim, des pandémies et des fins de mois qui n’en finissent plus. Vivement qu’on se tire, qu’on se carapate, qu’on esquive les réseaux asociaux et autres dangers modernes, qu’on se débine devant l’infranchissable doute, qu’on s’esbigne devant l’ombre géante de nos résignations, qu’on décampe laissant choir à nos pieds les rêves inachevés. Vivement qu’on s’évade… Vivement qu’on upgrade nos imperfections, qu’on affine nos perceptions, qu’on se laisse vibrer, portés par le plaisir et les sous-entendus entendus. Vivement qu’on assume nos craintes, nos pêchés, nos manques et manquements. Vivement qu’on revendique nos fautes, nos échecs, nos bourrelets de tristesse, nos chutes anciennes et à venir. Vivement qu’on s’évade… Vivement que l’aube nouvelle soit douce et sereine, sans bruit de bottes, de bombes ni de Boeing hurlant. Vivement que le bruit des moteurs s’étouffe sous tes rires. Vivement qu’on s’évade… Vivement que la poésie nous enveloppe dans l’enchantement, vivement que l’innocence soit une force à nouveau, vivement qu’à nouveau il soit temps d’être soi. Vivement qu’on s’évade…
  2. Drôle d'histoire, toi et moi... Mon corps, drôle d’histoire, toi et moi… J’suis pas toujours certaine de te connaître, te reconnaître… On s’connecte, je m’inquiète, m’évertue à réduire les centimètres, Upgrader l’applaudimètre. Omettre l’alcoomètre… Tout ça sans me compromettre. Mon corps…drôle de danse toi et moi, Je t’enlace, tu me lasses, je te désenlace… Apprivoiser cette carcasse, de l’audace, badass mais pas bombasse… Ca passe ou j’me casse et me fracasse la face sous les angoisses… Mon corps…j’te retiens souvent… Mais parfois j’aimerais te laisser aller dans le vent. Mon corps, c’est l’amour-haine toi et moi… Je t’apprivoise, esprit critique, mes humeurs s’entrecroisent et j’te toise…et ça m’nique… Je suis sans cœur, sans pitié pour ma peau, ma substance, Mon enveloppe, ma matière, barbaque, mine altière, ma souffrance… Mon corps, viens, on s’en fout des diktats, Ces préjugés qui se prélassent, solitude, désespoir et trépas. Ces couillasses qu’ont des avis sans consistance, Philosophie de la connerie, terrifiante abondance… Mon corps, on les emmerde, les opinions, les regards de travers, Les tourbillons de larmes, culpabilité, rage de vaincre et de vers, Mon corps, viens on respire et on chante, et on se cale tranquillement, Confortables… Le sourire qui transpire par les pores de ma peau, Et le plaisir qui prend ses aises et qui plante son drapeau Dans ma chair. Dans ma chair.
  3. Parce que tout ce qui nous traverse, c'est maintenant... Pourquoi "Tout ce qui nous traverse"? Pour explorer les couleurs, les espaces, les espoirs, tout l'amour, tout ce que l'on ressent...Tout ce que nous sommes, au-delà de la chair, derrière la façade. Pour sentir, pour comprendre, pour honorer tout ce qui nous traverse...
  4. #1 La poésie, c'est l'autre... L'autre même dans l'improbable, même dans l'impromptu, même dans l'impossible. La poésie, c'est l'autre en moi. L'autre qui se cache, l'autre qui se tait, dans le tourment et dans l'espoir, et dans l'espoir au coeur du tourment, l'autre qui ne se résigne pas, jamais. La poésie, c'est l'autre rive. L'autre horizon, l'autre berge, l'autre seuil. Ce qui reste de l'absent, du départ sans retour, sans regard en arrière, sans détour, ce qui reste de ce qui manque, c'est la poésie. Ce qui ne comble plus tant c'est plein, mais qui grandit pourtant encore comme l'infini, l'amour sans condition et sans attente, c'est toute la poésie. Et l'oxygène bien sûr...La part de liberté dans nos moindres habitudes, la grâce discrète de nos manies et de nos ritournelles, voilà la poésie. Dans les lignes de nos paumes, qu'elles soient fraîches plissures toute légères encore, comme empruntées à l'aube, ou sillons profonds, cicatrices du temps qui passe, s'inscrit la poésie. Au creux de nos insomnies, pensées à la dérive, au gré des courants, forts remous de nos souvenirs, comme calfeutrée dans nos sommeils, déliée sur les ondes de nos rêves, pulsations de nos aventures intimes et inconscientes, encore la poésie. Toujours, la poésie. La poésie, c'est l'autre. L'autre à l'intérieur. L'autre autour de soi, à danser nos chimères et glorifier nos drames. C'est dans la poésie, ensorceleuse vie qui palpite en notre sein et s'étend partout et en tous temps, qu'il convient de puiser la paix, le repos du guerrier, la joie inespérée, l'insouciance retrouvée. Elle n'est pas toujours belle cette poésie, et parfois elle feinte et se farde, ne se met pas à nu, maquille son insolence...Parfois des vers qui riment et s'entrelacent, parfois la prose qui s'étale et virevolte...Délicate, violente, intempestive poésie. Elle est chant et partage. Alors écrivons-la sur chaque feuille volante, taguons-la sur chaque mur, gravons-la dans la pierre, semons-la dans nos coeurs, en ces temps tourmentés plus que jamais, afin qu'elle fleurisse en nous, nourrisse nos enfants et pacifie nos âmes. @Tous droits réservés
  5. Le podcast qui nous dévoile Un podcast pour explorer qui nous sommes, nos émotions, nos rêves, nos illusions et désillusions, tout l'amour, tout ce que l'on ressent, qui nous sommes. Des mots, en prose et en poésie, pour dire, pour chanter, pour ressentir, pour comprendre, pour honorer tout ce qui nous traverse.
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