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Centre national du livre

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  1. "Corniche Kennedy" de Maylis de Kerangal, c’est le promontoire qui ouvre l’horizon au présent, aux corps incandescents. Publié aux Éditions Verticales, ce roman a été adapté au cinéma par Dominique Cabrera, aussi, on a demandé à Maylis de Kerangal ce que ça provoquait, de voir ses personnages à l’écran, de nous parler de la différence entre l’écrit et l’image. "Corniche Kennedy", c’est une histoire d’amour, c’est l’instant charnière où tout bascule, où la tentation de la transgression devient un choix. C’est le plongeon dans les émotions. Adolescents, on vit pleinement, on ne s’en rend pas compte, le passé n’encombre pas encore la capacité à vivre, à ressentir. En chef de bande, Eddy promène sa troupe à travers les rochers des calanques, vers le grand saut, le « Just do it », et enfin le "face to face", plongeon ultime. Ces adolescents sont scrutés par un policier, Sylvestre Opéra, qui doit rendre des comptes au Maire de Marseille, éclaboussé par les accès de liberté de ces bandes de jeunes, qui parfois, s’écrasent au sol. Maylis de Kerangal préside la commission roman du Centre national du livre.
  2. Avec Obsolescence des ruines publié aux Éditions Inculte, l’auteur Bruce Bégout se meut en une forme de grand architecte de la conscience lorsque son regard se pose sur les ruines de notre temps et les constructions urbaines de notre époque. Dans son essai, Bruce Bégout dresse une typologie des ruines qui démontre à travers l’urbanisme, la distorsion violente et permanente entre le passé et le présent, qui modifie notre rapport aux souvenirs, à l’histoire, et qui révèle l’ambivalence de nos mondes urbains face au futur. En 2016, Bruce Bégout a reçu la prestigieuse bourse Cioran du Centre national du livre pour son projet d’essai intitulé : « La Grande fatigue. Aphorismes pour la fin des temps ».
  3. Rencontre avec Olivia Ruiz, la femme aux mille tiroirs. Touche à tout, incandescente, elle a été choisie par le Centre national du livre pour être l’une des deux marraines du Festival national du livre jeunesse qui se déroulera du 22 juin au 24 juillet partout en France. Avec son roman « Écoute la pluie tomber » publié aux Éditions JC Lattès, Olivia Ruiz nous propulse dans une fratrie d’origine espagnole qui subit les ravages du franquisme des générations plus tard. L’héroïne du livre, Carmen, se remémore une vie à flanc de falaise qui évite le vide de justesse par amour pour sa nièce.
  4. Christelle Dabos a conquis le monde de la fantasy avec « La Passe-miroir » publié chez Gallimard jeunesse. Profil atypique qui a émergé grâce à "Plume d’argent", une communauté d’auteurs sur le web, Christelle Dabos a inventé des nouveaux mondes perchés sur des arches où chaque habitant doit son pouvoir à un Esprit de famille. On a essayé de découvrir le sien… Christelle Dabos a été choisie par le CNL pour être l’une des marraines de Partir en Livre, le festival national du livre jeunesse, qui se déroulera du 22 juin au 24 juillet partout en France !
  5. Avec « Les abeilles grises » publié aux Editions Liana Levi, Andreï Kourkov raconte le quotidien de deux irréductibles ukrainiens, les deux seuls à être restés dans leur village quand la guerre a éclaté. L’un deux, Sergeïtch, trouve son réconfort auprès de ses abeilles qui l’emmèneront en Crimée à travers un périple donquichottesque où l’humanité demeure le seul garde-fou face à l’œil de Moscou. Andreï Kourkov publie son premier roman en 1996, « Le Pingouin ». Il sera ensuite traduit et publié aux Éditions Liana Levi en 2000. Un récit, où la gravité se mêle à l’absurde avec humour... Depuis, Andreï Kourkov a écrit une quinzaine de romans qui ont rencontré un grand succès auprès du public.
  6. Avec « Les Petits Pouvoirs » publié aux Éditions du Théâtre Ouvert, Charlotte Lagrange propose une pièce de théâtre habitée par des personnages fantomatiques à l’image des Évaporés du Japon. Un couple d’architectes installés dans l’agence Nao, fruit de leur amour et de leur collaboration, tente de gagner le projet de reconstruction d’une île japonaise désertée. Cependant, ils doivent obtenir l’aval du grand architecte Toshinori. Ce duo est bouleversé par l’arrivée soudaine d’une jeune stagiaire. Jeux de dupes et harcèlement au programme. Charlotte Lagrange a reçu une aide du CNL en 2020 pour l’écriture de l’ouvrage « Les Petits Pouvoirs ». Le Théâtre Ouvert a déjà publié une série de tapuscrits engagés en mettant en avant de jeunes auteurs qui défendent un propos de société musclé.
  7. Hélène Collon, c’est LA traductrice de Philip K.Dick, qui vient d’achever la nouvelle traduction d’Ubik paru aux Éditions J’ai Lu dans la collection « Nouveaux Millénaires ». Hélène Collon est avant tout une grande lectrice qui porte haut les couleurs de la science-fiction avec l’imagination comme horizon. Embarquement immédiat pour un cours magistral de SF !
  8. Avec son recueil de poèmes intitulé « Cassandre à bout portant » paru aux Éditions Flammarion, Sandra Moussempès nous parle de fantômes, de forêts, de corps dénudés, de maisons à l’abandon, d’une Amérique paumée, avec l’ironie comme garde-fou. La poésie de Sandra Moussempès danse autour des feux intérieurs et frôle l’abîme de la raison. Elle hypnotise, elle jubile. Rencontre avec Sandra Moussempès, la belle énigme, qui fait des mathématiques avec un langage syntaxique unique.
