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En Terre Indigene

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  1. En Juillet 2022, 9 jeunes de l’association Guides Soleil sont partis à Séville Un voyage de découverte mais aussi de rencontres avec d’autres jeunes. Voici leur carnet de voyage sonore “Qual Es Tu” réalisé avec le soutien de l’association En Terre Indigène et Anne Pastor dans le cadre d’une résidence EMI .
  2. Dans le cadre d’ateliers radiophoniques animés par la journaliste Tiziana Marone, les élèves de 3 ème du collège de Kaweni 1 se sont interrogés sur le monde qui les entoure, ils se sont interrogés mutuellement et ont enregistré leur propos afin de réaliser un podcast sur l’histoire qu’ils voulaient raconter. Une manière de se réapprprier le récit de sa vie et son histoire. Ce projet a été réalisé grâce à Nathalie Muchamad et Anne Pastor de l’association En Terre Indigène avec le soutien de la Collège, de la Cité éducative et de la Drac.
  3. Ce projet a été réalisé dans le cadre d’une résidence Alca en 2022. « La France est comme le safran, plus on la piétine et plus elle est florissante » disait le poète Ronsard. Si la ville de Grasse, dans le sud-est de la France, est connue depuis le 17ème siècle pour être la capitale mondiale du parfum; grâce à ses fleurs qui servent aussi à réaliser des gâteaux et à parfumer les sorbets, les crèmes, les gelées et les liqueurs. La commune de Fontanières en Creuse est devenue, depuis 2006 le haut lieu de l'épice la plus ancienne et la plus convoitée de la planète! Le Safran : une fleur, une plante médicinale et un parfum, réputé pour ses vertus depuis 4000 ans !
  4. Ce projet a été réalisé dans le cadre d’une résidence Alca en 2022. A Bourganeuf, depuis quelques décennies, il n’est pas rare d’entendre parler anglais dans la rue principale. Il y a même un dépôt vente et une chambre d’hôte tenu par des anglais. La légende raconte qu’ils seraient attirés par l’art de vivre français. Alors Mythe ou réalité ? C’est la question que nous avons posé à Christine Gee et son mari Stephen a Bourganeuf depuis …
  5. Ce projet a été réalisé dans le cadre d’une résidence Alca en 2022. La Réunion on et la Creuse c’est une histoire qui remonte au 20° siècle . Et en particulier entre 1962 et 1984, où 2150 enfants réunionnais furent envoyés en métropole, à Guéret dans la Creuse, ainsi que dans 83 départements français. Ce programme, mis en place par le député de la Réunion d'alors, Michel Debré, devait contribuer au repeuplement de départements français désertés par l'exode rural. Ces enfants, ont apporté un peu de leur identité et de leur culture. La mère de Mathis est originaire de la Réunion tout comme Jean Pierre Moutoulatchimy. Il est arrivé à Guéret à l’âge de 10 ans. Je pensais visiter la France et repartir sur mon île. Mais en arrivant ici, j’ai su qu’on n’avait pas de billet retour. Je dis toujours que j’ai eu de la chance de venir non seulement en métropole mais en Creuse où les gens étaient accueillants.
  6. Ce projet a été réalisé dans le cadre d’une résidence Alca en 2022. A Bourganeuf, la tour Zizim nous rappelle la première rencontre avec les Ottomans au 15° siècle, La forêt nous rappelle l’arrivée des bucherons turcs dans les années 70 puis de ceux qui fuyaient la dictature militaire dans les années 80. Les écoles nous rappellent l’intégration des enfants de la 3° ou 4° génération . Dans la rue principale, il y a comme un air de Turquie avec le café Bosphore, le Central et le Kebab mais ce sont dans les maisons que l’on mange la meilleure cuisine. Elle est transmise par les femmes comme nous le confie Fatma et Guluzar. L’une est née à Bourganeuf, l’autre est arrivée à l’âge de 6 ans. Toutes deux sont très attachées à cet art culinaire.
