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Fondation Thalie

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  1. La Fondation propose le cycle de conférences Green Soul, L’anthropocène, cultures, imaginaires conçu et mené par Paul Ardenne, historien de l’art et commissaire d’exposition. Cette série de 8 conférences, imaginée comme un tout, se donne pour objet de faire le tableau le plus complet de l’« esprit du temps » anthropocénique, prodigue de l’« âme verte ». #3 - L’imaginaire de la fin du monde. Post-apocalypse, dystopie, téléologie écologique. Cette troisième rencontre interroge la théorique de la fin du monde vue et imaginée par l’homme. Certains proclament qu’en matière écologique « un autre monde est possible », d’autres considèrent que le monde, pour l’homme, est perdu – à plus ou moins long terme. Un imaginaire selon lequel celui-ci serait parvenu à son développement ultime, qui exclut l’humain ou le renvoie à des formes de vie régressives, marquées par le primitivisme. L’imaginaire anthropocène est caractérisé par toute une culture à la fois apocalyptique et dystopique à laquelle Paul Ardenne se confrontera à cette occasion. Agrégé d’Histoire, docteur en Arts et Sciences de l’art, collaborateur des revues Art press, Archistorm et INTER-Art actuel, Paul Ardenne est l’auteur de plusieurs ouvrages : Art, l’âge contemporain (1997), L’Art dans son moment politique (2000), L’Image Corps (2001), Un Art contextuel (2002), Art, le présent (2009), Un Art écologique. Création plasticienne et anthropocène (2018), L’Art en joie. Esthétiques de l’humanité joyeuse (2023). Il est également romancier et spécialiste dans le domaine de l’architecture (Terre Habitée, 2005 ; La Bonne ville, 2019 ; Le Boost et le frein – Comment l’humain bâtit au 21e siècle ?, 2021…) Curateur en art contemporain, Paul Ardenne a conçu de multiples expositions parmi lesquelles, pour les plus récentes, « Dendromorphies. Créer avec l’arbre » (Paris, 2016), « Courants verts. Créer pour l’environnement » (Paris, 2019) et « L’anthropocène et après » (Saint-Denis de la Réunion, 2020). Il a produit plusieurs émissions sur France Culture consacrées à l’art à l’âge de l’anthropocène (« L’art est l’environnement », janvier 2023) et collabore régulièrement à la série d’émissions Le dessous des images, sur la chaîne de télévision ARTE. Cette série de conférences a lieu chaque mois en présence à la Fondation Thalie, Bruxelles. Elle se donne pour objet de faire le tableau le plus complet possible de l’« esprit du temps » anthropocénique, prodigue de l’« âme verte », la Green Soul. En partenariat avec l’ESA Saint-Luc Bruxelles, Master Design D’innovation Sociale.
  2. Les océans, clé de l'avenir entre art et science Pour 4ème saison de « Créateurs Urgence Climat » (octobre 2023 – mai 2024), la Fondation Thalie invite l’artiste et cinéaste Ariane Michel et l'océanographe Sabrina Speich. Ariane Michel vit et travaille dans le Finistère et développe une pratique qui se situe entre performances, installations vidéos et expériences sensorielles. Elle a notamment été invitée en résidence à bord de la Goélette de la fondation Tara, destinée à la recherche scientifique et à la défense de l’environnement ; Au cinéma, son long-métrage Les Hommes, a reçu le Grand Prix de la Compétition Française au FID Marseille en 2006. Ces travaux s’inscrivent dans une même recherche : offrir un nouvel espace sensible à notre perception. Elle échange avec Sabrina Speich dont la recherche porte sur la dynamique non linéaire des océans et son impact sur la biogéochimie, en particulier le biome, les écosystèmes marins et l’atmosphère. Cette conversation les fait se rencontrer autour de ces eaux communes afin d’élever notre sensibilité à ces phénomènes naturels car en effet, « l’océan est la clé de l’avenir de l’humanité et il est confronté à un changement climatique sans précédent, entrainant des conséquences irréversibles sur la biodiversité marine ». Créée en 2020 par la Fondation Thalie, ce cycle de conversations entre artistes, designers et scientifiques engagé·es pour une société post-carbone, a pour ambition de transmettre une pensée nouvelle et des savoirs pour inspirer une nouvelle génération de créateur.ices, inventer des imaginaires de transition, concevoir et mettre en œuvre de nouvelles façons de produire face à l’épuisement des ressources naturelles. Le grand défi écologique de notre temps. Invités : Ariane Michel, artiste vidéaste et Sabrina Speich, océanographe et Professeur de Géosciences et membre du Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) de l’École Normale Supérieure. Modération : Chiara Vecchiarelli, curatrice du programme Ariane Michel vit et travaille entre Paris et le Finistère. Elle réalise des films, des installations et des performances qui mettent en jeu nos manières de percevoir. Bêtes, plantes, minéraux, éléments. elle investit des territoires non-humains avec les outils du cinéma et en portant une grande attention au son. Manipulant notre manière d’être au monde, elle cherche à bousculer l’échelle et la hiérarchie des êtres et à impliquer le spectateur dans de nouvelles géographies mentales qui incluent le reste du vivant. Elle tente ainsi de découdre le rapport authropocentré au monde que nos civilisations européennes ont construit. Elle a présenté ses œuvres dans des musées, des centres d’art et des salles de cinéma, mais aussi dans des rues, des forêts, des couloirs de métro, des lieux de culte ou sur des rivages océaniques. Sabrina Speich est Professeur de Géosciences et membre du Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) de l’École Normale Supérieure. Elle a étudié la physique à l’université de Trieste (Italie), au CERN (organisation européenne pour la recherche nucléaire) de Genève (Suisse) et à l’université Pierre et Marie Curie-Paris 6. Dans le cadre de ses recherches au CNRS, elle travaille sur la découverte et la compréhension de la dynamique des océans et de son rôle sur les changements climatiques. Elle est un expert reconnu mondialement dans le domaine de la modélisation des océans et de l’organisation d’observations in situ de grande ampleur. Récemment, elle a concentré ses recherches sur l’échelle d’interaction de la dynamique des océans et son impact sur la circulation des océans à l’échelle terrestre, les échanges air-mer et les écosystèmes. Sur une idée originale de la Fondation Thalie, cette 4e saison accueillie au sein de l’École des Arts Décoratifs est programmée par Chiara Vecchiarelli, philosophe et curatrice du cycle “Créateurs Urgence Climat”, en co-construction avec Patrick Laffont-DeLojo, enseignant en scénographie à l’École des Arts Décoratifs. En partenariat avec l’École des Arts Décoratifs de Paris.