  9. Raser les murs aux côtés de Marc Villard, c'est vertigineux. Avec Raser les murs publié aux Éditions Joëlle Losfeld, Marc Villard frappe fort et vite en neuf nouvelles qui glacent le sang. Le "noir", c'est la littérature de la révolte dixit Villard, c'est savoir observer le monde et saigner ses travers. Rencontre avec une légende de la littérature noire aux yeux malicieux et à l'élégance du poète car Marc Villard a écrit de la poésie avant de passer à la fiction. C'est parti !
  10. On ne présente plus Susie Morgenstern mais on va quand même le faire ! Susie a écrit une centaine de livres et c’est L’Ecole des loisirs qui a la chance de publier la plupart de ses livres jeunesse, pétillants et bienveillants. Susie Morgenstern a été choisie par le CNL pour devenir ambassadrice de la lecture déclarée grande cause nationale en 2022. Entretien avec Susie qui nous parle des bonheurs de la vie, d'un professeur fantaisiste,d'une grand-mère malicieuse, et de ses exils. En mai 2022, Susie Morgenstern publiera « Je suis un génie » aux Éditions de l’Iconoclaste et « Écrire, c’est Respirer » aux Éditions Le Robert.
  11. roman social, qurantaine, changement de vie, naturalisme, confusion des sentiments Avec Connemara publié aux Éditions Actes Sud, Nicolas Mathieu explore l’intime en livrant une fresque sociale flamboyante. Hélène a presque la quarantaine, un travail qui lui assure une position sociale confortable mais une existence vide de sens. Consultante dans une société d’audit, elle peine à renouer avec son individualité, et cherche les sentiments, l’éveil. Après un burn-out, elle décide de s’installer avec son mari et ses enfants près de Nancy là où elle a vécu plus jeune et recontacte une vieille connaissance du lycée. Seulement qui a le plus changé ? Ses fantasmes ou la réalité ? Nicolas Mathieu donne un uppercut aux « vies à-moitié » et nous parle de quête de sens.
  12. poésie, roman poétique, surréalisme, symphonie poétique, printemps des poètes, centre national du livre, poésie moderne Laura Vazquez propose une symphonie littéraire aux accents surréalistes. Avec "La semaine perpétuelle" publié aux Éditions du Sous-sol, l’autrice offre un roman poétique aux couleurs vives et aux sensations fortes. Comment communiquer quand l’esprit devient tyran et que le cœur reste brûlant ? C’est toute la difficulté contre laquelle se cognent les personnages de Laura Vazquez. Heureusement, il y a une grand-mère, Internet, et l’amour malmenant qui nous promène loin dans "La Semaine perpétuelle" qui ne ressemble à aucune autre. Laura Vazquez a reçu la mention spéciale du Prix Wepler en 2021 pour "La Semaine perpétuelle" (Sous-sol). Le Printemps des poètes, soutenu par le Centre national du livre, se déroulera du 12 au 28 mars. L’occasion de rencontrer la poésie, de la ressentir, et de la relire.
  13. satire, people, fresque sociale, humour Avec Monument national publié aux Éditions de Minuit, Julia Deck croque les inepties de notre époque à travers les yeux d’une petite fille espiègle. Son père, Serge Langlois, est un acteur inscrit au patrimoine de son pays, il vit dans un manoir où le luxe drape les consciences de velours. Son épouse, ses domestiques, guettent ses faveurs jusqu’au jour où Sandrine débarque au château et rebat les cartes de l’héritage. Les influences sont nombreuses, on voit Echenoz dans le texte, la satire, la prise de conscience par l’humour. Julia Deck a obtenu une bourse de création du CNL en 2019 pour l’écriture de Monument national. Il s’agit de son 5e roman publié aux Éditions de Minuit. Elle a reçu le prix du Premier roman de l’université d’Artois en 2012 pour Viviane Elisabeth Fauville (Minuit).
  14. Amitié et endurance, une histoire vraie « Ne t’arrête pas de courir » retentit comme une injonction. Mathieu Palain nous raconte une course d’endurance aux côtés du champion olympique Toumany Coulibaly. Né la même année que le sportif, Mathieu vient également de la même cité, Vigneux-sur-Seine, mis à part qu’ils n’ont pas suivi la même trajectoire. Parce que si Toumany s’illustre sur les podiums, il enchaîne aussi les séjours en prison pour vol, une névrose qui le fait replonger à chaque fois. Mais une voix intérieure murmure à Mathieu qu’ils ont quelque chose en commun, qu’il réussira à comprendre la personnalité complexe de Toumany incarcéré au centre pénitentiaire de Réau. Mathieu et Toumany vont se rencontrer au parloir et une histoire d’amitié naîtra dans la vie et sur le papier. « Ne t‘arrête pas de courir » dresse le portrait d’un homme hors normes qui montre que la réalité dépasse la fiction, une histoire vraie récompensée par le prix des étudiants France culture - Telerama
  15. Un livre de fantasmes Dans le cadre de Nuits de la lecture organisées par le CNL et dédiées au thème de l’amour, j’ai choisi d’interviewer Thomas Clerc. Avec Cave, publié aux éditions Gallimard, Thomas Clerc nous fait descendre dans la cave de ses fantasmes, à travers une sorte de film expérimental projeté sur le mur de cette cave… Dans ce livre écrit sur le ton de la blague, surgissent des réflexions sur l’Amour, la mort qui font écho à notre vulnérabilité. Roman inclassable où le pouvoir de la langue française se ressent comme le Monsieur Loyal de cette cérémonie érotique et qui se décline ensuite en cabaret mystique puis en one-man-show. Et alors, il ne fait plus si froid… dans la cave.
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