  7. Ce projet a été réalisé dans le cadre d’une résidence Alca en 2022. Dans les années 60, Bourganeuf s’enrichit de l’arrivée des portugais qui viennent travailler principalement dans le bâtiment et l’agriculture. Marie Fernande Santana et son frère Antonio; originaires d’un village du Nord du Portugal rejoignent leur père ouvrier agricole à Bourganeuf en 1961. Il avait 6 ans, elle 10. Elle se souvient très bien de son arrivée en Creuse.
  8. Ce projet a été réalisé dans le cadre d’une résidence Alca en 2022. La ville de Bourganeuf, s’enrichit de l’arrivée des espagnols qui fuit la dictature de Franco dès 1936/1939. Après avoir traversé les Pyrénées à pied, ils arrivent en Creuse pour se réfugier. Dans les années 60, l’immigration est économique. Les parents de Claudia Roncero Fuentes sont venus de Salamanque pour fuir la misère. Son père bûcheron s’est installé à Bourganeuf . Claudia avait 4 ans à l’époque. Aujourd’hui elle n’oublie pas ses origines.
  9. Dans le cadre d’ateliers radiophoniques animés par la journaliste Tiziana Marone, les élèves de 6 ème du collège de Kaweni 1 ont travaillé autour du thème« Raconte-moi chez toi » à travers des objets, des dessins ou encore des récits selon leur imagination et leurs envies. Cette forme d’expression doit aboutir à la fabrication d’une valise d’histoire où chaque élément va raconter l’histoire de ce « chez moi » et d’un podcast. Ce projet a été réalisé grâce à Nathalie Muchamad et Anne Pastor de l’association En Terre Indigène avec le soutien de la Collège, de la Cité éducative et de la Drac.
  10. En Guyane, 3000 Amérindiens de la forêt vivent entre deux mondes. En quelques décennies, ils sont devenus des citoyens français et ils ont découvert un nouveau système de valeurs mais ils ont perdu leur mode de vie traditionnel, leur savoir et leur dignité. Aujourd'hui ils sont entre deux . En cause une politique d' assimilation trop rapide et des aspirations souvent contradictoires. Sur place, au cœur de la forêt, les Amérindiens sont souvent en perte de repère. L'orpaillage crée un climat de violence et d’insécurité... L'alcool et la drogue rongent les corps et les esprits d’où des taux suicide huit fois supérieurs à la moyenne nationale. Le mal être est profond et ils rêvent d' une identité propre tout en étant français. C'est le dernier combat des indiens.. Cette identité se décline tous les matins sur les rives du Fleuve Maroni . A Taluwen à 4 heures de Pirogue de Maripasoula, la ville interlope de la République française, ils sont enfin eux-mêmes . Cette création sonore est présentée sur la plateforme Each Morning of the World.
  11. La femme double de l'homme Le Pérou : sur le fil de la dualité andine Les indiens quechua de l’ile de Taquile sont aujourd'hui 2000 à vivre d'agriculture et de pêche sur cette ile de 6 Km de long.perché à 4000 mètres d' altitude sur les eaux d'un bleu ardoise du lac Titicaca . L’île de taquile est réputée pour ses tissages, classés au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2008. Plus que des textiles, les bonnets, les ceintures et le costume traditionnel sont un véritable langage qui traduit l'humeur du jour, le rang politique, la situation familiale ou le statut social de celui qui les porte. Une carte d'identité que la femme tisse et c'est elle encore qui assure l'équilibre de la communauté. Même en politique, une autorité ne peut être désignée sans sa femme. C'est le principe de la dualité andine où l'homme est la lune, la femme le soleil. Sur la place du village, je rencontre l'écrivain photographe Patrick Bard . Il a entendu parler pour la première fois de Taquile en 2002 . Deux mots ont alors retenu son attention : tissage et dualité. Il décide de partir et de mener l’enquête sur place. Cette creation a été presentée à la Fondation Cartier.