  3. Art Genève 2024 Invited to take part in the 12th edition of the Salon Art Genève 2024 to present its art collection, Fondation Thalie organized an off-site "Créateurs Urgence Climat" event as part of the ArtTalks conference program of the fair. Linking art, science and ecology, this conversation between the artist Claudia Comte, a major figure on the Swiss and international scene based in the Basel region, and the Spanish curator Mónica Bello, Head of the Arts at CERN programme – the European Organization for Nuclear Research in Geneva – is an invitation to explore biomorphic universes and symbiotic forms, techno-scientific knowledge and cosmic phenomena. Claudia Comte (b. 1983, Grancy) is a Swiss artist based in Basel, Switzerland. Her practice is guided by a longstanding interest in teasing out the history and memory of biomorphic forms through traditional hand processes, industrial and machine technologies. Comte’s site-specific installations bring together monumental wall paintings and sculptures playfully inspired by organic patterns and morphology, paying testament to the intelligence and transformative capacities of the ecological world. Her work has been widely presented, including Solo Houses, Matarranña (2023), Globus Public Art Project in collaboration with Fondation Beyeler, Basel (2023), Casa Wabi, Mexico 2023, König Galerie im KHK Wien (2022), Belgrade Biennale (2021), Museo Nacional Thyssen- Bornemisza, Madrid (2021), Castello di Rivoli, Rome (2019), among others. Mónica Bello is art Historian and Curator. Since 2015, she is Head of Arts at CERN at the European Organization for Nuclear Research in Geneva, where she leads and supervises the laboratory’s art strategy and the artistic programs (residencies, art commissions, exhibitions). Curator of Exploring the Unknown, the inaugural art exhibition for the CERN Science Gateway, the new visitor centre of the Laboratory designed by Renzo Piano, her most recent curated exhibition is Dark Matters for the Science Gallery Melbourne, and the Icelandic Pavilion at the 59th Venice Biennale with the artist Sigurður Guðjónsson. Bello works internationally participating in selection committees, advisory boards, and mentorship programs. She is a regular speaker at conferences and active in several programmes in Europe and globally, where art and cultural innovation are the focus. This conversation has been organized in partnership with Art Genève. Created in 2020 by Fondation Thalie, the "Créateurs Urgence Climat" programme of conversations invites artists, designers, thinkers and scientists to the École des Arts Décoratifs in Paris each month to share new knowledge in the light of the climate transition and to think about reasoned artistic production in the era of a post-carbon society. Further info online.
  4. Paul Ardenne La Fondation propose un nouveau cycle de conférences Green Soul, L’anthropocène, cultures, imaginaires conçu et mené par Paul Ardenne, historien de l’art et commissaire d’exposition. Cette série de 8 conférences, imaginée comme un tout, se donne pour objet de faire le tableau le plus complet de l’« esprit du temps » anthropocénique, prodigue de l’« âme verte ». #2 – Prémices de la pensée écologique. Quand et comment naît la conscience verte ? Quand et comment naît la « conscience verte » ? Comment s’annonce la pensée écologique ? Comment vient-elle à nos esprits, à nos corps ? La « conscience verte », née du champ de la réflexion théorique, est aussi une conscience incorporée, vécue intimement, forgée au contact direct du réel, dès le contact avec nos intérieurs domestiques et dans le paysage immédiat, devenu anthropocène. La meilleure des consciences vertes, la plus efficiente, la plus combative, est moins intellectuelle qu’organique, elle est moins chose de l’esprit que charnelle, chose de la chair. Agrégé d’Histoire, docteur en Arts et Sciences de l’art, collaborateur des revues Art press, Archistorm et INTER-Art actuel, Paul Ardenne est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment Un Art écologique. Création plasticienne et anthropocène (Édition Le Bord de l'eau, 2018), et L’Art en joie. Esthétiques de l’humanité joyeuse (Édition La Muette, 2023). Curateur en art contemporain, Paul Ardenne a conçu de multiples expositions parmi lesquelles, pour les plus récentes, « Dendromorphies. Créer avec l’arbre » (Paris, 2016), « Courants verts. Créer pour l’environnement » (Paris, 2019) et « L’anthropocène et après » (Saint-Denis de la Réunion, 2020). Il a produit plusieurs émissions sur France Culture consacrées à l’art à l’âge de l’anthropocène (« L’art est l’environnement », janvier 2023) et collabore régulièrement à la série d’émissions Le dessous des images, sur la chaîne de télévision ARTE. Cette série de conférences a lieu chaque mois en présence à la Fondation Thalie, Bruxelles. Elle est conçue comme un tout, se donne pour objet de faire le tableau le plus complet possible de l’« esprit du temps » anthropocénique, prodigue de l’« âme verte », la Green Soul. En partenariat avec l’ESA Saint-Luc Bruxelles, Master Design D'innovation Sociale.
