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Anne Desmarest de Jotemps

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  1. Bonne année ! Dans cette édition particulière, nous nous sommes réunies avec Claire Fillet, la jolie joaillière podcasteuse de Rubis sur canapé pour vous souhaiter en particulier une très, très bonne année 2021. Parce que nous sommes les podcasteuses de la joaillerie, il était important, toutes les deux, de vous souhaiter à vous les amoureux du bijou, une très jolie année. Ensemble nous vous souhaitons de l’innovation (cette année nous a entraîné à cela), de l’apaisement parce qu'avec une année aussi compliquée, on espère bien que l'année suivante sera infiniment plus calme. Et surtout, de l'amour, parce que c'est avec amour que nous faisons nos podcasts, parce que nous vous aimons et que c’est l'amour du bijou qui nous rassemble. Nous vous souhaitons aussi de la passion afin d'avoir toujours des paillettes plein les yeux, et aussi de garder votre sang froid dans ces temps difficiles car la roue tourne, et la joie permet de doper son énergie et sa motivation. ! Quand j’ai demandé à Claire ce qu’elle souhaitait personnellement pour cette année, elle m’a annoncé un heureux évènement pour le printemps. Félicitations Claire ! En retour je me souhaite que mes 3 grands restent « bien droits dans leurs bottes » et qu'ils réussissent tous leurs examens ! Que pouvons-nous vous souhaiter personnellement ? Quand Claire m’a demandé quels étaient mes souhaits professionnels je lui ai dévoilé que j’étais en train de créer mon studio de création de podcasts pour les joailliers et de réaliser de nouveaux concepts de mise en voix des bijoux sur les sites Internet. Donc, bien sûr, je souhaite que ça marche ! Aussitôt Claire s’est exclamé que c’était un super projet et qu’elle me soutenait à 100 pour 100 ! Elle est vraiment adorable ! Ses projets professionnel pour 2021 sont de continuer son aventure Firo (sa Maison de joaillerie), avec sa super associée Aurore, pour réaliser encore plus de nouvelles bagues de fiançailles, des alliances, et des projets sur mesure, afin de rendre heureux ses clients encore plus nombreux et de les accueillir avec plaisir dans leur atelier. Et aussi, bien sûr, elle projette de continuer son podcast, tellement riche en nouvelles rencontres et expériences. Que pouvons-nous vous souhaiter professionnellement ? Toutes les 2, nous vous souhaitons une année pleine de sororité, comme nous venons de le faire ensemble, une année pleine de sérénité et une année pleine de sérendipité parce que ce sont les rencontres qui fabriquent les nouveaux projets. Belle année 2021 et à bientôt ! Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign
  2. Bonne année ! Dans cette édition particulière, nous nous sommes réunies avec Claire Fillet, la jolie joaillière podcasteuse de Rubis sur canapé pour vous souhaiter en particulier une très, très bonne année 2021. Parce que nous sommes les podcasteuses de la joaillerie, il était important, toutes les deux, de vous souhaiter à vous les amoureux du bijou, une très jolie année. Ensemble nous vous souhaitons de l’innovation (cette année nous a entraîné à cela), de l’apaisement parce qu'avec une année aussi compliquée, on espère bien que l'année suivante sera infiniment plus calme. Et surtout, de l'amour, parce que c'est avec amour que nous faisons nos podcasts, parce que nous vous aimons et que c’est l'amour du bijou qui nous rassemble. Nous vous souhaitons aussi de la passion afin d'avoir toujours des paillettes plein les yeux, et aussi de garder votre sang froid dans ces temps difficiles car la roue tourne, et la joie permet de doper son énergie et sa motivation. ! Quand j’ai demandé à Claire ce qu’elle souhaitait personnellement pour cette année, elle m’a annoncé un heureux évènement pour le printemps. Félicitations Claire ! En retour je me souhaite que mes 3 grands restent « bien droits dans leurs bottes » et qu'ils réussissent tous leurs examens ! Que pouvons-nous vous souhaiter personnellement ? Quand Claire m’a demandé quels étaient mes souhaits professionnels je lui ai dévoilé que j’étais en train de créer mon studio de création de podcasts pour les joailliers et de réaliser de nouveaux concepts de mise en voix des bijoux sur les sites Internet. Donc, bien sûr, je souhaite que ça marche ! Aussitôt Claire s’est exclamé que c’était un super projet et qu’elle me soutenait à 100 pour 100 ! Elle est vraiment adorable ! Ses projets professionnel pour 2021 sont de continuer son aventure Firo (sa Maison de joaillerie), avec sa super associée Aurore, pour réaliser encore plus de nouvelles bagues de fiançailles, des alliances, et des projets sur mesure, afin de rendre heureux ses clients encore plus nombreux et de les accueillir avec plaisir dans leur atelier. Et aussi, bien sûr, elle projette de continuer son podcast, tellement riche en nouvelles rencontres et expériences. Que pouvons-nous vous souhaiter professionnellement ? Toutes les 2, nous vous souhaitons une année pleine de sororité, comme nous venons de le faire ensemble, une année pleine de sérénité et une année pleine de sérendipité parce que ce sont les rencontres qui fabriquent les nouveaux projets. Belle année 2021 et à bientôt ! Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign
  3. Bonne année ! Dans cette édition particulière, nous nous sommes réunies avec Claire Fillet, la jolie joaillière podcasteuse de Rubis sur canapé pour vous souhaiter en particulier une très, très bonne année 2021. Parce que nous sommes les podcasteuses de la joaillerie, il était important, toutes les deux, de vous souhaiter à vous les amoureux du bijou, une très jolie année. Ensemble nous vous souhaitons de l’innovation (cette année nous a entraîné à cela), de l’apaisement parce qu'avec une année aussi compliquée, on espère bien que l'année suivante sera infiniment plus calme. Et surtout, de l'amour, parce que c'est avec amour que nous faisons nos podcasts, parce que nous vous aimons et que c’est l'amour du bijou qui nous rassemble. Nous vous souhaitons aussi de la passion afin d'avoir toujours des paillettes plein les yeux, et aussi de garder votre sang froid dans ces temps difficiles car la roue tourne, et la joie permet de doper son énergie et sa motivation. ! Quand j’ai demandé à Claire ce qu’elle souhaitait personnellement pour cette année, elle m’a annoncé un heureux évènement pour le printemps. Félicitations Claire ! En retour je me souhaite que mes 3 grands restent « bien droits dans leurs bottes » et qu'ils réussissent tous leurs examens ! Que pouvons-nous vous souhaiter personnellement ? Quand Claire m’a demandé quels étaient mes souhaits professionnels je lui ai dévoilé que j’étais en train de créer mon studio de création de podcasts pour les joailliers et de réaliser de nouveaux concepts de mise en voix des bijoux sur les sites Internet. Donc, bien sûr, je souhaite que ça marche ! Aussitôt Claire s’est exclamé que c’était un super projet et qu’elle me soutenait à 100 pour 100 ! Elle est vraiment adorable ! Ses projets professionnel pour 2021 sont de continuer son aventure Firo (sa Maison de joaillerie), avec sa super associée Aurore, pour réaliser encore plus de nouvelles bagues de fiançailles, des alliances, et des projets sur mesure, afin de rendre heureux ses clients encore plus nombreux et de les accueillir avec plaisir dans leur atelier. Et aussi, bien sûr, elle projette de continuer son podcast, tellement riche en nouvelles rencontres et expériences. Que pouvons-nous vous souhaiter professionnellement ? Toutes les 2, nous vous souhaitons une année pleine de sororité, comme nous venons de le faire ensemble, une année pleine de sérénité et une année pleine de sérendipité parce que ce sont les rencontres qui fabriquent les nouveaux projets. Belle année 2021 et à bientôt ! Musique : Thomas Fouqueray
  4. Les femmes de la joaillerie sont passionnées et cultivées, intelligentes et créatives, bosseuses et imaginatives. Elles sont brillantes ! On imagine le monde des bijoux comme un secteur léger et opulent. La réalité est autre. C’est un monde qui exige l’excellence dans tous les domaines, un monde de travail acharné des artisans d’art aux mains de fée aux groupes internationaux à la puissance supranationale. Le monde des bijoux c’est aussi une certaine image de la France qui s’impose depuis le XVIIe siècle. Et dans ce monde protéiforme, les femmes ont du se sertir une place. Et elles ont réussi parce qu’elles sont brillantes. Dans ce podcast, Brillante, je vous fais découvrir non pas l’envers du décor, mais la réalité du monde joaillier au féminin en interviewant les femmes de la joaillerie. A chaque fois, je leur demande un conseil pour une femme qui serait tentée par ce monde où le scintillement de vitrine cache l’exigence du travail et de l’investissement personnel, pour que la prochaine génération se prépare ainsi à devenir brillante. Dans cette émission, je reçois aujourd’hui Karine Chedid, une femme qui a brillamment réussie sa reconversion en joaillerie. Je sais que beaucoup d’entre nous sont en réflexion ou sont en train de se créer une nouvelle partie de vie. Pour toutes celles que la joaillerie attire, Karine Chedid nous raconte son parcours de reconversion, du salariat à l’entrepreneuriat, du software aux voitures de luxe pour arriver à créer sa propre marque de joaillerie. Je vous invite à me faire part de vos commentaires, de vos réactions, de vos envies ou de vos questions pour Karine sur les réseaux sociaux d’Il était une fois le Bijou. Je suis Anne Desmarest de Jotemps et je donne une voix aux bijoux. Chaque dimanche j’émets en alternance sur un podcast différent. Dans le podcast Il était une fois le bijou j’explore une thématique en saison courte. Dans le podcast le bijou comme un bisou je raconte les grandes et petites histoires et l’actualité du bijou. Et le podcast Brillante émet le 3e dimanche du mois. En attendant ce rendez-vous, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur apple podcast mettez plein d’étoiles, brillantes, et partagez, sans modération. ! Je vous souhaite une semaine brillante et vous donne rendez-vous, après un petit intermède de Noël, le 10 janvier sur le podcast Il était une fois le bijou où Philippe Serret, l’expert de la vente des bijoux de la princesse Soraya, de la duchesse de Winstor nous expliquera comment on vend un bijou d’exception. En attendant, passez de belles et scintillantes fêtes de fin d’année et soyez Brillante ! Musique : Thomas Fouqueray Ingénieure son Alice Krief, Les Belles Fréquences