  12. Le printemps des Poètes A l'occasion du printemps des poètes, retrouvez le portrait de Khadija ArhoualTililly “Tililly signifie la liberté en langue amazigh” Originaire du village de Mirleft dans le sud Maroc, l’engagement pour l’émancipation des femmes amazighes de Khadija Arouhal est né d’un arrachement. Celui d’un poème collé au tableau, écrit par ses soins en tifinagh (l’alphabet amazigh) alors qu’elle est collégienne. Depuis elle a pris la décision de n’écrire qu’en tifinagh et de défendre son identité.Cette femme pétillante suit la voie ouverte par Fatima Tabaamrant. Dans ces poésies parfois subversives, elle aborde des sujets tabous comme l’amour, l'immigration clandestine, la condition de la femme ou la religion. Elle ne cesse de clamer la liberté de la femme au risque de déplaire aux islamistes.
  13. Journée mondiale de la radio À l'occasion de la journée internationale de la Radio, nous vous proposons de découvrir le projet de radio communautaire Wayra Supai "l'esprit du vent", développée en pleine jungle d'Équateur par la communauté Sarayaku, une aventure exceptionnelle soutenue par l'association En Terre Indigène, (Anne Pastor et Christine Diger) le département de Solidarité internationale de la Ville de Paris et par Secret Planet. Le peuple Sarayaku d'Équateur se consacre aujourd'hui à promouvoir le Sumak Kawsay, le bien-vivre en harmonie, et la forêt vivante. Cette philosophie de vie a valeur d'exemple dans le monde. C'est le fruit de longues années de lutte contre l'extractivisme pendant lesquelles les femmes ont joué un rôle de premier plan pour protéger leur territoire, leur mode de vie et leur culture. Aujourd'hui la radio porte leur voix dans le monde entier.
  14. Un savoir pour ne pas disparaître A l'occasion de la journée du Patrimoine, découvrir ce savoir pour ne pas disparaître. A 1500 kilomètres au nord est de Tahiti, Fatu-Hiva est une île française des îles Marquises. On entre dans ce décor de cathédrale luxuriante d'à peine 10 kilomètres de long par ses mythes fondateurs où chaque île de l'archipel était associée à l’élément d'une grande maison et avait une fonction et une spécialité. A Fatu I'va le toit de palme et le tapa .C'est une étoffe, faite d'écorces battues et ornées de dessin . Elle servait à la fois de matériau lors des rituels et couvraient la nudité des hommes de la naissance à la mort . Si elle fut interdite à l'arrivée des colons pour presque tomber dans l'oubli, les femmes ont à transmis cn secret de génération en génération aux petites filles ce savoir faire. Mais il faudra attendre les années 70 et le réveil identitaire et culturel des îles marquises pour que le tapa retrouve ses lettres de noblesse. Aujourd'hui toute l'île vit au rythme du Tapa. C'est une véritable économie gérée par les femmes. «c'est comme une création cette étoffe que nos mains de femme avons battus » Sarah Vaki est originaire de Fatu I'va. Elle est fière de ce savoir millénaire et se dit encore protégée par ces idoles de pierre, les Tikis et ses ancêtres. Ils veillent, le regard figé, sur la terre de Fatu 'I va . A l'occasion de la journée du Patrimoine, découvrir ce savoir pour ne pas disparaître. A 1500 kilomètres au nord est de Tahiti, Fatu-Hiva est une île française des îles Marquises. On entre dans ce décor de cathédrale luxuriante d'à peine 10 kilomètres de long par ses mythes fondateurs où chaque île de l'archipel était associée à l’élément d'une grande maison et avait une fonction et une spécialité. A Fatu I'va le toit de palme et le tapa .C'est une étoffe, faite d'écorces battues et ornées de dessin . Elle servait à la fois de matériau lors des rituels et couvraient la nudité des hommes de la naissance à la mort . Si elle fut interdite à l'arrivée des colons pour presque tomber dans l'oubli, les femmes ont à transmis cn secret de génération en génération aux petites filles ce savoir faire. Mais il faudra attendre les années 70 et le réveil identitaire et culturel des îles marquises pour que le tapa retrouve ses lettres de noblesse. Aujourd'hui toute l'île vit au rythme du Tapa. C'est une véritable économie gérée par les femmes. «c'est comme une création cette étoffe que nos mains de femme avons battus » Sarah Vaki est originaire de Fatu I'va. Elle est fière de ce savoir millénaire et se dit encore protégée par ces idoles de pierre, les Tikis et ses ancêtres. Ils veillent, le regard figé, sur la terre de Fatu 'I va .