  5. Pour la 4ème saison de « Créateurs Urgence Climat » (octobre 2023 – mai 2024), la Fondation invite l’expert en biomatériaux et designer Maurizio Montalti et le chef cuisinier étoilé Christian Sinicropi pour une conversation sur le thème “Agir et penser comme un champignon : « avec la nature, pour la nature et en tant que nature »”. Créée en 2020 par la Fondation Thalie, cette série de conversations entre artistes, designers et scientifiques engagé·es pour une société post-carbone, a pour ambition de transmettre une pensée nouvelle et des savoirs pour inspirer toute une nouvelle génération de créateur.ices, inventer des imaginaires de transition, concevoir et mettre en œuvre de nouvelles façons de produire face à l’épuisement des ressources naturelles. Le grand défi écologique de notre temps. Invités : Maurizio Montalti, expert en biomatériaux et co-fondateur du studio de design Officina Corpuscoli, et Christian Sinicropi, chef cuisinier étoilé. Modération : Chiara Vecchiarelli, curatrice du programme, et Patrick Laffont-DeLojo, enseignant en scénographie à l'École des Arts Décoratifs de Paris. Un humaniste qui part du terroir, s’enracine par la cuisine et mène avec elle une recherche autour du vivant, Christian Sinicropi accompagne désormais la start-up Mycophyto dans le développement d’une technologie qui vise à réduire l’empreinte environnementale des cultures grâce à la synergie naturelle entre les racines des plantes et des microchampignons capables de créer de véritables systèmes d’irrigation naturels sous terre. À travers un travail pionnier dans la recherche et le développement de technologies basées sur le mycélium et la production de biomatériaux, Maurizio Montalti nous invite, quant à lui, à concevoir la relation entre humains et non humains comme un écosystème dynamique qui traverse le vivant. Chez les deux, le rapport au champignon se fait porteur d’un message de cohérence relationnelle au cœur d’une pensée du vivant qui nous apprend, avant tout, à concevoir le lien comme geste écologique. Ambassadeur de la gastronomie française et provençale, Christian Sinicropi a fait une grande partie de sa carrière à l’Hôtel Martinez qu’il rejoint en 1989 en tant que commis. Il part ensuite pour Biarritz à l’Hôtel du Palais puis à Strasbourg au Buerehiesel. Très vite son talent est reconnu auprès des grands Chefs, il rejoint Alain Ducasse au restaurant Louis XV à l’Hôtel de Paris à Monaco. En 2001, il retourne au restaurant La Palme d’Or à Cannes à l’Hôtel Martinez où il devient Chef de cuisine. Qualifié de « véritable artiste » par le critique gastronome Jean-Luc Petitrenaud, son travail imaginatif et inspiré est récompensé par 2 étoiles au Guide Michelin et une note de 17/20 au Gault-Millau. Maurizio Montalti est l’un des pionniers à étudier et à développer une gamme très large de technologies basées sur le mycélium pour la production de biomatériaux et de produits naturels. En tant que créateur, il contribue à la croissance de matières dans son atelier Officina Corpuscoli tout en y ayant une activité de conseil, toujours à la croisée du design et de la biotechnologie, puis il cofonde Mogu, en Italie, une entreprise axée sur l’innovation et la prise en compte de l’environnement, consacrée au design, à la standardisation et à la commercialisation de la déclinaison de produits très performants liés à la biomatière et de produits finis dérivés de moisissures. Sur une idée originale de la Fondation Thalie, cette 4e saison accueillie au sein de l’École des Arts Décoratifs est programmée par Chiara Vecchiarelli, philosophe et curatrice du cycle “Créateurs Urgence climat”, en co-construction avec Patrick Laffont-DeLojo, enseignant en scénographie à l'École des Arts Décoratifs de Paris. . En partenariat avec l’École des Arts Décoratifs de Paris
  6. For the 4th season of “Créateurs Urgence Climat” (October 2023 – May 2024), the Foundation is inviting curator and art historian Chus Martínez and scientist Alex Jordan to discuss animal behaviour and non-human aesthetics in the face of the ecological challenge. Created in 2020 by the Fondation Thalie, this series of conversations between artists, designers and scientists committed to a post-carbon society aims to pass on new thinking and knowledge to inspire a whole new generation of creators, to invent imaginaries of transition, and to design and implement new ways of producing in the light of depleting natural resources. The great ecological challenge of our time. Guests: Chus Martínez, curator and art historian and Alex Jordan, scientist. Co-moderated by Chiara Vecchiarelli, curator of the program and Flora Bouteille, teacher at the École des Arts Décoratifs de Paris. How can we rethink our aesthetic categories in the light of non-human aesthetic and architectural criteria? What can animals and plants teach us about the way we see, learn and produce? How can we take into account, and translate, the need of the ecosystems of which we are a part, so as to envision the future as a co-creation that takes place in the encounter between the human and the non-human? Our guests discuss how aesthetic criteria of the non-human world (plants, animals) can help us think about a changing world in the age of ecological challenges. Chus Martínez, who has a background in philosophy and art history, is head of the Institute Art Gender Nature FHNW Academy of Arts and Design in Basel and curator at der TANK. She was the expedition leader of The Current, a project initiated by TBA21–Academy (2018–2020) and between 2020-2022 she has been the artistic director of the Ocean Space, Venice, a space initiated by TBA21–Academy. The Current is also the inspiration behind Art is Ocean, a series of seminars and conferences held at the Institute Art Gender Nature which examines the role of artists in the conception of a new experience of nature. She previously worked as chief curator at El Museo Del Barrio, New York. For dOCUMENTA(13) (2012) she was head of department, and a member of the Core Agent Group. Other past positions include chief curator at MACBA, Barcelona (2008–2011), director of the Frankfurter Kunstverein (2005–2008) and artistic director of Sala Rekalde, Bilbao (2002–2005). She curated the National Pavilion of Cataloniaat the 56th Biennale di Venezia (2015) as well as the National Pavilion of Cyprus in 2005. She recently co-edited together with Sabine Himmelsbach the publication Coding Care—Towards a Technology for Nature, she edited and wrote Like This! Natural Intelligence As Seen by Art (2021). Alex Jordan is a permanent Group Leader at the Max Planck Institute, specialising in animal behaviour and heading the Comparative Behavioural Evolution research group. He works on oceans, lakes and forests, where animals live and have evolved. He has held editorial positions at The American Naturalist and Movement Ecology and his practice lies at the interface between science, art, and community engagement, collaborating with artists such as Tabita Rezaire, SUPERFLEX, TBA-21 and Tomás Saraceno. As a scientist, Jordan takes computational approaches developed for model laboratory systems such as Drosophila and zebrafish, and uses them in environments where animal and plant behaviour has evolved – Lake Tanganyika, the Mediterranean Sea, coral reefs and tropical rainforests. Using techniques such as automated behavioural tracking and 3D reconstruction of natural environments, and working on our perception of the animal world, Alex Jordan challenges our preconceptions and gives us a real insight into the non-human experience. Based on a curatorial proposal by Fondation Thalie, this fourth season hosted at the École des Arts Décoratifs is organised by Chiara Vecchiarelli, coordinator of the programme Creators facing the climate emergency, in co-construction with Patrick Laffont-DeLojo, teacher in stage design at the École des Arts Décoratifs. In partnership with the École des Arts Décoratifs de Paris
  7. Paul Ardenne En écho aux engagements de la Fondation Thalie pour promouvoir des pratiques artistiques engagées dans la transition écologique, l'historien de l'art et commissaire d'exposition Paul Ardenne propose un cycle de 8 conférences autour du thème de la création à l'ère de l'anthropocène. L’âge écologique dans lequel nous sommes entrés suscite de multiples réactions : du désespoir à la prospective, de l’exaspération au combat activiste. Pas d’unité de réactions à cette situation négative mais plutôt, une diversité d’engagements : on oscille à la fois entre éco-anxiété et aspiration d'un nouveau modèle écosophique. Quel que soit le choix adopté, l’heure est à l’invention de nouveaux liens avec le vivant ainsi qu’entre les humains, sur un mode d’égalité, de partage et de solidarité. Le champ culturel et intellectuel résonne de cette inflexion, qu’il a parfois anticipée, il s’en fait l’écho et l’accompagnateur. C’est de son approche, renouvelant ses fondements et ses manières, qu’il sera question dans ces conférences. Car une révolution mentale, avec l’anthropocène, se fait jour. Cette nouvelle ère culturelle et intellectuelle, gage de modes de réflexion refondus, repose sur une nouvelle dynamique conceptuelle : il faut apprendre à penser autrement. C'est la naissance de l’« âme verte », de la Green Soul, une nouvelle résonance dans notre rapport au « monde ». L’homme « maître et possesseur de la nature » (Descartes) laisse place au compagnon non écocidaire, à l’individu commensal, au technicien soucieux d’en finir avec le régime de la productivité, au créateur culturel épris de justice environnementale, praticien de l’éco-art, de l’éco-poésie et producteur de discours d’alliances. L’heure est à la déhiérarchisation, au soin et à la générosité et, s’agit-il de donner figure à ce réel repensé, à l’« anthropocén’art » – une création devenue spécifique d’une époque et d’une mentalité réellement inédites, propre à cette surchauffe climatique que nous traversons. Cette série de conférences a lieu chaque mois en présence à la Fondation Thalie, Bruxelles. Elle est conçue comme un tout, se donne pour objet de faire le tableau le plus complet possible de l’« esprit du temps » anthropocénique, prodigue de l’« âme verte », la Green Soul. En partenariat avec l’ESA Saint-Luc Bruxelles, Master Design D'innovation Sociale.