  5. Il était une fois les tours d’oreilles et autres parures auriculaires Le 19 septembre 1991, la plus ancienne momie naturelle est retrouvée dans le val de Senale en Italie à 92 mètres de la frontière autrichienne. Les savants vont appeler Ötzi cet homme qui date du Néolithique final donc vers 2600 avant Jésus Christ et qui est l'une des plus importantes sources de connaissance du mode de vie des hommes de cette époque. Et ce témoin de la protohistoire porte déjà des marques du port de boucles d’oreilles, piercing et tatouage. On mesure donc combien nos envie de boucles d’oreille et le placement d’objet-bijou sur le corps est intimement lié à notre humanité. La décoration de l’oreille, par perçage ou serrage est d’un symbolisme fort parce que l’oreille elle-même est toute une symbolique. Dans l’iconographie antique, en Egypte mais aussi en Grèce ou chez les romains, les oreilles sont le symbole de l’attention des dieux envers les fidèles. En Babylone, Shamash est le dieu à l’oreille ouverte. En Inde, les grandes oreilles, symbole de la connaissance et de la perfection attestent de la sagesse de Bouddha et les oreilles de Ganesh séparent le bien du mal et ouvrent les voies du savoir. Chez les Incas, les personnages de haut rang étaient appelés les grandes oreilles et en Chine les oreilles longues font référence à la noblesse et au mérite. Chez les Dogons l’oreille représente le double appareil sexuel mâle et femelle: le phallus avec le pavillon et la matrice avec le conduit auditif. Comme Gargantua, de nombreux dieux et héros sont nés de l'oreille de leur mère, d’ailleurs la conception de Jésus au cours du haut Moyen Age est réputée résulter de la pénétration du Saint Esprit dans l'oreille de Marie. Par ailleurs, c’est derrière l’oreille que siège Némésis, la déesse de la juste colère des Dieux. Quand au lobe de l’oreille il est considéré comme le siège de l’attention et de la mémoire. Lié à l’acupuncture, l’auriculothérapie inventée en 1957 par le Dr Paul Nogier pose comme principe que l’oreille incarne tout le corps. Pour d’autres, la forme de l’oreille donne lieu à des interprétations liées à la psychologie de son porteur. En tout cas, siège de l’écoute active ou passive, l’oreille est une porte d’ouverture au monde. Ceci nous amène à la réflexion suivante. Si l’oreille est symbole, la parure d’oreille est doublement symbolique. En effet le port des bijoux ne nécessite usuellement pas l’atteinte au corps. Les bagues, colliers, bracelets s’enfilent ou se posent sur le corps sans qu’il soit nécessaire pour cela de pénétrer le corps. La parure de l’oreille revêt donc une charge émotionnelle forte et techniquement il y a 3 solutions pour porter un bijou d’oreille : percer l’oreille, ou ne pas percer l’oreille, ou encore porter un bijou dont une partie pose dans l’oreille percée et l’autre partie s’accroche sans percer l’oreille. Dans le cas de notre momie Ötzi, on sait que les oreilles étaient percées mais on ne sait pas à quelle conception cette façon de porter la parure d’oreille répondait. Toutes les tribus primitives d’Afrique, d’Asie ou d’Océanie pratiquaient le piercing d’oreille pour des raisons magiques, esthétiques ou initiatiques. On sait que les plus anciennes boucles d'oreille, pour oreilles percées ont été découvertes sur le site de Chifeng en Mongolie et dans les sépultures royales d’Ur en Mésopotamie. Ces bijoux pour oreilles percés datent de l’Age de Bronze. J’ai trouvé beaucoup de sources pour l’histoire de la boucle d’oreille qui est donc à la conjonction de l’histoire du bijou et de celui du piercing où les différentes formes correspondent à l’évolution de la mode. Par contre l’histoire des bijoux pour oreille non percées est plus compliquée à trouver. Dans le site ambreagorn.free.fr, l’auteur Didier COVA, explique que les bijoux d’oreille pour oreilles non percées s’appellent des Kaffas. Il a recensé ces bijoux dans plusieurs époques. Un tour d'oreille aux têtes de Lion de Moldavie datant -600 av JC et conservé au musée de l’Hermitage à Saint Pétersbourg Issu du trésor de Vani en Géorgie, un autre bijou entoure complètement l’oreille et descend aussi sur le lobe et date de -400 à -350 ans av JC. Il attire notre attention sur les représentations anciennes de femmes indoues qui portent des tours d’oreille. Il montre les ornements traditionnels thaïlandais où les tours d’oreilles traditionnels forment des grandes pointes derrière l’oreille. Il a retrouvé un portrait de Lavina Fontana en 1592 où la vénus porte un tour d’oreille en perles. Il souligne dans la parure de rubis et diamants portée par la Princesse Mary du Danemark, les crochets de fixation des girandoles qui sont des tours d’oreilles très fins et invisibles sous les cheveux. Il explique qu’entre 1942 et 1948, au Mexique, Hubert Harmon réinvente le tour d’oreille avec un fil de métal flexible qui s'enroule autour de l'oreille. Puis, en 1950 aux Etats Unis, Marcel Boucher dépose un brevet pour des tours d’oreille appelé « Earrites ». Né à Paris en 1898, Marcel Boucher est tout d’abord apprenti chez Cartier qui l'expédie en 1923 dans son atelier New-yorkais. Puis il entre chez Mazer Brothers avant de lancer sa marque de bijoux fantaisie en 1937. Ses earrites ont la grâce de la joaillerie et les strass de la bijouterie alors elles font un tabac et même Marilyn Monroe en portera. Globalement c’est depuis les années 2000 et le retour du piercing que les créations autour des oreilles se développent le plus, pour les oreilles percées comme les non percées. Aujourd’hui on pourrait distinguer 3 types de ces bijoux : · Le tour d’oreilles qui fait le tour de l’oreille sans perçage · Un autre tour d’oreille qui peut pénétrer dans l’oreille et souligne l’arrondi auriculaire · Les bagues ou manchon d’oreilles qui entourent le cartilage sans perçage en forme d’anneau ou qui font tout le tour de l’oreille. Dans la collection haute joaillerie « Vu du 26 » de Boucheron, le tour d’oreille en titane Nuri est un extraordinaire perroquet où aigue marine, béryl jaune, tsavorites, diamants et saphirs de toutes les couleurs créent un motif d’oreille chatoyant et multicolore. Chez Piaget, les tours d’oreille s’appellent Golden Oasis, Mediteran Garden, ou Sunny side of life. Ils sont en or blanc ou jaune et les pierres précieuses se situent de part et d’autres de l’oreille. Chez ces 2 joailliers, le tour d’oreille se vend assorties d’une puce d’oreilles pour un porté asymétriques des 2 oreilles. Chez Messika il y a de tout et tout en diamants bien sûr ! Des manchons d’oreilles à accrocher comme on veut du lobe à l’hélix. Ou bien Amzone qui est une barrette à plusieurs crochets de diamants sur une oreille assortie à une puce pour l’autre oreille. Et dans la collection Messika by Kate Moss, le K est un lasso de diamants qui fait le tour complet de l’oreille. Dans la nouvelle collection de Tazaki la pièce appelée Waterfall fait le tour derrière l’oreille avec une grosse boule d’or en haut et en bas. Elle a une déclinaison où des rangs de perles partent du milieu de l’oreille et chutent jusqu’à la clavicule pour un porté très spectaculaire. Et dans les collections Nacreus et Surge il y a des manchettes qui s’accrochent en haut des oreilles comme des capuchons précieux. Chez Caterina Murino, le tour d’oreille en saphirs et stavorites, représente le Myrte, la plante sacrée d’Aphrodite, symbole du pays Sarde. Chez DW Paris la manchette d’oreilles accroche sous le lobe un curieux animal mythique réinterprété façon Pégase. Chez Marie Mas, la joaillerie est animée jusque dans ses anneaux manchettes d’oreilles Swinging où en son milieu, la pierre en marquise est réversible. La pièce Swiveling fait le tour derrière l’oreille et la pierre est placée juste sous la branche de vos lunettes et bien sûr elle est réversible autour d’un anneau sertie de diamants, à l’autre extrémité sous le lobe une chainette agite un diamant en serti clos. Le modèle Queen Wave s’accroche sur le devant du lobe, traverse le perçage pour réapparaitre sur tout le contour de l’oreille avec un serti en diamant ou en couleur. Sous le design de Philippe Airaud, on trouve chez Otzar treasure des