  15. Les expertes du terrain au Tchad Les femmes autochtones, gardiennes des écosystèmes Hindou Oumarou Ibrahim, présidente de l’AFPAT, est la porte-parole des femmes de la communauté peule m’bororo, au Tchad. Des autochtones, gardiennes des écosystèmes. Et leurs connaissances ancestrales de la bande du Sahel en font des expertes du climat. Pourtant, c’est une question de survie pour elles et pour nous. Ces femmes sont des ingénieures de la nature et des gardiennes des écosystèmes. Elles sont les moteurs de la gestion des ressources et de la protection de l’environnement, car leurs vies en dépendent entièrement. Pour avancer sur ces questions, nous organisons des ateliers d’échange de connaissances sur les plantes, les savoirs médicinaux pour les aider à gérer et à maintenir l’écosystème, malgré les impacts du changement climatique et la perte de la biodiversité. Depuis toujours, leur mode de vie nomade ou semi-nomade leur a permis de maintenir cet équilibre. Elles sont expertes car elles sont vraiment connectées à leur environnement. Ce n’est pas comme à l’école avec des statistiques, des tableaux; c’est une connaissance ancestrale à base d’observation de la nature, des animaux, de la faune… Elles n’ont pas besoin de compter le nombre d’arbres, pour dire combien de gaz à effet de serre il faut pour les retenir, parce que un arbre ce n’est pas que les feuilles et les troncs… Ce sont de nombreuses espèces qui rodent autour comme les insectes qui mangent les feuilles ou bien les termites en bas, les oiseaux… C’est un ensemble d’écosystèmes qu’elles connaissent parfaitement. Elles savent aussi que si le désert prend le dessus, cela veut dire qu’il va ensabler tous ces écosystèmes et les points d’eau. C’est la raison pour laquelle il faut maintenir l’équilibre de chaque écosystème avec sa diversité et ses espèces. Si l’une d’entre elles disparaît, c’est toute la chaîne qui est détruite. Ces femmes ont beaucoup à apporter parce que, depuis des millénaires, elles maintiennent ces écosystèmes naturellement. Par exemple, en déplaçant le bétail d’un endroit à un autre, les bouses des vaches vont fertiliser la terre sans engrais chimiques. De même savent-elles à quel moment quitter leur campement nomade pour que l’écosystème soit régénéré naturellement. Vous comprendrez mieux pourquoi nous nous battons pour avoir accès à l’eau, à l’énergie, pour vivre décemment sur une terre que nous avons toujours protégée . Nous avons des solutions à proposer au monde comme le retour aux savoirs ancestraux, mais nous ne sommes pas écoutées comme nous devrions l’être. Nous sommes toujours mises à l’écart de toutes les décisions environnementales au niveau international. Aujourd’hui, ma mission consiste à faire comprendre au monde la réalité du terrain et à faire entendre la voix de ces expertes. J’essaye aussi de faire comprendre au monde que l’on ne peut pas prendre une décision qui arrange seulement l’économie et la politique, elle doit arranger la planète et les individus, en respectant l’équité, la justice et les droits humains. Ces valeurs se sont perdues et je suis là pour dire au monde occidental qu’il y a encore une chance de sauver la Terre. Si on recrée cette solidarité, ces partages, si on respecte l’espèce humaine dans sa globalité (les humains et les non-humains comme les insectes, les arbres, les plantes, les animaux..) alors le monde sera beaucoup plus avancé et la Terre pourra être préservée. Nous avons, en tant que peuples autochtones, un rôle à jouer dans la construction d’un monde plus durable. Je voudrais que les décideurs-euses comprennent que le changement climatique touche l’humanité et qu’une grande partie de cette humanité est composée de femmes.
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