  8. For the 4th season of “Créateurs Urgence Climat” (October 2023 – May 2024) in partnership with the École des Arts Décoratifs Paris, Fondation Thalie invites artist and agroecologist Fernando García-Dory and jurist Xenia Chiaramonte to discuss agroecology and the New Imaginaries of Law. Created in 2020 by the Fondation Thalie, this series of conversations between artists, designers and scientists committed to a post-carbon society aims to pass on new thinking and knowledge to inspire a whole new generation of creators, to invent imaginaries of transition, and to design and implement new ways of producing in the light of depleting natural resources. The great ecological challenge of our time. Guests: Fernando García-Dory, artist and agroecologist et Xenia Chiaramonte, jurist Co-moderated by Chiara Vecchiarelli, curator of the programme, and Patrick Laffont de Lojo, scenography teacher at the École des Arts Décoratifs Paris. How can we understand a territory from the inside, and thwart the illusion of a technosphere always already separated from nature? How can the human technique of law become compatible with a situated ecological approach? Agroecologist artist Fernando García-Dory and Gaia jurist Xenia Chiaramonte question our artistic and legal imaginaries at the heart of an evolving world, in order to invite us to rethink at the same time biopower as a capacity to “self-organize according to criteria such as care and affection” – criteria to which rurality offers a concrete field of experimentation – and art and law as two practices called to actively engage in favor of a renewed understanding of the categories which govern our actions. Guests Fernando García-Dory is an artist whose work engages specifically with the relationship between culture and nature now, as manifested in multiple contexts, from landscape and the rural, to desires and expectations in relation to identity, through (global) crisis, utopia and the potential for social change. Interested in the harmonic complexity of biological forms and processes, his work addresses connections and cooperation, from microorganisms to social systems, and from traditional art languages drawing to collaborative agroecological projects and actions, and cooperatives. He studied Fine Arts and Rural Sociology, and is now preparing his PhD on Agroecology. He has developed projects and shown his work at Tensta Konsthalle, Van Abbemuseum, Reina Sofia Museum, Documenta 12 and Biennales of Gwangju, Istanbul and Athens. Xenia Chiaramonte is a researcher working primarily on the potential of legal techniques in the time of Gaia. As a thinker but also as an activist, she interrogates the potential of legal imagination in the service of environmental catastrophes and climate breakdown, standing for a situated and pragmatic approach rather than one based on the logic of the universal. She is an affiliated scholar of the ICI Berlin Institute for Cultural Inquiry. Interested social struggles and law, she published the book Governing conflict: The Criminalization of the No TAV Movement (Governare il conflitto: La criminalizzazione del movimento No TAV, 2019) on the political trials against activists in the context of one of the most important and longstanding environmental movements in Europe. She is also experimenting with the genre of science fiction as well—of a special kind that could be thought of “botanical sci-fi” which began with Greetings from the Undergrowth (published on eflux). Based on a curatorial proposal by Fondation Thalie, this 4th season hosted at the École des Arts Décoratifs is organised by Chiara Vecchiarelli, coordinator of the programme, in co-construction with Patrick Laffont-DeLojo, teacher in stage design at the École des Arts Décoratifs. In partnership with the École des Arts Décoratifs de Paris
  9. Décoloniser les récits Essayiste et auteur notamment de l'ouvrage Nous colonisons l'avenir (Actes Sud, 2023), David Van Reybrouck inaugure la série Les Grands Entretiens, menée par Nathalie Guiot, Fondatrice-Présidente de la Fondation et commissaire d'exposition ; ces discussions sur le vif avec des personnalités investies dans la sphère de l'innovation sociale permettent un éclairage en profondeur sur les mutations de notre époque et le rôle de chacun pour agir. David Van Reybrouck est écrivain, poète, historien et fondateur du projet G1000, une plateforme d’innovation démocratique qui vise à renforcer la participation des citoyens dans le processus décisionnel.
  10. Festival Agir pour le Vivant La Fondation renouvelle son soutien au Festival Agir pour le Vivant (août 2023, Arles) et organise dans le cadre du cycle “Conversations à ciel ouvert” trois rencontres “Créateurs Urgence Climat”, accessibles en podcast audio sur le site et sur les plateformes d’écoute. De nouvelles manières de construire et fabriquer le monde avec pour souci de permettre du commun, d’habiter durablement la Terre sont à inventer, faisant du design l’un des débats philosophiques les plus importants des années à venir. L’anthropologue Arturo Escobar et la designer matali crasset s’entretiennent sur le rôle du design à la lumière des crises socio-environnementales et interrogent sa capacité à contribuer au vivre-ensemble. Conversation août 2023, Jardin Lapidaire, Arles Invités : Arturo Escobar, anthropologue, chercheur-activiste, et matali crasset, designer industrielle. Modération : Caroline Naphegyi, directrice des études, École Camondo. Les impasses politiques, sociales et écologiques dans lesquelles nos sociétés se trouvent sont signe d’un défaut fondamental dans la manière de faire monde et il s’agit aujourd’hui de le re designer, c’est-à-dire d’établir un nouveau contexte technologique, social et écologique capable d’accueillir et de porter une reconfiguration ontologique. C’est la recherche d’un design ontologique ou pluriversel, cette praxis critique novatrice. Invité.e.s Arturo Escobar est un anthropologue colombien et chercheur-activiste. Professeur émérite à l’Université en Caroline du Nord jusqu’en 2019, il fait partie du groupe fondateur du programme Modernité/Colonialité/Décolonialité. Depuis les années 1990, il théorise une pensée de l’écologie politique, qui propose une approche décentrée et critique de la notion de “Tiers-Monde”, propre selon lui, à un discours culturel et historique de la culture occidentale. Il collabore étroitement avec plusieurs organisations afro-colombiennes environnementales et féministes sur les luttes territoriales contre l’extractivisme, les transitions post-développementalistes et post-capitalistes. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage Sentir-penser avec la terre : l’écologie au-delà de l’Occident (Seuil, 2018) qui rompt avec l’universalisme occidental au profit d’une pensée pluriverselle. matali crasset est une femme designer française de renommée internationale. Depuis sa formation aux Ateliers-ENSCI dans les années 1990, elle défend un design à la croisée d’une pratique artistique, anthropologique et sociale. Elle œuvre pour un design de la création, du vivant et du quotidien : comment le design peut contribuer au vivre ensemble et nous accompagner dans le monde contemporain ? C’est à partir de ce postulat à la fois simple et engagé qu’elle pense et travaille « en mouvement ». Depuis 30 ans, elle invente son parcours singulier, nourri des centaines de projets qu’elle a menés aussi bien en architecture qu’en scénographie, en conception d’objets, de mobilier, d’espaces publics et d’aménagement. Ses œuvres sont exposées dans les institutions culturelles en France et à l’étranger et comptent parmi les grandes collections de design des musées., du Moma de New York au Centre Pompidou. En partenariat avec le Festival Agir pour le Vivant.