tours d’oreille qui s’accrochent au lobe et décorent le haut de l’oreille d’une ou 2 pierres ou alors l’entoure d’une guirlande de pierres en petites boules. Le même designer a dessiné pour la nouvelle maison de joaillerie DFLY, un modèle de manchettes d’oreille appelée Dknox très pures et contemporaines avec diamants de synthèse. Les jumeaux joailliers de la Maison Persta ont imaginé un anneau d’oreille avec une perle en goutte et un anneau double qui se porte également en bague sur la main. En argent ou vermeil, les modèles Virta, Dina ou Aino de Mara Paris ont aussi un porté changeant, sinueux ils se laissent pendre ou s’enroulent sur ou autour de l’oreille. Des bijoux avec beaucoup de caractère et résolument a-genre. En argent également, chez la jeune marque Loeys les modèles Gaya, Opus et Zak se caractérisent par leur forme organique et leur porté résolument en travers de l’oreille. Vous les trouverez aussi sur la marketplace 58 facettes. Enfin, chez De la Forge, en laiton doré, on trouve beaucoup de modèles de faux piercings. La Woody est un anneau de bois dont la circonférence s’orne d’une rangée de perles dorées. La Cassiopée rayonne de petites planètes de boules dorée sur une boucle XL. Et Andromède comporte 3 anneaux circonvoluant autour d’une perle en suspension. Si vous aussi vous aimez les tours d’oreille et autres parures auriculaires, vous pourrez les voir sur les réseaux sociaux d’Il était une fois le bijou et je termine ainsi cette histoire d’Il était une fois le bijou. Je suis Anne Desmarest de Jotemps et je donne une voix aux bijoux. Chaque dimanche j’émets en alternance sur un podcast différent. Dans le podcast Il était une fois le bijou j’explore une thématique en saison courte. Et dans le podcast Brillante je donne la parole aux femmes de la joaillerie. C’est justement sur Brillante que je vous donne rendez-vous dimanche prochaine. Mon invitée Karine Chedid vous racontera comment du salariat à l’entrepreneuriat, du software aux voitures de luxe elle s’est reconvertit en créant sa propre marque de joaillerie. En attendant ce rendez-vous, encouragez les podcasts en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur YouTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles, et encouragez-moi en partageant les bijoux bisous tout autour de vous. A bientôt pour un prochain bijou, un nouveau bisou du dimanche soir. Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign
  6. Dans cette 2e saison, le podcast Il était une fois le bijou explore le concept d'exception. Bien sûr un bijou est toujours exceptionnel, parce qu'il comporte une gemme que la terre ne reproduira plus, parce qu'il a été créé avec amour par un artisan, parce qu'il a été offert et reçu pour chaque moment d'exception. Mais il y a des bijoux qui sont encore plus exceptionnels : des gemmes incroyables, un design joaillier d'extraordinaire, une réalisation joaillière qui défie l’imagination et une vente d'exception ! Il était une fois le bijou a été à la rencontre des acteurs de cette exception joaillière. Dans le 1e épisode de cette saison 2, Laurent Massi, gemmologue et fondateur de l’école de gemmologie l’AGAT nous a expliqué les gemmes d’exception. Pour le 2 épisode je me suis demandé comment on concevait et dessinait un bijou d’exception et nous avons écouté le designer joaillier Frédéric Mané. Dans ce 3e épisode, j’ai interviewé Jothi-Seroj Ebroussard, l’artiste joaillier sculpteur qui a réalisé la parure Rubeus avec la plus grande alexandrite du monde, imaginé par Frédéric Mané et exposée au Musée des Arts décoratif au Louvre en 2019. Jothi-Seroj Ebroussard s’est lancé de façon indépendante à 21 ans. A 27, il remportait sa première commande royale, à 28 il exposait à la biennale du Grand Palais et à 29 il répondait à une commande princière. Alors je lui ai posé cette question toute simple et dont la réponse est pourtant complexe : comment crée-t-on un bijou d’exception ? Je suis Anne Desmarest de Jotemps, amoureuse des mots et passionnée du bijou. Êtes-vous prêt à écouter cette belle histoire de bijoux ? Commençons : il était une fois… Le Bijou. Si cette histoire vous a plu, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles et partagez, sans modération. ! Vos encouragements brilleront pour moi comme des joyaux ! A dimanche pour une prochaine histoire de bijou et en attendant, soyez heureux et ayez beaucoup de bijoux ! Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign ingénieure son : Alice Krief, les belles fréquences
  7. Cette semaine j’avais envie de légèreté alors je vous propose un petit tour de France inspiré par Goscinny et Uderzo, un voyage sur les traces des irréductibles gaulois, façon joaillerie. Parce qu’il faut le dire, la joaillerie, comme tous les secteurs du commerce a souffert, parce qu’être joaillier ce n’est pas se rouler dans l’or et se vautrer sur les pierres précieuses mais acheter des matières précieuses pour créer avec des doigts de fées le témoignage de l’amour que leurs clients veulent s’échanger. Si ça ce n’est pas être irréductible ! Je ne prétends pas être exhaustive, encore moins impartiale, la France regorge de joailliers de talents et n’en retenir qu’un est très difficile. Alors je vous partage les créateurs qui m’ont séduite, pour participer à la valorisation de ce merveilleux savoir-faire français, et de ces artisans et artistes, plus ou moins près de chez vous mais en tout cas de chez nous. Bref, j’avais envie de promouvoir la création joaillière, en cette période de Noël où tant qu’à faire un cadeau autant qu’il soit chargé de sens, de création, de savoir faire, d’imagination, d’art, d’un soupçon de luxe et en plus qu’il puisse se transmettre ! Donc un petit matin tranquille près du village gaulois, un préfet trop zélé emmène les légions romaines a une énième défaite, prévisible, certes mais comme souvent, on ne s’aperçoit de ses erreurs que quand elles sont bien réelles ; Alors il décide d’enfermer le village gaulois. Astérix indigné lui rétorque « romain ! Nous sommes chez nous en Gaule et nous irons où bon nous semblera. » Puis il parie qu’il fera un tour de Gaule et rapportera une spécialité de chaque région. Aujourd’hui, nous sommes peut être irréductibles mais nous étions confinés nous allons donc pouvoir enfin bouger ! Suivons donc Astérix, Obelix et Idéfix dans leur première étape à Rotomagus, c’est-à-dire Rouen. Où la Maison de joaillerie Inédit, labellisée Entreprise du patrimoine Vivant, elle s’est fait une spécialité de réaliser des pièces de haute joaillerie, en public et en direct, lors d’événement comme la Biennale Internationale des Métiers d'Art & de la Création ou le Salon International du Patrimoine. Par exemple, leur bague Strates était un hommage à la géologie et superposait bois d'ébène, cornaline, opale, agate, jaspe et diamants surplombés d'un cristal de roche en pain de sucre le tout sur or blanc. Leur pendentif "Jardin" est un hommage au jardinier Le Nôtre en mêlant grenats verts, d'obsidienne, de cristal de roche, de diamants de couleurs et de diamants blancs pour une structure végétale joaillière. A Lutèce, en matière de bijoux, Paris reste le berceau de la joaillerie à la française et la place Vendôme fait tout pour que cette image reste à l’international. Chez La duchesse aux pieds nus, Anne Roussel vient d’ouvrir son atelier-boutique. La bague révélation est la plus surprenante. Les 2 rails de diamants baguettes posés sur une armature entre-doigts sont articulées et vous pouvez choisir de la montrer tout or ou avec 1 seule ou les 2 lignes diamantées. En haute joaillerie, le Studio Irène vient de s’ouvrir et présente une extraordinaire première collection inspirée du Grand Palais. Le plus extraordinaire est la bague La Verrière. Sur une cascade de feuille en diamants et saphirs blancs symbolisant les décors des défilés, la verrière du Grand palais est une sculpture d’or palladié incrustée de cristal de roche taillé. Elle s’ouvre et laisse voir le plateau et 2 autres cristals de roche sculptés. La couleur de l’or et la multitude de diamants brillants, princesses et tappers nous rappellent l’élan créatif initial de la conception du Grand Palais. Une ôde à Paris ! Sur les traces d’Astérix et Obélix nous arrivons à Camaracum c’est-à-dire Cambrai le joaillier, Pascal Herlin se caractérise par un style souvent sobre et surtout puissant qui se remarque particulièrement dans une bague armure, lisse et forte, ronde et solide et bien sûr articulée. Sa bague Vague, pourtant très différente, allie la souplesse d’une forme ruban à la structure ferme de l’or plat qui s’ouvre sur une perle noire en suspension. A Valenciennes c’est chez Sébastien où j’ai admiré une manchette appelée Myrcur, extrêmement graphique et toute en légèreté où une tourmaline melon d’eau rectangulaire est éclaboussée de quelques diamants blanc et aussi les boucles d’oreille Cascade en or palladié avec d’hypnotique topazes blue london, en poire et en liberté, comme un embrun dans une écume de diamants.et sa bague solitaire Titou est une petite plaque incurvée dans laquelle le doigt se glisse et qui laisse voir la gemme détachée du doigt par une petite tige d’or, comme si on ouvrait le livre de la vie pour y trouver un trésor. Quand nous rejoignons Durocortorum c’est-à dire Reims, nous retrouvons nos gaulois en quête de vins et de champagne. Je vous emmène chez Joffrey joaillier, ce Maître artisan d’art, a la particularité de mener une réflexion sur les pierres comme les saphirs d’Auvergne et surtout sur la transformation des bijoux. Quand Astérix et Obélix passent à Divodurum c’est-à-dire Metz, la ville native d’Henri Vever, celui qui notamment avec René Lalique (1860-1945) a créé l’Art Nouveau dans le bijou. Son arrière arrière petite fille Camille est en train de relancer cette célèbre Maison et j’attends avec impatience sa première collection de joaillerie inspirée de la tradition et revisitée. En faisant un crochet par Strasbourg, je vous emmène chez Annie Sibert notamment Lauréate du prix “Jeune Création” des Ateliers d’Art de France en 2012. Se parer des anneaux d’Annie a-genre, présents et pesants implique une appropriation personnelle qui va bien au-delà du joli. A Besançon, Nathalie Bonnemaille, mène des recherches particulières sur le brut ses bijoux avec des météorites m’ont toujours fasciné. A Lugdunum c’est-à-dire à Lyon, les joaillières, Lara et Mathilde ont créé Tiara Milo. La bague herbe folle sculptée en légèreté et au fini parfaitement lissé mettait en valeur une tourmaline rectangle incroyable d’un vert profond de 13 carats, si vous voulez la même il faudra trouver la pierre. En suivant les traces d’Astérix et Obélix, on arrive à Nicae, c'est-à-dire Nice où j’y ai rencontré Stéphane Cerutti, un joaillier très imaginatif qui a inventé un système de bague interchangeable magnifiquement simple. C’est un anneau en tourbillon sur lequel on peut faire coulisser un motif. A la Taverne des Nautes, accueillit par un César qui offre sa tournée de pastis, Astérix et Obélix attendent la préparation de la Bouillabaisse, spécialité de Massillia. Pendant ce temps je vous emmène chez Nathalie Dmitrovic dont les bijoux sculptures sont immédiatement reconnaissables. Sur le chemin de Toulouse, laissez-moi vous détourner à Montpellier chez Bellonor joaillier où le bijou que je préfère est un bracelet appelé « mon précieux lien » est inspiré des liens de serrage plastiques qui entoure les cables de type rislan ou serflex. A Tolosa, Astérix et Obélix se sont réveillés en plein milieu d’un camp de légionnaires, je vous propose juste de vous arrêter un instant chez Ana Espinosa, une joaillière originale dont l’univers est un mix entre le précieux de l’argent qu’elle utilise et le quotidien dans lequel elle cherche une beauté inusité. En arrivant à Aginum c’est-à-dire Agen, Astérix et Obélix sont accueillis en héros. La Maître artisan Mélanie Coustet, s’est fait une spécialité de morpho-joaillerie et compose des bagues ergonomiques et modernes, en or et diamant. A Burdigala autrement dit Bordeaux, où Astérix et Obélix concluent leur tour de Gaule, je vous emmène chez Hecliptic, voir Gilles Aubert, un artisan joaillier passionné des arts et de la mécanique, alors ses créations comportent des systèmes : ça s’ouvre, ça tourne, ça roule. C’est à Gésocribate donc à Brest qu’Astérix et Obélix remettent pied à terre avant de rentrer chez eux chargés des spécialités culinaire et œnologique que la France peut s’enorgueillir de proposer d’un bout à l’autre de l’hexagone. Moi c’est chez YasmiYahya Bijoux que je vous propose d’amerrir. Sa collection Earth en argent équitable utilise l’art ancestral du Mokumé Gané, une technique japonaise de damassage du métal par le feu. Et pour finir, dans notre monde où internet est le créateur de lien, les plates-formes joaillières. Sur Precious-room.com de Muriel Piaser un show-room virtuel vous propose des créateurs de bijoux et de joaillerie. 58facettes.fr est une maketplace créée par Alexis Blez et Eric Thevenet dont le nom réfère à la taille brillant du diamant et qui propose des créateurs et artisans joailliers indépendants strictement made in France. Enfin pour les amoureux des métiers d’art dont ceux de la joaillerie il y a Duodeci.com, créé par le MOF Arnaud Pradat et dont l’objectif est d’être le réseau social qui rassemble la crème des métiers d’art pour les clients comme pour dynamiser les partenariats entre les métiers. Ainsi Par Toutatis se termine mon tour de Gaule des créateurs joailliers et cette histoire d’Il était une fois le bijou ! Si cette histoire vous a plu, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles et partagez, les bijoux bisous tout autour de vous. J’invite les auditeurs à me faire part de leur amour pour leurs joailliers de chez eux et à me les faire connaitre sur les réseaux sociaux d’Il était une fois le bijou. Je vous souhaite une jolie semaine déconfinée et vous donne rendez-vous dimanche prochain, parce que maintenant vous le savez, le dimanche est le jour de notre rendez-vous, le jour des histoires de bijoux dans un de mes podcasts. Cette fois nous nous retrouverons dans le podcast Il était une fois le bijou pour le 3e épisode sur l’exception joaillière où nous retrouverons de l’autre côté de mon micro l’artiste joaillier Jothi-Seroj Ebroussard. Créateur indépendant à 21 ans, il remportait à 27 ans sa première commande royale et à 28 il exposait à la biennale du Grand Palais alors je lui ai posé cette question toute simple et pourtant complexe : comment crée-t-on un bijou d’exception ? La réponse dimanche prochain, A bientôt pour un prochain bijou, un nouveau bisou du dimanche soir. Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign
  8. Les femmes de la joaillerie sont passionnées et cultivées, intelligentes et créatives, bosseuses et imaginatives. Elles sont brillantes ! On imagine le monde des bijoux comme un secteur léger et opulent. La réalité est autre. C’est un monde qui exige l’excellence dans tous les domaines, un monde de travail acharné des artisans d’art aux mains de fée aux groupes internationaux à la puissance supranationale. Le monde des bijoux c’est aussi une certaine image de la France qui s’impose depuis le XVIIe siècle. Et dans ce monde protéiforme, les femmes ont du se sertir une place. Et elles ont réussi parce qu’elles sont brillantes. Dans ce podcast, Brillantes, je vous fais découvrir non pas l’envers du décor, mais la réalité du monde joaillier au féminin en interviewant les femmes de la joaillerie. A chaque fois, je leur demande un conseil pour une jeune femme qui serait tentée par ce monde où le scintillement de vitrine cache l’exigence du travail et de l’investissement personnel, pour que la jeune génération se prépare ainsi à devenir brillante. Je suis Anne Desmarest de Jotemps et je donne une voix aux bijoux. Chaque semaine, vous pouvez m’entendre dans le podcast thématique Il était une fois le bijou ou le podcast des grandes et petites histoires et de l’actualité du bijou qui s’appelle le bijou comme un bisou. Dans ce nouveau podcast, je reçois aujourd’hui, une femme brillante, Violaine d’Astorg, la responsable du département joaillerie de Christie’s . Je vous invite à me faire part de vos commentaires, de vos réactions, de vos envies ou de vos questions pour Violaine sur les réseaux sociaux d’Il était une fois le Bijou. Le mois prochain, dans le nouvel épisode de Brillante, je recevrais Karine Chédid, la créatrice de la marque éponyme qui nous racontera sa reconversion en joaillerie En attendant ce rendez-vous, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur apple podcast mettez plein d’étoiles, brillantes, et partagez, sans modération. ! Je vous souhaite une semaine brillante et vous donne rendez-vous dimanche prochain sur le podcast le bijou comme un bisou. En attendant, soyez Brillante ! Musique : Thomas Fouqueray Ingénieure son Alice Krief, Les Belles Fréquences
  9. la marqueterie multi-matière et miniature sur les bijoux Il était une fois la marqueterie bijou de Rose Saneuil Quand je pense à la marqueterie, je vois tout de suite les meubles d’André-Charles Boulle, l’ébéniste de Louis XIV. Mais cette technique est beaucoup plus ancienne. Pour la définir, en résumé, la marqueterie est le fait de créer des motifs sur un support en incrustant dedans d’autres matériaux. Il ne faut pas confondre la marqueterie et la mosaïque qui est également le fait de créer des décors mais avec des pierres qui sont maintenues ensemble par un liant, un enduit ou un mastic. Il n’y a donc pas dans la mosaïque d’incrustation. A l’origine, il y a la marqueterie de marbre et de bois. La technique de la marqueterie de marbre s’appelle Opus sectile qui signifie « appareil découpé », et est utilisé en décoration architecturale pour les pavements et les murs. Elle se crée à partir de marbres mais aussi de pierres dures, de nacre, de métal et même de verre coloré. Elle date de la fin de l’empire romain. Pline l’Ancien certifie que cette technique aurait été inventée par les grecs et ramené en Italie par le chevalier Formiano Mamurra, le chef des ingénieurs de César en Gaule vers le 1er siècle avant Jésus-Christ. L’opus Sectile est un art très raffiné et difficile car pour que les incrustations soient belles il faut à la fois que les matériaux soient en feuilles très minces ce qui n’est pas facile avec du marbre et que chaque motif soit découpé ou façonné avec une immense précision pour que l’incrustation soit invisible. Il faut à la fin que toutes les incrustations soient au même niveau et qu’aucun dénivellement n’existe entre le support de base et les motifs. Sans compter que la virtuosité des artistes permettait même de créer une dimension bi ou tridimensionnelle