  11. La Fondation est partenaire du Festival Agir pour le Vivant (août 2023, Arles) et organise dans le cadre du cycle “Conversations à ciel ouvert” trois rencontres “Créateurs Urgence Climat”. Avec : Emmanuel Tibloux, directeur de l’École des Arts Décoratifs de Paris et Samuel Tomatis, designer. Comment faire corps avec la terre ? Comment penser un corps d’eau et de terre dont le rapport à l’écosystème se dessinerait à travers la création ? Emmanuel Tibloux, Directeur de l’École des Arts Décoratifs de Paris, et promoteur du Post-master Design des mondes ruraux, un programme délocalisé de l’ENSAD en Dordogne dédié au développement des territoires ruraux par le design s'entretient avec le designer Samuel Tomatis, qui ne cesse de repousser les potentialités de l'algue, à propos d’un bio-design à travers lequel les vivants, humains et non-humains, s’entraident et se régulent de façon réciproque. Invités : Emmanuel Tibloux, Directeur de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, promoteur du Post-master Design des mondes ruraux, et Samuel Tomatis, designer diplômé de l’ENSCI – Les Ateliers, spécialisé en bio-design. Modération : Nathalie Guiot, Fondatrice-Présidente de la Fondation Thalie, et Chiara Vecchiarelli, curatrice du programme Créateurs Urgence Climat. Lieu : Jardin Lapidaire, Arles Emmanuel Tibloux est Directeur de l’École des Arts Décoratifs depuis 2018, anciennement directeur de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Lyon. Ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, il a dirigé l’école supérieure d’art et de design de Saint-Etienne, l’école régionale des beaux-arts de Valence et l’Institut français de Bilbao. Le projet d’Emmanuel Tibloux pour l’École des Arts Décoratifs tient compte des spécificités de cette école d’excellence qui accueille plus de 800 étudiant.es par an. Il est à l’origine en 2019 du plan pour une « École de la Transition », faisant notamment de l’École des Arts Décoratifs le premier établissement d’enseignement supérieur à se doter d’un plan de transition écologique. Il est également l’initiateur du Post-master Design des mondes ruraux, un programme délocalisé de l’ENSAD à Nontron, en Dordogne. Samuel Tomatis est diplômé en 2016 de l’ENSCI – Les Ateliers, après un diplôme à l’Institut Supérieur des Arts Appliqués. Le jeune designer entretient une relation étroite avec la science et l’écologie. Son travail oscille entre design industriel et architecture éphémère. Séduit par la mer et le phénomène des marées, il gravite dans ses recherches autour de l’univers des ressources maritimes, et plus particulièrement de l’algue. Il collabore avec différents corps de métiers, notamment scientifiques et artisans. L’expérimentation, le travail de la matière et l’éco-conception sont au cœur de sa démarche. Lauréat de nombreux prix tels que la Bourse Agora pour le design, le Grand Prix de la Création de la ville de Paris ou le Dezeen Awards, son travail a notamment été exposé à la Villa Noailles, au Design Museum de Gent, au Pavillon de l’Arsenal, au Japon pour Maison&Objet, au Centre Pompidou. Il est lauréat de la récompense Dialogues du Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main (2022). En partenariat avec le Festival Agir pour le Vivant.