des sujets. Cet art de la marqueterie se répandra dans tout l’Occident pendant l'Empire romain puis en Orient dans l’empire Byzantin jusqu’au Moyen Age. L’exemple le plus célèbre est la salle de la Domus de la Porte Marine à Ostie au musée du haut Moyen Age à Rome où l’on peut admirer toutes les applications de cette technique des pavements aux frises en passant par les décors muraux. Au Moyen Age, entre le XIIe et le XIIIe siècle les maîtres Cosmates donnent une orientation spéciale à la marqueterie de marbre en travaillant la couleur avec du porphyre rouge et vert, du marbre jaune et du granit gris sur un fond de marbre blanc. Déjà à l’époque ces pierres de couleurs sont des matériaux récupérés dans les ruines antiques. A la Renaissance apparaît la mosaïque florentine encouragée par les Médicis avec en point d’orge la création du musée de la manufacture des pierres dures de Florence (Opificio Delle Pietre Dure) par Ferdinand 1er de Médicis. La marqueterie s’enrichit alors d’incrustation de pierres dures et fines (lapis lazuli- cornaline, améthyste, agate,….. L’extraordinaire Table de Mazarin, dont je vous ai parlé lors de ma visite à l’exposition Pierres Précieuses au Museum national d’histoire naturelle est un splendide exemple de la magnificence de cette marqueterie de pierre. La marqueterie de bois daterait, elle, de l’antiquité égyptienne et au contraire de la marqueterie de marbre disparait avec l’empire romain. C’est aussi à la Renaissance qu’elle reprend son essor. Dans le bois on incruste d’autres bois mais aussi des matériaux différents comme la corne et l’os ou l’ivoire mais aussi la pierre ou la pâte de verre ou encore du métal ou du galuchat. La difficulté est alors multipliée. Car il ne s’agit plus seulement de prendre en compte des épaisseurs différentes de matières mais également les différentes souplesses des matériaux. Par exemple, le galuchat qui est de la peau de raie n’a absolument pas la même tenue que le lapis lazuli ! En France le style décoratif de Louis XIV et Louis XV et Louis XVI feront émerger la marqueterie de bois avec les célèbres ébénistes-marqueteurs André-Charles Boulle, Pierre Gole, Jean-François Oeben et Jean-Henri Riesener. Puis il faudra attendre l’Art Nouveau pour que ce métier ressurgisse avec les virtuoses que l’on connait comme Emile Gallé, Charles Spindler ou Georges Vritz qui inventera une technique en superposition qui porte maintenant son nom et est enseignée partout dans le monde. Et dans les bijoux ! Et bien cette technique de marqueterie existe également en joaillerie et j’ai été à la rencontre de Rose Saneuil une magicienne de cette marqueterie si particulière. A l’école Boulle, Rose apprend l’ébénisterie puis la marqueterie. Elle fait ses classes chez un tabletier. Dans ce métier apparu au XIIIe siècle se regroupent ceux qui travaillent l’ivoire. Et c’est là qu’elle commence à créer des tableaux et des décors de coffrets. D’ailleurs quand j’arrive chez elle mon oeil est captivé par le grand tableau, c’est une forêt dont les coloris de vert et de marron donnent l’impression de la densité des sous bois tout en créant un sentiment de calme et de tranquillité. Je m’approche et les feuillages se mettent à miroiter. Alors je m’aperçois que ce n’est pas une peinture mais une marqueterie où la nacre scintille doucement dans un ensemble d’essences de bois. C’est le premier secret de l’art de Rose Saneuil : elle travaille toutes sortes de matières. Alors elle m’emmène dans sa caverne d’Ali baba, là où elle entrepose tous ses trésors. En fait c’est une petite cave, extrêmement organisée et qui vibre de couleurs et de senteurs. Il y a les bois dont le nom, les parfums et les couleurs transportent au-delà des mers : ébène de Macassar, Padouk d’Afrique, loupe de tulipier de Virginie mais aussi le sycomore, le charme, le citronnier, le frêne, le platane maillé, la loupe de myrte ou encore le tigerwood, qui est le bois noble Muiracatiara. Il y a les peausseries : les cuirs de poisson, le galuchat, le chèvre velours, les cuirs de veau ou d’autruche jusqu’au parchemin. Il y a aussi les pailles : en bottes et aux couleurs des saisons, les jaunes, les oranges et les mordorés de l’automne, les vert tendres et les roses du printemps et tous les azurs de l’été jusqu’aux violines et aux noires de l’hiver. Il y a les pierres comme les micas qui s’écorcent en souples lamelles translucides du vert au rose comme des tourmalines melon d’eau. Il y a bien sûr les nacres au blanc opalescent ou rose poudré. Et puis il y a encore d’autres surprenant trésors : les plumes douces aux couleurs naturelles, les feuilles de tabac au profond terre de sienne, les coquilles d’œuf au dégradé de blanc et de vanille et le plus incroyable : les élytres de scarabées aux couleurs vives et irisées. Le deuxième secret de Rose Saneuil, c’est que sa marqueterie multi-matériaux est aussi miniature. C’est ce qui fait que les Maisons de joaillerie et d’horlogerie se l’arrachent. Depuis qu’elle a créé son studio indépendant en 2013, elle réalise des décors en marqueterie multi-matières sur des remontoirs à montres pour Charles Kaeser, sur des manchettes, des boucles d’oreille et des cadrans de montres pour Piaget et toute une collection de bagues pour la Maison Mathon Paris. Tout commence bien sûr avec un dessin. Une fois le motif créé, Rose propose une recherche de matériaux par couleur et par effet, une véritable feuille de style comme dans la Haute Couture. Puis elle remodélise le dessin et délimite les emplacements des matières. Cela ressemble un peinture de nos enfances où chaque couleur était indiquée par un numéro. Sauf que là, quand elle a composé tous les détails, elle refait une deuxième analyse en fonction des caractéristiques des éléments. Certaines matières ne peuvent par exemple pas être coupées avec suffisamment de netteté en dessous d’un certain stade du minuscule. Alors pour découper tous ces fragments, Rose met plusieurs couches du matériau et les fait tenir comme en sandwich entre 2 tranches de bois tendre, afin de pouvoir les découper précisément suivant chaque patron des micro-forme avec la scie à champtourner et elle observe ce qu’elle fait avec sa binoculaire car certains fragments sont bien plus petits qu’un quart de graine de sésame. Pour arriver à ce que chaque forme soit juste, le troisième secret de Rose c’est la planéité. Toutes les matières doivent être parfaitement planes. Parce que le merveilleux de la marqueterie est l’inscrustation, chaque élément doit s’ajuster exactement. Alors la découpe n’est utilisable que si chaque surface est complètement plane. Evidemment pour les coquilles d’œuf et les élytres de scarabés c’est compliqué ! Alors imaginer dans le cas d’un bijou ? Il est impossible d’écraser le bijou, puis de mettre la marqueterie et de redonner une forme au bijou. Rose doit donc arriver à créer chaque forme, à partir d’un dessin plat, en réalisant une découpe qui comprend en quelque sorte la marge naturelle du volume. Je m’explique, si avec un crayon vous délimitez le tour d’un petit pois, vous obtenez une surface. Vous pouvez la peindre et vous obtenez le dessin du petit pois. Vous lui faites des ombres et votre dessin ressemblera exactement au petit pois. Mais si vous écrasez ce petit pois vous obtenez la surface totale de la peau se révèlera plus grande que le petit pois. C’est cette « traduction métrique » que doit réaliser Rose Saneuil pour sa marqueterie miniature des bijoux car pour elle la retouche à la main des formes après la découpe est contraire à l’art de la marqueterie. D’ailleurs elle a même déposé ses techniques à l’INPI (l’Institut National de Propriété Intellectuelle). Après tout cela le quatrième secret de Rose Saneuil, c’est la maitrise des colles. Colle blanche, colle à métal, colle à bois, colle bi-composant, il y a au moins une douzaine de colles suivant les matériaux et les surfaces de supports. Elles les a toutes expérimenter et les conjuguent avec doigté, elle me révèle même qu’il faut parfois poser un filtre entre les incrustations et le support pour que la chimie s’opère sans désaccord. Les joailliers amateurs de savoir-faire d’excellence ne s’y sont pas trompés. Pour Mathon Paris elle a marqueté la collection « Verger » où le sycomore joue le chef d’orchestre dans les feuillages des bagues auquel s’ajoute pour célébrer le printemps frêne, platane, parchemin et paille, l’été se traduit en charme, paille et parchemin, et la bague pâquerette s’orne de loupe de myrte, paille et nacre blanche. Pour Piaget sa première collaboration date de 2014 où elle a marqueté la rose Piaget sur le cadran de montre. En 2019, c’est le département de haute joaillerie qui la sollicite. Elle incruste la manchette et les boucles d’oreille Green Aurora de sycomore, charme et paille. Et cette année, ce sont les pièces Estatic Dance qu’elle marquette de sycomore, charme, nacre blanche, paille, parchemin, veau et chèvre velours qui déclinent d’incroyable camaïeu de rose en accord chromatique avec la tourmaline rose, rubellite et diamants sur or de la collection Wings of light. Ainsi se termine cette histoire d’Il était une fois le bijou. Si cette histoire vous a plu, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles et partagez, les bijoux bisous tout autour de vous. Je vous souhaite une jolie semaine et vous donne rendez-vous dimanche prochain, cette fois dans le podcast Brillante, à la rencontre d’une femme de la joaillerie passionnée et cultivée, intelligente et créative, bosseuse et imaginative. Une femme brillante ! Je vous emmène à la rencontre de Violaine d’Astorg, la responsable du département joaillerie de Christie’s . A bientôt pour un prochain bijou, un nouveau bisou du dimanche soir. Rose Saneuil Site Twitter Facebook Instagram LinkedIn Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign
  10. Comment imagine-t-on un design joaillier d'exception ? Dans cette 2e saison, le podcast Il était une fois le bijou explore le concept d'exception. Bien sûr un bijou est toujours exceptionnel, parce qu'il comporte une gemme que la terre ne reproduira plus, parce qu'il a été créé avec amour par un artisan, parce qu'il a été offert et reçu pour chaque moment d'exception. Mais il y a des bijoux qui sont encore plus exceptionnels : des gemmes incroyable, un design joaillier d'extraordinaire, une réalisation joaillière qui défie l’imagination et une vente d'exception ! Il était une fois le bijou a été à la rencontre des acteurs de cette exception joaillière. Dans le 1e épisode de cette saison 2, Laurent Massi, gemmologue et fondateur de l’école de gemmologie l’AGAT nous a expliqué les gemmes d’exception. Pour ce 2 épisode je me suis demandé comment on concevait et dessinait un bijou d’exception. Alors j’ai interviewé Frédéric Mané, le designer joaillier, très connu dans la nouvelle vague des talents français et très doué aussi c’est à lui que j’ai demandé de dessiner le superbe graphisme d’il était une fois le bijou. Il a commencé sa carrière chez Mathon Paris, puis a créé son studio de création et de design joaillier et travaille aujourd’hui pour des maisons ou des collectionneurs privés en créant des bijoux d’exception. Il a notamment imaginé une parure exceptionnelle autour d’une alexandrite de 69,37 carats, réputée la plus grosse du monde encore plus importante que celle taillée en coussin carré de 65,08 carats en provenance du Sri Lanka et qui se trouve au musée Smithsonian. Cette parure était commandée pour Nataliya et Viktor Bondarenko, collectionneurs et esthètes russes et créateurs de la marque de produits de luxe d’exception Rubeus Milano. Et je lui ai posé cette question toute simple et dont la réponse est pourtant complexe : comment imagine-t-on un bijou d’exception ? Je suis Anne Desmarest de Jotemps, amoureuse des mots et passionnée du bijou. Êtes-vous prêt à écouter cette belle histoire de bijoux ? Commençons : il était une fois… Le Bijou. Je vous souhaite une jolie semaine et vous donne rendez-vous dimanche prochain, cette fois pour le format un bijou comme un bisou. Si cette histoire vous a plu, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles et partagez, sans modération. ! Vos encouragements brilleront pour moi comme des joyaux ! A dimanche pour une prochaine histoire de bijou et en attendant, soyez heureux et ayez beaucoup de bijoux ! ingénieure son Alice Krief
  11. plus qu'un bijou, une parure qui célèbre le plaisir d'étudier et d'être ensemble Il était une fois la Faluche,la parure estudiantine Dans chaque moment de crise on demande beaucoup à la jeunesse : c’est la première à être envoyée au front avec plus ou moins de préparation, elle doit s’adapter aux conditions sans bénéficier de l’expérience de ses ainés qui n’ont pas connu cette situation inédite, elle doit faire le deuil de ses rêves et la perte de cette innocence laisse une trace profonde dans une génération entière. Aujourd’hui semble a priori moins dramatique que pendant les guerres mondiales. Les jeunes ne sont pas envoyés à la mort. Les cours ont lieu, avec plus ou moins de réussite en distanciel comme on le dit maintenant, les examens sont repoussés ou adaptés. Mais l’époque apprend aux jeunes que l’autre est un tueur en puissance et que l’altérité est devenue un poison. Je ne suis pas sociologue ni philosophe et je ne peux imaginer les conséquences durables sur l’esprit de la génération future. Si leur maitrise du numérique leur donne aujourd’hui une aisance certaine, leur reproche aux générations antérieures concernant l’écologie et l’économie qui pouvait être considéré comme une révolte adolescence normale, se double maintenant d’une méfiance et même d’un rejet de l’autre pour le moins inquiétant. Alors j’ai choisi de vous parler d’un symbole estudiantin, et pas seulement d’un bijou, d’une véritable parure qui incarne la fraternité et l’esprit de corps, la croyance aux valeurs humaines sans lien politique et ni religieux, et qui symbolise l’attachement conjugué de l’envie d’apprendre et de travailler avec le plaisir de vivre et d’être ensemble. Voici donc la Faluche estudiantine. C’est une parure car c’est à la fois un ornement vestimentaire, une expression artistique et un élément du droit. Sa signification vient de l’histoire. Ses symboles décrivent l’étudiant et leur organisation sur cette parure obéit à des règles précises, décryptables et lisibles par tous les faluchards. Tout d’abord une précision, la faluche n’est pas un béret. Le béret est associé soit aux français soit à l’élégance impertinente de la parisienne et trouve son origine acertainée en Béarn en 1835. La faluche, elle, est ramenée de Bologne par les étudiants français le 25 juin 1888. Mais je vais d’abord faire un petit détour sur les couvre-chefs symboles de l’érudition. Au Moyen Age les premières universités étaient dédiées à la théologie, la médecine et au droit. Comme elle était régit par le clergé, les professeurs-moines comme les étudiants portait une robe académique, une sorte de toge à capuche. Cette « cappa clausa » est introduite aux Etats Unis par les premiers colons issus d’Oxford et de Cambridge et a donné le costume académique que les étudiants arborent lors de leur remise de diplôme. Le chapeau carré, appelé « Mortier » aurait été rapporté par les étudiants revenant de Florence pendant la période Médicis. Ou bien, ce serait une évolution du « pileus » un genre de béret en feutre avec au centre un petit bouton carré porté par les frères laïcs de 1311. Revenons en France précisément à la fin du second empire. Napoléon III, est tout à la fois le dernier monarque et le premier président élu au suffrage universel. Il hérite d’un rejet des valeurs aristocratique et d’un désenchantement des idéaux républicains de la première heure. Il veut moderniser et restaurer la puissance française dans le monde. Alors il sent bien qu’il faut donner à tous des valeurs communes, ce qu’il fera par l’instruction. On lui doit pêle-mêle l’enseignement secondaire des filles, l’histoire et la géographie en primaire, la philosophie, les langues vivantes, les arts et le sport dans le secondaire. C’est lui qui nous a inculquer nos ancêtres les gaulois et Vercingétorix comme figure de la résistance et de la débrouille à la française. Cette réorganisation de l’enseignement va favoriser la renaissance des associations d’étudiants dont les premières sont fondées en 1876 à Nancy et 1878 à Lille. En 1884, le journal Le cri du peuple publie un article déclarant que l'étudiant « ne s'affirme guère que par une indécence de babouin greffée sur une bêtise de rhinocéros ». Les étudiants commencent par une réaction musclée puis à l’initiative d’étudiants de médecine et de sciences vont créer l’Association Générale des Etudiants en profitant des dispositions de la nouvelle loi qui règlemente le syndicalisme. En abrégé cette association se nomme simplement A et le slogan de son journal est: « l'A, le premier journal... par ordre alphabétique! ». Bientôt toutes les villes estudiantines sont dotées de leur association et les relations internationales s’initient. Le 12 juin 1888, les étudiants parisiens sont invités à fêter les 800 ans de l’Alma mater Studiorum, l’université de Bologne pour le Congrès National et International des Étudiants Universitaires. Mandadé par l’A et le président Sadie Carnot, 6 étudiants (Chaumeton, Chandebois, Stœber, Bernard, Franck et Demolon) se présentent en costume de ville sombre égayé d'une cocarde à la boutonnière et d'un ruban en sautoir aux couleurs de la ville de Paris. Les défilés des étudiants de tous pays forment un ensemble bigarré de costumes et de coiffures : Tunas des Espagnols, Penne et calottes des Belges, képis des Suisses,… Ces vêtements et couvres chefs se réfèrent à des ordres. Les italiens fondent la Goliardia et porte la faluca. Alors les français décident de fonder l’ordre de la faluche et porteront donc la faluche qu’il ramène le 25 juin 1888 à Paris. Elle « déchire » dirions nous aujourd’hui au Quartier Latin et est adoptée par l'ensemble des étudiants de France lors des fêtes du VIe centenaire de l'université de Montpellier du 22 au 25 mai 1890. A partir de ce moment la faluche devient bien plus qu’un couvre-chef, c’est une véritable parure qui comme tout bijou transmet une charge symbolique unique. En effet, si la faluche est le symbole de l’étudiant, et si les faluchards se mobilisent souvent lors des événements associatifs étudiants, l’ordre de la faluche est différent et s’en détache en étant a-politique et a-religieux. En 1932, ce sont des Faluchards qui créent un établissement charitable de distribution de soupe populaire pour les chômeurs de la crise de 1929. Le 11 novembre 1940, la première manifestation publique contre l’occupant est le fait