  12. Festival Agir pour le Vivant La Fondation renouvelle son soutien au Festival Agir pour le Vivant (août 2023, Arles) et organise dans le cadre du cycle “Conversations à ciel ouvert” trois rencontres “Créateurs Urgence Climat”, accessibles en podcast audio sur le site et sur les plateformes d’écoute. Conversation Août 2023, Jardin Lapidaire, Arles Invités : Gilles Clément, paysagiste français, professeur au Collège de France et à l’École du paysage de Versailles, et Michio Tase, architecte-paysagiste japonais. Modération : Ludivine Gragy, paysagiste. Gilles Clément, jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, biologiste et auteur de plusieurs concepts qui ont marqué les acteurs du paysage de la fin du XXe siècle ou le début de ce XXIe siècle s’entretient avec l’architecte-paysagiste Michio Tase, dont les multiples projets sont marqués par une architecture urbaine verte introduisant des plantes et des habitats naturels dans les zones urbaines japonaises. Invité.e.s Gilles Clément enseigne depuis 1979 à l’École nationale supérieure du paysage de Versailles, en parallèle de son activité de concepteur. Il intervient dans l’élaboration du parc André-Citroën à Paris, inauguré en 1992. En 1999, il est le commissaire de l’exposition spectaculaire sur Le Jardin planétaire à la Grande halle de la Villette. Parmi ses nombreux projets, Gilles Clément a contribué notamment à la conception des Jardins de l’Arche à la Défense, Jardin du musée du quai Branly à Paris, avec Patrick Blanc et Jean Nouvel, Jardin de l’École normale supérieure de Lyon. En parallèle de son activité de créateur de parcs, jardins, espaces publics et privés, Gilles Clément poursuit des travaux théoriques et pratiques selon trois axes de recherche : le Jardin en Mouvement, le jardin planétaire et le Tiers-Paysage. Ces concepts découlent de l’observation qu’un paysage naturel n’est jamais figé, que les espèces et les gènes doivent circuler. Né en 1949, architecte, paysagiste, le travail de Michio Tase s’articule autour de la notion d’écologie urbaine. Parmi ses principales réalisations, le village de Yurigaoka, le Palais de justice de Kunitachi, ACROS Fukuoka, l’aquarium de Fukushima, BIOS à Okinawa, la société d’énergie solaire OM-EGG, le Nissan Advanced Technology Center, 5bai Midori, l’Ajinomoto Stadium West Field, des habitations folkloriques modernes rénovées “Machiya”. En duo avec Ludivine Gragy, Michio Tase participe à un programme de résidence proposé par la Maison Kochimi, dont l’objectif est d’inviter des artistes japonais·es en France. En partenariat avec le Festival Agir pour le Vivant.
  13. La Fondation Thalie et l’École nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris s'associent pour la 3ème saison du cycle de rencontres Créateurs face à l’urgence climatique et invitent l'architecte urbaniste Patrick Bouchain et Frédérique Aït-Touati, directrice académique du programme d'Expérimentation en Arts Politiques à Sciences-Po Paris, sur le thème de la ville de demain. Créé en 2020 par la Fondation Thalie à l’initiative de Nathalie Guiot, ce cycle – qui se développe en partenariat avec l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris depuis sa troisième saison – se propose d’éclairer dans le présent, et mobiliser pour le futur, la capacité des créateurs à imaginer des futurs possibles en dialogue avec des chercheurs et chercheuses dans le but d’encourager de nouvelles collaborations entre disciplines au sein desquelles se produisent de nouvelles visions du monde. De faire émerger de nouveaux imaginaires de transition, de nouvelles façons d’imaginer et préserver la planète. Invités : Patrick Bouchain, architecte et Frédérique Aït-Touati, directrice scientifique du master Expérimentation en arts politiques (SPEAP) à Sciences-Po Paris. Co-modération : Chiara Vecchiarelli, curatrice du programme pour la Fondation Thalie, et Pauline Marchetti, architecte, scénographe et professeure à l'École des Arts Décoratifs de Paris. Comment transformer les projets urbains et architecturaux en supports d’actions collectives au service des attentes et des besoins d’un territoire ? En quoi théâtre et fiction constituent-ils des éléments essentiels dans la construction des savoirs ? Patrick Bouchain et Frédérique Aït-Touati partagent une vision expérientielle et durable de l'urbanisme par le biais notamment du collectif. Face aux injonctions sur le devenir de nos villes et leur nécessaire adaptabilité au regard des enjeux climatiques, ils échangeront sur une possible transformation des architectures, en mettant en avant les intelligences et savoir-faire des chercheurs, philosophes, entrepreneurs, citoyens, qui constituent des aspects fondamentaux pour penser ce monde nouveau et l’habiter autrement. Invités Patrick Bouchain est architecte, scénographe et lauréat du Grand Prix de l’urbanisme 2019, reconnu notamment pour la réhabilitation de plusieurs friches industrielles telles que la Belle-de-Mai à Marseille ou Le Lieu Unique à Nantes. À travers son agence Construire, il défend un « urbanisme démocratique » et propose une architecture « HQH » (Haute Qualité Humaine). S’attachant à construire autrement, ses projets se fondent sur une analyse fondamentale et systémique des contextes et des besoins, tout en favorisant une économie de moyens et en valorisant la place de l’usager au cœur du processus de conception. Frédérique Aït-Touati est historienne des sciences, maître de conférences en littérature française à l'Université d'Oxford et Professeur associée à Sciences-Po Paris. Elle est également metteuse en scène et directrice artistique de Zone Critique, une compagnie de théâtre qui explore nos imaginaires scientifiques et écologiques, fondée entre autre par le sociologue et anthropologue Bruno Latour. À la croisée du théâtre et de la philosophie, les projets de Zone Critique interrogent les conséquences esthétiques et politiques d’une redéfinition du vivant proposée par les sciences de la terre. Durant cette saison 2022-2023, la compagnie prévoit la création du spectacle Earthscape, réalisé en collaboration avec le philosophe Emanuele Coccia. Sur une proposition curatoriale de la Fondation Thalie, cette 3e saison accueillie au sein de l’École des Arts Décoratifs est organisée par Chiara Vecchiarelli, chargée de programmation pour le cycle “Créateurs face à l’urgence climatique”, en co-construction avec Francesca Cozzolino, enseignante en sciences humaines et sociales et Patrick Laffont-DeLojo, enseignant en scénographie à l'École des Arts Décoratifs de Paris. En partenariat avec l'École des Arts Décoratifs de Paris
  14. Écoféminisme : le quotidien a-t-il “le pouvoir de la métamorphose et de l’invention” ? L’écoféminisme interroge les liens entre destruction de l’environnement et oppression des femmes, reposant tous deux sur un système de violence et de domination : ce champ d’études et d’actions peut-il ainsi constituer une source d’inspiration et une voie émancipatrice pour la création contemporaine, autant que fournir des outils supplémentaires pour agir face au dérèglement climatique ? Comment les artistes et créateur.rices peuvent-iels à travers ce prisme transformer leurs pratiques et investir le champ politique du « moindre geste » et « de l’entre-subsistance », en s’inspirant des luttes collectives existantes (telles celles des Zones À Défendre), en écoutant et en inventant d’autre récits, en se tournant vers d’autres savoirs ? Les invitées Formée en paysagisme et en agroécologie, Suzanne Husky développe une pratique artistique fondée sur l’observation des formes de domination sur le vivant et leurs interconnexions : peut-on « œuvrer avec la terre » plutôt que lutter contre ? Ses œuvres prennent la forme d’un sol régénéré, d’un.e jardin-forêt, de la recherche des savoirs de la terre présents dans les contes ou d’une tapisserie sur les oiseaux et la formation des sols. Husky créé en 2016 avec Stéphanie Sagot Le Nouveau Ministère de l’Agriculture, une institution fictive qui tend à démasquer les absurdités des politiques agricoles françaises et propose des solutions concrètes pour sortir d’un modèle de société extractiviste. Son travail est présenté en 2021 dans le cadre du Festival de Film de la Villa Médicis à Rome, à la Biennale de Timișoara, au Transpalette de Bourges, et à l’IAC Villeurbanne/Rhône-Alpes, ainsi qu’au Frac Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux (2020), au Museum of Modern Art à Varsovie (2020), à la 16e biennale d’Istanbul (2019) et plus récemment à la 16e Biennale d’art contemporain de Lyon (2022). Suzanne Husky est représentée par la galerie Alain Gutharc, Paris. Geneviève Pruvost est sociologue du travail et du genre au Centre d’étude des mouvements sociaux (EHESS). Elle est médaille de bronze du CNRS. Ses recherches actuelles portent sur la politisation du moindre geste et les alternatives écologiques. Elle a publié Profession policier, sexe féminin (Maison des Sciences de l’Homme, 2007) et Quotidien politique. Féminisme, écologie, subsistance (La Découverte, 2021). Elle a co-dirigé l’ouvrage Penser la violence des femmes (La Découverte poche, 2017). En partenariat avec l’École des Arts décoratifs de Paris. Co-modération par Stefano Vendramin, Fondation Thalie et Lucile Encrevé, historienne de l’art et du design, professeure à l’École des Arts Décoratifs. 👉 Abonnez-vous à la newsletter pour ne manquer aucun épisode du podcast : https://www.fondationthalie.org/fr/newsletter Instagram & Facebook : @fondationthalie #CreateursUrgenceClimat 🔗 Images et références : https://www.fondationthalie.org/fr/evenements-en-presence/createurs-face-a-lurgence-climatique-suzanne-husky-et-genevieve-pruvost/ 📷 Rencontre Créateurs face à l’urgence climatique avec Suzanne Husky et Geneviève Pruvost, Ecole des Arts Décoratifs Paris, février 2023 © Fondation Thalie 🎙 Production : Fondation Thalie. Responsable de programmation : Stefano Vendramin. Bande sonore : Joseph Schiano di Lombo. Montage/mixage : Fabrizio d’Elia
  15. How can today’s waste and pollution become a solution to feed and sustain humanity? In what ways can organic and artificial intelligence influence post-anthropocentric architecture? And how can we define the new aesthetics of a post-human world? Claudia Pasquero, architect and co-founder of ecoLogicStudio, works on the transformation of our lifestyles and urban landscapes through solutions inspired by non-human elements, such as slime mould, micro-algae, and artificial intelligence. This conversation with Nathalie Blanc, geographer, artist, director of research at the CNRS and director of the Earth Politics Center, will explore their work in favour of an ‘environmental aesthetic’ and new “post-human” architectures that may help us to respond to the climate emergency. In partnership with l’Ecole des Arts Décoratifs - Paris. Co-moderated by Stefano Vendramin, curator and coordinator of the programme ‘Creators facing the Climate Emergency’, and Aurélie Mosse, professor of textile and material design at the École des Arts Décoratifs, and co-director of the Soft Matters research group at Ensadlab. 👉 Subscribe to the podcast and to the newsletter to hear about new episodes: https://www.fondationthalie.org/en/newsletter Instagram & Facebook: @fondationthalie #CreatorsClimateEmergency 🔗 Images, bios & references: https://t.ly/vhfK 📷 Physarum Polycephalum as biological computer © ecoLogicStudio 🎙 Production: Fondation Thalie. Programme coordinator: Stefano Vendramin. Music: Joseph Schiano di Lombo. Editing: Fabrizio d’Elia
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