des Faluchards qui rendent hommage au soldat inconnu à l’Arc de triomphe. Les Allemands ouvrent le feu puis interdiront le port de la faluche. Une plaque commémorative sur les murs de l’actuelle ambassade du Qatar aux Champs-Élysées, rappelle encore ce souvenir. Mai 1968, va affaiblir le rayonnement de l’ordre de la Faluche car sa neutralité politique est jugée suspecte et son ordre est considéré comme rétrograde. En 1988 a lieu le congrès des 100 ans de la faluche, à Reims. Depuis, un congrès-anniversaire a lieu tous les ans dans une ville différente. Aujourd’hui, l’ordre de la faluche est une des trois plus anciennes traditions étudiantes de France avec les Gadzarts de l’Ecole des Arts et Métiers, et les Fanfares des Beaux-Arts. Entrons maintenant dans le secret de la faluche. C’est une parure signifiante et qui se lit comme un code secret. Tout d’abord la forme de la faluche donne l’origine géographique : la plus commune est la lilloise avec une partie circulaire renforcé par du plastique et gainée de cuir, celle de Montpellier possède 4 crevés dont les couleurs annoncent les spécialités d’étude, la marseillaise est plus large, la tourangelle se distingue par un circulaire mou et la strasbourgeoise y positionne 6 passants. Aujourd’hui, les fabricants se font rares alors les étudiants confectionnent quelque fois eux-mêmes leur faluche. La faluche est en velours noir. L’impétrant, c’est-à-dire celui qui veut entrer dans l’ordre de la faluche doit avoir 2 parrains. Ceux-ci lui offrent la faluche et veillent à ce que le postulant couse correctement et à la main les rubans qui témoignent de ses études avant le baptême de l’impétrant qui deviendra après cette cérémonie un faluchard. La circulaire est la bande de velours qui borde la faluche et fait le tour de la tête. La matière et la couleur renseigne sur les études. Un ruban de velours indique des études de santé car à l’époque on pensait que le sang ne tenait pas sur cette matière. La couleur rouge indique des études de médecine, le vert la pharmacie, le rose le paramédical, le violet pour les dentistes, etc.… Un ruban de satin désigne toutes les autres études et là aussi les couleurs servent d’identité. Par exemple l’Architecture, les Beaux-Arts, le Cinéma et Théâtre sont en satin bleu, les écoles de commerce en rouge et vert ; les lettres, langues et sciences humaines sont en jaune et les ingénieurs en noir et bleu. Par contraste, on appelle le velours, la partie qui couvre la tête. On y coud sur la gauche de l’oreille les rubans aux couleurs de la ville d’étude qui s’arrête au premier tiers ainsi que l’écusson aux armes de la ville. On y adjoint les rubans des associations auxquelles l’étudiant appartient. Là encore la longueur du ruban et sa couture est riche d’enseignements : l’arrêt aux 2 tiers indique une implication, la coudée à 120 degré désigne un membre du bureau. Un ruban jaune cousu du frontal à l’occipital et tombant sur le cœur nous dit que l’étudiant est un élu d’une association c’est-à-dire l’université, l’UFR, le Crous ou le Cnous. Dans le dernier tiers de la faluche avec un coude à 120 degré on va trouver au premier tiers le ruban aux couleurs de la ville de naissance de l’étudiant et au 2e tiers la région de sa naissance. Chaque ville et chaque région est différentes et le code a eu recours aux blasons historiques des villes. Car bien sûr pour que chacun puisse décrypter cette parure, les étudiants ont décidé d’un code commun en 1986. Depuis, chaque année, toutes les Croix c’est-à-dire les Grands Maîtres et les Grands Chambellans, comme s’appellent les responsables de la faluche de toutes les universités, se rassemblent en congrès le 1er week-end de juillet pour notamment adapter les rubans et insignes en fonction par exemple des évolutions des cursus scolaires. Car le symbolisme ne s’arrête pas aux rubans il y a aussi les insignes. Malheureusement, là aussi les fabricants se raréfient. Sur la circulaire les insignes indiquent la scolarité de l’étudiant. Chaque bac a son insigne. Les littéraires disposent d’un Phi, les matheux d’un epsilon, les économistes d’un Béta. S’y adjoint l’année du bac puis les années d’études. Chaque prépa dispose de son insigne par exemple la chouette bicéphale indique une prépa santé. Puis on trouve des étoiles. Les étoiles dorées indiquent une année commencée puis réussie, les étoiles argentées signalent un redoublement. A la suite se trouve les insignes des filières d’études. Par exemple les beaux arts arborent un insigne en forme de palette de peintre avec un pinceau, les études de commerce portent un caducée de mercure à ne pas confondre avec le caducée de médecine encore différent de celui de pharmacie. Quand un cycle est terminé et réussi une palme le signale. Quand un diplôme est obtenu l’insigne sera une double palme assorti d’un brin de chêne ou de laurier. Une tête de mort montre l’abandon d’une filière. Une tête de vache nous dit que l’étudiant a été reçu au rattrapage. Les symboles de la faluche indiquent aussi la personnalité de l’étudiant. Sur la circulaire il peut indiquer son surnom et sa devise. Sur le velours, il y a un espace prévu où il peut mettre tous les badges, pins et insignes qui le désignent et les échanger en signe d’amitié avec d’autres faluchards. Il peut arborer les villes et pays où il a étudié. Il peut dire qu’il est célibataire avec un chameau présenté à l’endroit, indiquer les clubs auxquels il appartient comme ses loisirs avec par exemple un épervier s’il aime les grands espaces ou une fourchette si ce sont les plaisirs de la table qui le séduisent. Il y a des insignes décernés par les Grands Maitres comme récompenses, par exemple le mammouth qui encense un gardien des traditions ou l’abeille qui signe une belle minutie dans le travail. Les insignes délivrés par les responsables peuvent également punir. Une bouteille de bordeau indique une cuite sévère et une bouteille de champagne montre à tous que l’étudiant a fait un coma éthylique ce qui implique qu’il ne sait pas se tenir. Un pachyderme indique à tous et surtout à toutes qu’il faut se méfier de cet étudiant "insistant", une façon efficace de dire « balance ton porc ». Et puis il y a l’espace secret, à l’intérieur de la faluche qui est appelé jardin. Il contient des insignes en forme de plantes qui révèle l’intimité de l’étudiant et sa façon d’aimer l’amour. Etre invité à regarder ce jardin et à en entendre le décryptage équivaut à ce que l’étudiant ouvre son cœur et s’apprécie, en privé, entre personnes consentantes. Enfin le dernier insigne que je vais vous décrire est celle des Grand Maitre et Grand Chambellan qui ont la tache de garantir des traditions, de veiller du bon déroulement des baptêmes et aux comportements des faluchards. Ils sont désignés par une croix sur laquelle est indiqué « au mérite ». Elle est portée au bout d’un ruban aux couleurs de leur filière. Celle du Grand Maitre est émaillée de blanc, celle du grand chambellan est dorée. A la faluche de tous est accrochée le bouchon de champagne de leur baptême et la faluche elle-même est solidement arrimée par une corde ou une chaine qui s’attache à leur corps. Et quand les études sont terminées, la faluche est enterrée. Les conditions actuelles ne permettront probablement pas cette cérémonie de passage vers la vie. Je souhaite néanmoins à tous les étudiants même ceux qui ne sont pas faluchards de s’inspirer de François Rabelais choisi comme égérie depuis la naissance de la faluche estudiantine pour son amour du savoir et surtout sa tolérance. Ainsi se termine cette histoire d’Il était une fois le bijou. Je remercie chaleureusement Rebecca Taillia, Grand Maitre de Pharmacie Paris Descartes, de m’avoir accordé 2 longues heures d’interview et lui souhaite « bon vent » comme on dit aux marins qui se lancent dans de nouvelles aventures car comme elle termine brillamment son cursus, elle va donc transmettre sa Croix et enterrer sa faluche. Et surtout je lui souhaite bon courage car elle va aussi se trouver en première ligne dans cette nouvelle flambée épidémique. Mes pensées vont à tous les jeunes mais je me permets une dédicace spéciale à tous ceux des professions médicales et en particulier, si vous me le permettez, à mon fils ainé, Grand Alcoolier de Pharmacie Paris Descartes. Comme vous l’avez remarqué puisque vous venez de m’écouter, le podcast « le bijou comme un bisou » a un nouveau fil RSS. Alors si vous l’aimez abonnez-vous et partagez le autour de vous pour que tous ceux qui n’ont pas réalisé qu’il émettait sur un réseau différent du podcast « il était une fois le bijou » puissent le retrouver. Si cette histoire vous a plus envoyez-moi plein de cœur sur votre plate forme d’écoute préférée et des étoiles si vous écoutez sur Apple podcast et laisse un commentaire, sympathique, pour faire grimper le podcast dans les classements. Je vous souhaite une jolie semaine et vous donne rendez-vous dimanche prochain cette fois sur le podcast « il était une fois le bijou » où vous trouverez le 2e épisode de la thématique consacrée aux bijoux d’exception. Après avoir entendu le Dr Laurent Massi nous définir ce qu’était une gemme d’exception, ce sera le génial designer joaillier Frédéric Mané qui nous racontera comme il imagine et dessine des bijoux d’exception. A dimanche pour une nouvelle histoire, un prochain bijou, un nouveau bisou du dimanche soir. Site Twitter Facebook Instagram LinkedIn Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign
  12. qu'est-ce qu'une gemme d'exception ? Dans cette 2e saison, le podcast Il était une fois le bijou explore le concept d'exception. Bien sûr un bijou est toujours exceptionnel, parce qu'il comporte une gemme que la terre ne reproduira plus, parce qu'il a été créé avec amour par un artisan, parce qu'il a été offert et reçu pour chaque moment d'exception. Mais il y a des bijoux qui sont encore plus exceptionnels : des gemmes d'exception, un design joaillier d'exception, une réalisation joaillière exceptionnelle et une vente d'exception ! Il était une fois le bijou a été à la rencontre les acteurs de cette exception joaillière. Pour commencer par le début, j’ai interviewé Laurent Massi. Il est docteur en physique, gemmologue reconnu il a exercé notamment 12 ans à Bangkok, spécialiste des gemmes d’exception comme les pierres color-change, bien évidemment il est conférencier et il a récemment fondé à Nice la nouvelle école de gemmologie qui s’appelle l’AGAT. Et je lui ai posé cette question toute simple et dont la réponse est pourtant complexe : qu’est-ce qu’une gemme d’exception ? Je suis Anne Desmarest de Jotemps, amoureuse des mots et passionnée du bijou. Êtes-vous prêt à écouter cette belle histoire de bijoux ? Commençons : il était une fois… Le Bijou. Je vous souhaite une jolie semaine et vous donne rendez-vous dimanche prochain, cette fois pour le format un bijou comme un bisou. Si vous souhaitez apprendre la gemmologie, je vous mets le contact de l’AGAT, l’école fondée par Laurent Massi, ici. Si cette histoire vous a plu, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles et partagez, sans modération. ! Vos encouragements brilleront pour moi comme des joyaux ! A dimanche pour une prochaine histoire de bijou et en attendant, soyez heureux et ayez beaucoup de bijoux ! Site Twitter Facebook Instagram LinkedIn Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign
  13. une femme de la joaillerie, une femme brillante Les femmes de la joaillerie sont passionnées et cultivées, intelligentes et créatives, bosseuses et imaginatives. Elles sont brillantes ! On imagine le monde des bijoux comme un secteur léger et opulent. La réalité est autre. C’est un monde qui exige l’excellence dans tous les domaines, un monde de travail acharné, des artisans d’art aux mains de fée aux groupes internationaux à la puissance supranationale. Le monde des bijoux c’est aussi une certaine image de la France qui s’impose depuis le XVIIe siècle. Et dans ce monde protéiforme, les femmes ont du se sertir une place. Et elles ont réussi parce qu’elles sont brillantes. Dans ce nouveau podcast, Brillante, je vous fais découvrir non pas l’envers du décor, mais la réalité du monde joaillier au féminin en interviewant les femmes de la joaillerie. A chaque fois, je leur demande un conseil pour une jeune femme qui serait tentée par ce monde où le scintillement de vitrine cache l’exigence du travail et de l’investissement personnel, pour que la jeune génération se prépare ainsi à devenir brillante. Je suis Anne Desmarest de Jotemps et je donne une voix aux bijoux. Chaque semaine, vous pouvez m’entendre dans le podcast thématique "Il était une fois le bijou" ou le podcast des grandes et petites histoires et de l’actualité du bijou qui s’appelle "le bijou comme un bisou". Dans ce nouveau podcast, je reçois aujourd’hui, une femme brillante, Mina El Hadraoui, la Directrice France du NDC, le Natural Diamond Council. Elle nous parle de son parcours, des ateliers de la Monnaie de Paris et de Christian Lacroix, de H.Gringoire et de Victor Tuzlukov et bien sûr de l’extraction des diamants. Merci d’avoir écouté, Brillantes ! Je vous invite à me faire part de vos commentaires, de vos réactions, de vos envies ou de vos questions pour Mina El Hadraoui sur les réseaux sociaux d’Il était une fois le Bijou. Le mois prochain, dans le prochaine épisode de Brillantes, je recevrais Violaine d’Astorg, la responsable du département joaillerie de Christie’s. En attendant ce rendez-vous, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur apple podcast mettez plein d’étoiles, brillantes, et partagez, sans modération. ! Je vous souhaite une semaine brillante et vous donne rendez-vous dimanche prochain sur le podcast il était une fois le bijou pour découvrir le 1e épisode de la thématique sur les bijoux d’exception. En attendant, soyez Brillantes ! Site Twitter Facebook Instagram LinkedIn Musique : Thomas Fouqueray Ingénieure son Alice Krief, Les Belles Fréquences
  14. la conteuse joaillière tombée en amour avec les bijoux au fond de l'océan Aujourd’hui, je vous propose un nouvel épisode du podcast « il était une fois le bijou » le podcast thématique qui raconte les plus belles histoires des bijoux. Vous vous souvenez, ce format vous propose de faire le tour d’un sujet autour du bijou et comme je l’avais lancé le 14 février le thème était l’amour. L’historienne Christine Masseron nous avait parlé de l’histoire des bijoux d’amour, puis Marc Lauer qui exprime son amour du savoir-faire joaillier en créant Les Ateliers du créateur, un espace de coworking pour que les jeunes joailliers puissent louer un établi et travailler nous avait fait découvrir les bruits de l’atelier de joaillerie. Je vous avais aussi présenté Claire Fillet, la co-créatrice de la marque Firo qui réalise des bagues de fiançailles et des alliances et qui par amour des bijoux a également créé le premier podcast sur les bijoux qui s’appelle « Rubis sur canapé ». Et, il y a 2 semaines, je vous avais fait entendre Antoine Chapoutot, le joaillier qui pense que les bijoux et l’amour sont immarcescibles c'est-à-dire qu’ils ne se flétrissent pas. Quelle belle déclaration d’amour. Aujourd’hui, je vous propose d’entendre Edéenne, la conteuse joaillière qui fait des pièces uniques, inspirées des contes de fées ou des légendes du monde entier et qui est « tombée en amour » avec le bijou au fond de l’océan. Je suis Anne Desmarest de Jotemps, amoureuse des mots et passionnée du bijou. Êtes-vous prêt à écouter cette belle histoire de bijoux ? Commençons : il était une fois… Le Bijou. Je vous souhaite une jolie semaine et vous donne rendez-vous dimanche prochain, cette fois pour le format un bijou comme un bisou. Dans ce prochain épisode, je vous réserve une surprise ! En avant première de l’exposition Jean Vendôme qui s’ouvrira le jeudi suivant à l’Ecole des Arts joaillier, je vous ferai entendre Sophie Lefèvre, la commissaire de cette exposition, qui pour écrire la monographie de Jean Vendome a été invité par le maître joaillier, lui-même, à partager sa table et à entrer dans son atelier chaque semaine pendant 5 ans. Vivement la semaine prochaine ! Si cette histoire vous a plu, mettez plein de petites étoiles sur Apple podcast, ou des cœurs sur les autres applications et partagez sur les réseaux sociaux et vos encouragements brilleront pour moi comme des joyaux ! A dimanche pour une prochaine histoire de bijou Site Twitter Facebook Instagram LinkedIn Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign
  15. immarcescible : qui ne se flétrit pas comme l'amour et les bijoux Aujourd’hui, je vous propose un nouvel épisode du podcast « il était une fois le bijou » le podcast thématique qui raconte les plus belles histoires des bijoux. Je ne sais pas si vous vous souvenez mais ce format vous proposait de faire le tour d’un sujet autour du bijou et comme je l’avais lancé le 14 février le thème était l’amour. L’historienne Christine Masseron nous avait parlé de l’histoire des bijoux d’amour, puis Marc Lauer qui exprime son amour du savoir-faire joaillier en créant Les Ateliers du créateur, un espace de coworking pour que les jeunes joailliers puissent louer un établi et travailler nous avait fait découvrir les bruits de l’atelier de joaillerie. Et je vous avais aussi présenté Claire Fillet, la co-créatrice de la marque Firo qui réalise des bagues de fiançailles et des alliances et qui par amour des bijoux a également créé le premier podcast sur les bijoux qui s’appelle « Rubis sur canapé ». La semaine prochaine je vous retrouverai pour le 60e épisode du podcast le bijou comme un bisou. Mais cette semaine dans ce 4e épisode consacré à l’amour des bijoux, je vous emmène à la rencontre de d’Antoine Chapoutot, un joaillier qui nous raconte l’amour qui conduit les clients à lui demander de créer des bijoux, les pierres qu’il aime, le style qu’il affectionne et sa conviction que l’amour comme le bijou est immarcescible. Immarcescible est un mot qu’il aime et qui veut dire qui ne se flétrit pas. N’est-ce pas un joli gage d’amour ! Je suis Anne Desmarest de Jotemps, amoureuse des mots et passionnée du bijou. Êtes-vous prêt à écouter cette belle histoire de bijoux ? Commençons : il était une fois… Le Bijou. Je vous souhaite une jolie semaine et vous donne rendez-vous dimanche prochain, cette fois pour le format un bijou comme un bisou. Si cette histoire vous a plu, mettez plein de petites étoiles sur apple podcast, ou des cœurs sur les autres applications et les réseaux sociaux d’Il était une fois le bijou et vos encouragements brilleront pour moi comme des joyaux ! A dimanche pour une prochaine histoire de bijou Site Twitter Facebook Instagram LinkedIn
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